« Notre passage à la BCE est favorable à la dynamique d’ICN » : Florence Legros

En quittant cette année le concours Ecricome pour intégrer la BCE, ICN Business School a provoqué fin 2016 un vif débat avec ses deux anciens partenaires, Kedge et NEOMA. Sa directrice, Florence Legros, explique ses motivations et sa stratégie.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : ICN Business School a pris la décision de quitter les concours Ecricome à l’automne dernier. Pouvez-vous faire un premier bilan de votre intégration dans la BCE pour les prépas, Passerelle pour les admissions parallèles et Atout+3 pour votre bachelor ?

Florence Legros : C’est encore trop tôt pour les deux premiers et on attend la deuxième session d’Atout+3 pour faire le point sur le troisième. Mais je répète ce que j’ai déjà dit : ce changement est favorable à la dynamique d’ICN BS avec de nouveaux développements, de bons classements dans le « Financial Times » notamment, de nouveaux locaux pour la prochaine rentrée, etc.

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ESCP Europe déploie son bachelor

114 étudiants cette année, 450 par promotion à terme, ESCP Europe place de grandes espérances dans le développement de son bachelor qui a ouvert à Londres mais et verra le jour à Paris, Berlin, Madrid et Turin également à la prochaine rentrée. « Très peu de business schools dans le monde se consacrent uniquement au cycle undergraduate. Pour être reconnu comme un acteur à part entière dans le monde il faut démarrer dès le bachelor », explique la directrice des cycles undergraduate d’ESCP Europe, Hélène Louit. Les étudiants allemands et italiens sont particulièrement intéressés (respectivement 24% et 19% des effectifs de la première promotion quand les Français sont 20%) par ce départ immédiat vers d’autres pays. Dans le cadre d’un cursus « Trois ans, trois pays », le BSc in Management d’ESCP Europe propose en effet à ses étudiants de se rendre successivement sur trois des six campus européens de l’école : Londres, Paris, Berlin, Madrid et Turin (seul le campus Varsovie n’est pas ouvert aux étudiants du bachelor).… Lire la suite

2017 sera « l’année du bachelor »

On n’a parlé que de lui en 2016 et ce sera encore plus le cas en 2017. Lui le bachelor, ce diplôme « miracle » pour les grandes écoles de management en mal de relais de croissance dont s’emparent petit à petit les écoles d’ingénieurs et que voudraient bien voir réguler à leur profit les universités et leurs instituts universitaire de technologie (IUT). Sans parler d’une multitude de bachelors créés dans les écoles de communication ou de création. Diplôme à forte dimension internationale et à finalité professionnelle dès le bac tout en restant relativement généraliste, étape possible à bac+3 (ou bac+4) tout en permettant une poursuite d’études, le bachelor a su synthétiser les attentes des jeunes et de leurs familles.

Pourquoi faire un bachelor ?

C’est d’abord sa dimension internationale que viennent chercher les étudiants en bachelor. Rebaptisé « International BBA » cette année le BBA de KEDGE BS a ainsi tout de suite reçu 50 étudiants séduits par la possibilité de le suivre entièrement en anglais.… Lire la suite

« Nous menons une stratégie de croissance dans le but d’accroitre notre part de marché des meilleurs étudiants mondiaux » : Jacques Biot (Ecole polytechnique)

La Fondation de l’École polytechnique vient de lancer sa nouvelle campagne de dons. L’objectif est de collecter 80 millions d’euros en 5 ans. Président de l’École polytechnique, Jacques Biot revient avec nous sur la stratégie qu’il met aujourd’hui en œuvre à la tête de son école. (Photo : Jérémy Barande, Ecole polytechnique)

Olivier Rollot : Même si c’est plus du double de la première collecte de 2013, votre objectif de dons semble raisonnable sachant que, cette fois-ci, vous mêlez dons des alumni et des entreprises. Mais vous serez encore loin des 112 millions recueillis par exemple par HEC lors de sa dernière collecte ?

Jacques Biot : Ce n’est jamais évident de collecter des dons sur un marché de la philanthropie qui se révèle de plus en plus concurrentiel. Par rapport à HEC Paris, dont nous sommes par ailleurs très proches, si on ramène notre précédente collecte au même périmètre et au nombre d’alumni les dons sont en fait équivalents.… Lire la suite

« Le rapprochement ESCP Europe / Novancia est une reprise d’actifs exceptionnelle qui va conforter la place d’ESCP Europe » : Frank Bournois et Yves Portelli

ESCP Europe et Novancia se rapprochent pour développer le bachelor in management d’ESCP Europe à Paris. Une décision longtemps combattue par l’association des anciens d’ESCP Europe. Les explications de Frank Bournois, directeur général d’ESCP Europe, et Yves Portelli, directeur général adjoint en charge de l’enseignement, de la recherche et de la formation de la CCI Paris Île-de-France.

Frank Bournois : Certainement pas pour une simple et bonne raison : Novancia continue d’exister et de délivrer des diplômes jusqu’en 2019. Il s’agit d’une reprise d’actifs exceptionnelle qui va conforter la place d’ESCP Europe en s’implantant sur le campus de Novancia le 1er janvier 2017.

Yves Portelli : La chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France a fait un choix stratégique pour l’enseignement supérieur. ESCP Europe avait besoin d’un accélérateur de croissance et va l’avoir avec l’implantation à Paris, de son bachelor en trois ans, qui s’appuiera sur celui de Novancia.… Lire la suite

La guerre du bachelor aura-t-elle lieu ?

Tels les Grecs pour Hélène de Troie, les universités vont elles monter à l’assaut de grandes écoles qui leur auraient enlevé le bachelor ? « Nous voulons mettre les choses au clair alors que certains bachelors demandent la reconnaissance de l’Etat et que l’Etat en finance, comme à l’Ecole polytechnique. Si certains veulent que leur diplôme obtienne le grade licence il faut aussi qu’ils aient les prérequis d’une licence. Nous voulons voir clair dans ce dossier et déterminer ceux qui ont ou non le droit de s’appeler bachelor », explique Jean-Loup Salzmann, le président de la Conférence des présidents d’université. Sur son blog le directeur adjoint de Grenoble EM, Jean-François s’interroge : « Est-ce le nouveau champ de bataille entre écoles et universités ? »

Les clés du débat

Sans qu’on puisse exactement chiffrer le phénomène, le nombre de bachelors a spectaculairement progressé en France depuis cinq ans. D’abord apanage des écoles de management, ils commencent à essaimer dans les école d’ingénieurs, jusqu’à l’Ecole polytechnique (sur un modèle payant en 4 ans).… Lire la suite

« Nous sommes une école normande qui possède un campus à Paris » : Jean-Guy Bernard (EM Normandie)

En implantant à la rentrée prochaine son programme grande école à Paris, l’EM Normandie se définit de plus en plus comme une école de management globale présente aussi bien en Normandie (Le Havre et Caen), qu’en Ile-de-France et Angleterre (Oxford). Son directeur, Jean-Guy Bernard, revient sur sa stratégie.

Olivier Rollot : L’EM Normandie est de plus en plus parisienne : en plus du programme grande école en alternance, vous allez y implanter la première année post bac à la prochaine rentrée. Il faut absolument être à Paris aujourd’hui quand on est une école de management ?

Jean-Guy Bernard : Il y a maintenant 4 ans que nous sommes implantés à Paris avec le cycle Master du programme grande école en alternance et de l’Exécutive Education. Nous souhaitons aller plus loin parce que beaucoup d’étudiants qui nous rejoignent sont originaires de région parisienne et souhaitent y poursuivre leur cursus. Entre autres parce qu’avec la hausse des impôts et la baisse du quotient familial, les familles cherchent, et c’est bien normal, à limiter les dépenses annexes, comme le logement par exemple.… Lire la suite

« Le cœur de notre formation c’est le marketing » : Benoît Herbert (Istec)

L’Istec Paris fait partie des quelques quarante écoles de commerce « mastérisées » (lire les indicateurs de la Cefdg) qui peuvent ainsi prétendre faire partie de la « première division » des écoles de commerce françaises. Son directeur, Benoît Herbert, nous explique quel rôle particulier jouent les grandes écoles postbac.
Olivier Rollot : Pourquoi intégrer une école de commerce post bac comme l’Istec ?

Benoît Herbert : D’abord parce que ce sont des études intéressantes qui vous permettent d’entrer dès votre bac dans une démarche axée sur l’entreprise. Ce sont aussi des cursus qui vous permettent de réaliser chaque année un stage et de réaliser plusieurs séjours à l’international. Nos étudiants partent obligatoirement un semestre en Europe pendant leur deuxième année, peuvent passer un semestre à Londres en 3ème année et partent un semestre en 4ème année.

J’ajoute qu’entrer à l’Istec c’est entrer dans une famille avec seulement 1000 étudiants dont 800 dans le programme grande école.… Lire la suite

De quoi la crise de Paris-Saclay est-elle le signe ?

« Nous pouvons très bien travailler ensemble », explique Francis Jouanjean, délégué général de la Conférence des grandes écoles, en parlant des universités et des grandes écoles (relire son entretien). C’est d’ailleurs tout l’esprit des différentes lois prises tout à tour par la gauche et la droite et qui ont donné lieu à la naissance des PRES puis des actuelles Comue. Mais que de chemin encore à parcourir pour fédérer l’enseignement supérieur français dans une perspective internationale quand universités, grandes écoles et organismes de recherche se déchirent dans la plus emblématique d’entre elles, Paris-Saclay !

Colères sur un plateau

En menaçant de retirer ses équipes de laboratoires mixtes qu’il cogère avec l’Ecole polytechnique, le président du CNRS, Alain Fuchs (relire sur EducPros), a relancé un conflit – juste remisé le temps que leur Idex soit évalué – qui n’a rien de larvé entre les acteurs de Paris-Saclay. Bien sur le président du CNRS n’en est pas à son premier coup de semonce envers les établissements, universités essentiellement jusqu’ici, avec lesquels il est partenaire mais celui-ci est particulièrement symptomatique.… Lire la suite

Le bachelor en plein développement : une étude signée HEADway fait le point

Pratiquement toutes les écoles de management proposent aujourd’hui des bachelors en trois ans – ou des BBA – en quatre ans et c’est maintenant le cas dans quelques école d’ingénieurs comme Arts et Métiers ParisTech. « Certains étudiants commencent à hésiter entre la classe prépa et les bachelors. Avant la question était plutôt DUT ou prépa, maintenant c’est bachelor ou prépa », explique Jean-François Fiorina, directeur adjoint de Grenoble EM et président du concours Passerelle, sur son blog.

Une étude signée HEADway

Un réel engouement qui a poussé le cabinet spécialisé dans l’enseignement supérieur HEADway a décidé de publier une étude sur le bachelor. Quels bacs ?, Quelle origine sociale ?, Quelles motivations ?, etc. HEADway est allé à la rencontre d’étudiants en bachelor, de lycéens et de parents pour comprendre ce qui fait aujourd’hui la force d’un diplôme en plein expansion mais dont les contours ne sont pas encore clairement définis pour tous.… Lire la suite