Assises de l’Enseignement supérieur : un petit bilan du côté des grandes écoles

On aurait pu les appeler tout simplement « Assises de l’université et de la recherche » tant les grandes écoles ont été les grandes absentes des débats des Assises de l’enseignement supérieur et de la Recherche qui se sont tenues cette semaine au Collège de France. Le nom « grande école » n’apparaît même pas dans les 121 propositions du comité de pilotage (dans la proposition 105 on parle d’« écoles d’enseignement supérieur ») !

Si Pierre Tapie, pour la Conférence des Grandes écoles (CGE), Christian Lerminiaux, pour la Cdefi (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs), Hervé Biausser (Centrale Paris) ou encore François Bonvalet (Reims Management School) étaient bien là, la représentation des grandes écoles n’en était pas moins anémique. Il est vrai que la plupart n’avaient tout simplement pas été invitées. Alors Hervé Biausser avait beau rappeler que « la quasi-totalité des masters délivrés par les grandes écoles étaient délivrés avec l’université » ou que « 28% des doctorants venaient des grandes écoles » il paraissait bien isolé au milieu d’une assemblée toute entière centrée sur l’université.… Lire la suite

L’Aeres remet les pendules à l’heure

Évaluer ce n’est pas forcément se faire aimer de tous. Ce constat, Didier Houssin, président de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres), est bien obligé de le faire alors que les Assises nationales de l’enseignement supérieur approchent et que certains voudraient aller jusqu’à couper la tête de son agence. « Les études que nous avons faites prouvent qu’aujourd’hui 48% des universitaires interrogés sont favorables à notre action pour 34% qui y sont opposés. » 34%, une grosse minorité agissante, qui a poussé le conseil de l’Aeres à  réaffirmer, il y a dix jours, l’importance d’une « évaluation impartiale et transparente, organisée selon une méthode homogène », mission qui lui a été confiée en 2006 et que des organisations comme « Sauvons l’université » aimeraient bien lui voir ôter.

Répondre aux critiques

En 2012, s’est conclu un premier cycle complet d’évaluation de l’ensemble des universités, mais aussi de nombreuses écoles de tous types, depuis la création de l’Aeres.… Lire la suite

L’Aeres ne veut pas être la grande sacrifiée des Assises

Alors que les Assises nationales de l’enseignement supérieur approchent à grand pas, l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) a tenu à prendre position sur son avenir au travers d’un document intitulé « L’évaluation, vecteur et signal de la qualité de la recherche et de l’enseignement supérieur » publié le 20 octobre. En substance, elle entend réaffirmer l’importance d’une « évaluation impartiale et transparente, organisée selon une méthode homogène », mission qui lui a été confiée en 2006.

Des critiques acérées

Mais surtout l’Aeres entend sauver sa peau face à un concert de critiques qui lui fait rappeler que des « mesures radicales » ont été parfois réclamées touchant les « missions, l’indépendance, ou même l’existence de l’Aeres ». Souvenons-nous des déclarations de Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, lors de sa prise de fonction : « Le travail des chercheurs mérite le calme, en particulier ceux de la recherche fondamentale.… Lire la suite

L’Aeres évalue les écoles d’architecture : satisfecit général et critiques ciblées

L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) vient d’éditer un rapport sur les écoles nationales supérieures d’architecture, les ENSA. Son bilan est globalement positif puisqu’elle constate qu’elles ont « montré leur capacité à mener une réforme en profondeur qui traduit aujourd’hui dans les évaluations très positives des deux cursus principaux (DEEA et DEA) : une grande homogénéité des études, ainsi qu’une forte maturité des écoles, particulièrement au regard des attentes des cursus conférant le grade de master ». Les principaux points faibles selon l’Aeres ? D’abord l’absence d’accompagnement des étudiants sortant en cours de cursus et, ensuite, des diplômés arrivés sur le marché du travail.

Un rapport qui tombe à pic alors que ces mêmes écoles demandent à former plus de diplômés (lire le post « Faut-il former plus d’architectes ? » sur le blog de l’équipe éducation du Monde) et qu’Isabelle Rey-Lefebvre constate elle que, « le taux de chômage dans la profession d’architecte oscille entre 7,4%, au meilleur de la conjoncture, en 2007, et 14,22% au plus fort de la crise, en 2009, pour s’établir à 10,9% en mai 2010″.… Lire la suite