Peut-on sauver le soldat « Saclay » ?

C’était l’idée de Thierry Mandon pour « sauver » l’Idex de Paris-Saclay. Un « noyau dur » d’établissements et d’organismes de recherche de Paris-Saclay a présenté mardi 18 avril ses conclusions au Premier ministre sur une réforme de Paris-Saclay. Ecartant de facto l’Ecole polytechnique et les écoles de l’Institut Mines Télécom au profit d’un projet réduit aux acteurs les plus engagés dans l’intégration au sein de Paris-Saclay que sont l’université Paris-Sud et l’ENS Paris-Saclay (parmi les autres membres du « noyau dur », CentraleSupélec semble encore partagée quand les deux autres membres académiques, Agro ParisTech et Ensae ParisTech, paraissent plus réticents), ce nouveau périmètre est-il à même de convaincre un jury des Idex qui avait accordé son imprimatur à un tout autre projet ? D’autant que l’alternance politique à venir va fondamentalement changer les rapports de force.

Pourquoi aller si loin ?

Beaucoup se demandent aussi au sein de Paris-Saclay pourquoi il faudrait aller plus loin dans l’intégration que ne le font les membres de PSL, eux aussi soumis en octobre 2017 au verdict du Commissariat général à l’investissement.… Lire la suite

« L’EFMD est un catalyseur qui pousse les business schools à améliorer leur qualité » : Eric Cornuel

L’EFMD célèbre cette année les 20 ans de son accréditation internationale des business schools, EQUIS. Son directeur général, Eric Cornuel, revient sur ce qui a fait son succès et, plus largement, sur les missions de l’EFMD.

Olivier Rollot : Comment définiriez-vous l’action de l’EFMD ?

Eric Cornuel : Nous sommes avant tout un catalyseur qui pousse constamment les business schools à améliorer leur qualité et à prendre en compte les besoins des entreprises. Mais nous sommes également un forum pour la profession au travers de séminaires et de recherches. Le tout bien sûr en s’appuyant sur nos accréditations, EQUIS pour les business schools dans leur ensemble, EPAS pour des programmes plus précis, le BSIS pour calculer l’impact d’une business school sur son territoire, EDAF pour aider les business schools des pays émergents à se développer et enfin EOCCS pour certifier des cours en ligne qui nous semblent devoir occuper une place de plus en plus importante.… Lire la suite

« Notre passage à la BCE est favorable à la dynamique d’ICN » : Florence Legros

En quittant cette année le concours Ecricome pour intégrer la BCE, ICN Business School a provoqué fin 2016 un vif débat avec ses deux anciens partenaires, Kedge et NEOMA. Sa directrice, Florence Legros, explique ses motivations et sa stratégie.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : ICN Business School a pris la décision de quitter les concours Ecricome à l’automne dernier. Pouvez-vous faire un premier bilan de votre intégration dans la BCE pour les prépas, Passerelle pour les admissions parallèles et Atout+3 pour votre bachelor ?

Florence Legros : C’est encore trop tôt pour les deux premiers et on attend la deuxième session d’Atout+3 pour faire le point sur le troisième. Mais je répète ce que j’ai déjà dit : ce changement est favorable à la dynamique d’ICN BS avec de nouveaux développements, de bons classements dans le « Financial Times » notamment, de nouveaux locaux pour la prochaine rentrée, etc.

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Quelle influence médiatique ont les plus grandes écoles de management ?

En compagnie du site NewsTank Higher Ed l’agence de Media Intelligence Meltwater a réalisé une passionnante étude sur la façon dont sont représentées les dix premières écoles françaises du « Classement 2016 des Masters in Management » du Financial Times dans les médias online et les réseaux sociaux, en France et à l’étranger. L’analyse a porté sur quatre grands points :

  • • Quels messages cherchent à faire passer les universités et écoles françaises ?
  • • Que dit-on à leur sujet en France et dans le monde ?
  • • Comment contrôlent-elles leur e-réputation ?
  • • Comment animent-elles leurs comptes sociaux ?

Les dix écoles ont généré au total plus de 30 000 articles au cours de l’année dans la presse en ligne internationale. Avec plus de 26% des citations dans la presse international, l’Essec s’impose par exemple devant HEC (un peu moins de 22%) et se place loin devant l’Edhec (un peu moins de 12%).… Lire la suite

La Cour des Comptes analyse l’échec de France Business School

Sous le titre « France business school : une fusion ratée », la Cour des Comptes consacre un chapitre de son rapport annuel à l’échec de France business school. Une histoire bien connue mais magnifiquement racontée dont voici quelques extraits saillants.

Une gouvernance opaque

Analysant d’abord sa gouvernance (voir le schéma), les auditeurs de la Cour expliquent que « les chambres de commerce et d’industrie et les collectivités territoriales membres de l’ESCEM étaient donc relativement sous-représentées dans les organes de FBS, ce qui a pu les dissuader de s’impliquer dans la gouvernance et le contrôle de l’association ». Ce montage n’aurait pas non plus « permis de distinguer clairement les responsabilités financières des délégants et du délégataire, notamment en cas d’insuffisance de ressources pour couvrir les charges d’exploitation ».

Quant à l’effondrement des recrutements (baisse de 90 % par rapport à l’année scolaire 2011-2012), il s’explique « en partie par une stratégie de recrutement préparée précipitamment qui n’a pas convaincu les étudiants ».… Lire la suite

Bientôt un « IMT Grand Est » ? : François Rousseau, directeur des Mines Nancy, présente sa stratégie

Membre à la fois de l’université de Lorraine, de l’Alliance Artem et de l’Institut Mines Télécom, Mines Nancy est à ce titre une école d’ingénieurs atypique, à la croisée d’influences et de compétences très diverses. Quelques mois après avoir pris la direction de l’école, François Rousseau nous confie la stratégie qu’il va maintenant y mettre en œuvre.

  • Mines Nancy forme à la fois des « ingénieurs civils » (recrutés après prépa, ils sont 500) et des « ingénieurs de spécialité » (après un BTS/DUT, ils sont 180) tout en dispensant le Master Design Global, trois mastères spécialisés et deux MSc. Les frais de scolarité des élèves ingénieurs sont de 615€ par an.

Olivier Rollot : Mines Nancy est à l’interface de trois réseaux, l’université de Lorraine, l’Alliance Artem et l’Institut Mines Télécom. Ce n’est pas trop difficile à gérer ?

François Rousseau : C’est un atout formidable de bénéficier de la force des laboratoires de l’université de Lorraine (60 000 étudiants, 1500 ingénieurs diplômés par an), qui émerge dans le Classement de Shanghai.… Lire la suite

Toulouse BS s’installe à Paris et fait le point sur sa stratégie

Le directeur général de Toulouse BS, François Bonvalet, a profité de la présentation de ses nouveaux locaux parisiens pour faire le point sur une « stratégie 2020 » dont il estime la réalisation « bien engagée ». Alors qu’il ne veut plus significativement augmenter le nombre d’élèves dans son programme grande école – « Nous pourrions en avoir 100 de plus si nous le voulions mais nous préférons au contraire stabiliser leur nombre (410 places en 2015 et 425 en 2016) et augmenter la barre d’admissibilité (10,55 en 2015 et 10,7 en 2016) » -, la croissance de son chiffre d’affaires devrait plutôt se faire par l’augmentation des revenus tirés des chaires ou de la formation continue. Le nombre d’étudiants ne devrait ainsi passer qu’à 5500 en en 2020 (4770 aujourd’hui sur le seul campus toulousain) quand le chiffre d’affaires grimperait lui de 47M€ (sur le seul campus toulousain, 51M€ en agrégeant les campus de Barcelone et Casablanca) à 60 M€ tous campus confondus (y compris le nouveau londonien) en 2020.… Lire la suite

« Brest Business School va rester une grande école à la française avec un fort ancrage territorial » : Dai Shen et Luc Pontet


Après avoir pris le contrôle du n°2 de la formation continue française, Demos, en janvier 2016 le groupe chinois Weidong Cloud Education Group a pris celui de Brest Business School (BBS) à la rentrée 2016. Le vice-président de WDC et le directeur général du groupe Demos, Dai Shen, et le directeur de BBS, Luc Pontet, nous expliquent la stratégie qu’ils entendent maintenant mettre en œuvre.

  • Brest Business School dispense un programme grande école post prépa ainsi que deux bachelors, un MSc in international business, des mastères spécialisés et de la formation continue. Elle compte aujourd’hui 470 étudiants.

Olivier Rollot : Comment vous êtes-vous intéressé au dossier d’une Brest business school qu’on savait en grande difficulté financière ?

Dai Shen : Le groupe Weidong est basé à Qingdao, ville jumelée avec Brest et située dans la province du Shandong, dans le Nord de la Chine, qui est elle-même jumelée avec la région Bretagne.… Lire la suite

« L’ADN de l’EBS est profondément international et j’ai voulu encore renforcer cette dimension » : Delphine Manceau

Pionnière des écoles de commerce internationales, l’European Business School (EBS) Paris fêtera ses 50 ans en 2017. Sa directrice générale, Delphine Manceau, nous détaille son nouveau plan stratégique.

Olivier Rollot : C’est sans doute la grande nouveauté du programme Grande Ecole de l’EBS. Vos étudiants vont pouvoir passer leur deuxième année sur l’un des campus du groupe Inseec, à laquelle l’EBS est adossée depuis cet été.

Delphine Manceau : L’ADN de l’EBS est profondément international et j’ai voulu encore renforcer cette dimension. Notre nouvelle gouvernance le permet avec ses campus internationaux. Nos étudiants pourront donc suivre leur cursus à Londres, Genève (dont l’orientation digitale est très forte) et San Francisco pour se positionner sur l’entrepreneuriat, le digital et l’innovation. Mais ils continueront également à profiter de tous les accords d’échanges que nous avons avec des universités partout dans le monde : les séjours d’études sur les campus s’ajoutent aux accords d’échanges, ils ne les remplacent pas.… Lire la suite

« Cette double accréditation nous donne un nouvel avantage concurrentiel de poids en France et à l’international » : Jean-Guy Bernard (EM Normandie)

L’EM Normandie vient d’obtenir l’accréditation Equis qui complète l’AACSB déjà obtenue en 2014. Son directeur général, Jean-Guy Bernard, précise sa stratégie.

Olivier Rollot : Qu’est ce que cette double accréditation représente pour vous ?

Jean-Guy Bernard : Après l’obtention d’EPAS pour le Programme Grande Ecole en formation initiale en 2011 et de l’AACSB en 2014, l’accréditation EQUIS est une consécration qui fait entrer l’EM Normandie dans le cercle très restreint des meilleures business schools mondiales. Décrocher EQUIS constitue en quelque sorte le point d’orgue de notre plan stratégique quinquennal qui s’achève fin 2016. Elle récompense la réussite de notre stratégie et de notre modèle académique et le succès de notre démarche qualité entreprise durant ces dernières années. C’est le fruit de l’important travail de toute une équipe qui est gratifié et nous sommes tous très fiers du chemin parcouru et de cette belle évolution de l’école. J’ajoute que le fait de nous engager dans le système des accréditations nous a permis de faire considérablement évoluer la structure d’un point de vue qualitatif.… Lire la suite