Comment mieux assurer le continuum prépas-grande écoles ?

Les prépas et les grandes écoles sont-elles bien une vraie filière en cinq ans ? Ce n’est pas toujours évident pour tout le monde. L’APHEC (Association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales) et un groupe d’écoles de management ont planché ensemble pour que la question ne se pose plus. Leurs premières conclusions viennent d’être révélées.

Un groupe pilote. Réunies au sein du Chapitre des écoles de management de la Conférence des grandes écoles, une dizaine d’écoles (Skema, ESCP Europe, Kedge, etc.) ont travaillé de longs mois avec l’Aphec pour présenter en juin leurs recommandations sur « l’amélioration du continuum CPGE / grandes écoles de management. « L’entrée dans le programme grande école est difficile pour beaucoup de nos élèves qui subissent une sorte de « dépressurisation » tout en devant s’adapter à une nouvelle pédagogie », analyse Alain Joyeux, le président de l’Aphec. « Nous voulons transformer cette rupture apparente pour que chacun puisse anticiper ce qu’il lui sera demandé dans une filière en cinq ans qui se porte bien quoi qu’on dise parfois des prépas », souligne le directeur des programmes de Skema BS, Patrice Houdayer, qui a présenté les préconisations du groupe de travail.… Lire la suite

Sigem 2017 : neuf écoles peinent à recruter

C’est LE verdict qu’attendent chaque année avec le plus d’intérêt les écoles de management recrutant sur prépa : ont-elles fait le plein des places ouvertes et quelles sont les écoles qu’elles ont dépassé ou, au contraire, que les candidats leur ont préféré. Le tout dans le cadre d’une procédure Sigem qui a reçu cette année 10 799 candidats dont 9725 étaient admissibles et au final 7540 ont été affectés dans une école soit 96,1% des places. « Le processus a encore une fois été très efficace pour les écoles mais aussi pour les candidats qui ont obtenu pour 81,6% d’entre eux leur premier vœu – et 14,4% leur deuxième soit 96% en tout – alors que les écoles ont été plus sélectives : nous avions 100 candidats de plus cette année il y a eu moins d’admissibles et moins de classés », analyse Jean-Christophe Hauguel, président du Sigem directeur général adjoint de l’EM Normandie.… Lire la suite

« J’ai toujours eu une forte sensibilité à l’hybridation des compétences » : Sébastien Tran (EMLV)


Directeur adjoint de l’ISC depuis 2014, Sébastien Tran a pris la direction de l’Ecole de management Léonard de Vinci (EMLV) en avril dernier. En partenariat avec l’école d’ingénieur et l’école du multimédia du site, il entend encore y renforcer l’hybridation des compétences qui caractérise ses élèves.

Olivier Rollot : Vous venez d’accéder à la direction de l’EMLV. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce poste ?
Sébastien Tran : D’abord un projet pédagogique original dans quatre dimensions : l’innovation, le digital, les soft skills et l’hybridation des compétences. J’ai toujours eu une forte sensibilité à l’hybridation des compétences que peu d’écoles ont réussi à mettre en place à une échelle comme l’EMLV.

O. R : Le digital c’est la marque de fabrique de l’EMLV ?
S. T :
C’est une dimension centrale sur un campus que nous partageons avec une école d’ingénieur, l’ESILV, et une école d’Internet et du Multimédia, l’IIM.… Lire la suite

«  Je veux faire émerger des systèmes d’éducation au management de haut niveau » : Olivier Aptel

Olivier Rollot : Vous allez bientôt quitter la direction de Rennes School of Business pour rejoindre l’Université Internationale de Rabat (UIR). Pourquoi ce changement alors que tout se passait très bien à Rennes ?

Olivier Aptel : Je m’étais fixé 10 ans de direction. J’étais à onze ans et il était temps de passer à autre chose. Et j’ai choisi de le faire sur de nouveaux horizons car cela ne m’emballait pas de poursuivre ma vie par un poste comparable en France.

O. R : Rennes School of Business vient de vivre onze années de croissance remarquables. Quel bilan en tirez-vous ?

O. A : Il y a onze ans Rennes SB était encore une école très jeune, au stade de l’adolescence puisque créée en 1990. Nous avons travaillé pour en faire une école qui possède des caractéristiques très fortes à commencer par sa dimension internationale : aujourd’hui 91% de nos professeurs permanents et 53% de nos étudiants (2300 sur 4300) sont internationaux.… Lire la suite

Comment Skema BS s’est implantée au Brésil

Comment Skema s’est installée au Brésil

 Implantée au Brésil depuis 2015, Skema BS va y accueillir 600 étudiants en 2017-2018. Un succès qui n’aurait pas été possible sans un partenariat local avec la Fondation Dom Cabral.

« Je suis obsédée par l’excellence ! » La directrice du groupe Skema, Alice Guilhon, devait trouver un partenaire de tout premier ordre pour s’implanter au Brésil après la Chine et les Etats-Unis :« Emerson de Almeidia, le cofondateur de la Fundaceo Dom Cabral (FDC) {classée au 28ème rang mondial en executive education par le Financial Times en 2016}, m’avait proposé de travailler avec nous dès 2009 alors que nous réfléchissions seulement à nous implanter en Amérique du Sud » Six ans plus tard, Skema s’implantait à Belo Horizonte, troisième ville du Brésil, considérée comme la Silicon Valley brésilienne, qui a des liens historiques avec les Hauts-de-France – le siège de Skema est à Lille – pour avoir travaillé comme elle sur la reconversion d’une région autrefois minière.… Lire la suite

« Nous bénéficions à Clermont d’un environnement académique et économique particulièrement favorable » : Françoise Roudier (ESC Clermont)

L’ESC Clermont est de retour ! Après la déconfiture France business school rien n’était simple et l’école a su retrouver sa place dans les concours comme à la Conférence des grandes écoles. Sa directrice, Françoise Roudier, nous explique comment elle remonte peu à peu la pente.

Olivier Rollot : Le nombre de candidats issus de prépas qui se sont inscrits à votre concours a beaucoup augmenté cette année. Ça y est, l’ESC Clermont est de retour après les terribles années France business school ?

Françoise Roudier : Depuis 2014 nous avons entrepris de restaurer nos actifs en obtenant successivement le visa et le grade de master tout en faisant notre retour au sein de la BCE, des concours Passerelle et Atout+3 et de la Conférence des grandes écoles. En 2016 nous avons également renouvelé notre accréditation AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business) pour la durée maximale de 5 ans.… Lire la suite

Le « Starter Programme » de l’Ifag : deux ans pour s’orienter


Deux années complètes pour réfléchir à leur orientation en découvrant dix secteurs d’activité, c’est ce que proposera l’Ifag à ses étudiants de bachelor en septembre 2017 dans le cadre de son nouveau « Starter Programme ».

Mieux se préparer à intégrer une entreprise. « 80% de nos étudiants sont apprentis après leur bac+2 et 90% en bac+4/5 et, chaque fois que leurs tuteurs faisaient des commentaires sur eux, c’était concernant leur comportement. De plus nous nous sommes rendus compte qu’ils ne connaissaient pas les secteurs d’activité », commente Dominique Lemaire, le directeur du groupe Ifag. Pour mieux les y préparer, ses étudiants pourront découvrir à la prochaine rentrée aussi bien les nouvelles technologies que l’agroalimentaire ou la finance, en tout dix secteurs d’activité très larges plus un spécifique à chaque campus de l’école (Paris, Lyon, Lille, La Réunion, Agen, etc.). Ce nouveau dispositif pédagogique s’accompagne de séminaires mensuels dits OSE (Orientation Savoir-Etre) consacrés aux compétences nécessaires pour s’intégrer dans les entreprises (valeurs, capacité d’écoute, art oratoire, gestion des conflits, esprit critique, etc.) et sera complété par une partie sur le « savoir » (culture générale, fondamentaux du manager, langues, etc.) et une autre sur le « savoir-faire » (Business game, gestion de projet, apprendre à apprendre, etc.).… Lire la suite

Peut-on sauver le soldat « Saclay » ?

C’était l’idée de Thierry Mandon pour « sauver » l’Idex de Paris-Saclay. Un « noyau dur » d’établissements et d’organismes de recherche de Paris-Saclay a présenté mardi 18 avril ses conclusions au Premier ministre sur une réforme de Paris-Saclay. Ecartant de facto l’Ecole polytechnique et les écoles de l’Institut Mines Télécom au profit d’un projet réduit aux acteurs les plus engagés dans l’intégration au sein de Paris-Saclay que sont l’université Paris-Sud et l’ENS Paris-Saclay (parmi les autres membres du « noyau dur », CentraleSupélec semble encore partagée quand les deux autres membres académiques, Agro ParisTech et Ensae ParisTech, paraissent plus réticents), ce nouveau périmètre est-il à même de convaincre un jury des Idex qui avait accordé son imprimatur à un tout autre projet ? D’autant que l’alternance politique à venir va fondamentalement changer les rapports de force.

Pourquoi aller si loin ?

Beaucoup se demandent aussi au sein de Paris-Saclay pourquoi il faudrait aller plus loin dans l’intégration que ne le font les membres de PSL, eux aussi soumis en octobre 2017 au verdict du Commissariat général à l’investissement.… Lire la suite

« L’EFMD est un catalyseur qui pousse les business schools à améliorer leur qualité » : Eric Cornuel

L’EFMD célèbre cette année les 20 ans de son accréditation internationale des business schools, EQUIS. Son directeur général, Eric Cornuel, revient sur ce qui a fait son succès et, plus largement, sur les missions de l’EFMD.

Olivier Rollot : Comment définiriez-vous l’action de l’EFMD ?

Eric Cornuel : Nous sommes avant tout un catalyseur qui pousse constamment les business schools à améliorer leur qualité et à prendre en compte les besoins des entreprises. Mais nous sommes également un forum pour la profession au travers de séminaires et de recherches. Le tout bien sûr en s’appuyant sur nos accréditations, EQUIS pour les business schools dans leur ensemble, EPAS pour des programmes plus précis, le BSIS pour calculer l’impact d’une business school sur son territoire, EDAF pour aider les business schools des pays émergents à se développer et enfin EOCCS pour certifier des cours en ligne qui nous semblent devoir occuper une place de plus en plus importante.… Lire la suite

« Notre passage à la BCE est favorable à la dynamique d’ICN » : Florence Legros

En quittant cette année le concours Ecricome pour intégrer la BCE, ICN Business School a provoqué fin 2016 un vif débat avec ses deux anciens partenaires, Kedge et NEOMA. Sa directrice, Florence Legros, explique ses motivations et sa stratégie.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : ICN Business School a pris la décision de quitter les concours Ecricome à l’automne dernier. Pouvez-vous faire un premier bilan de votre intégration dans la BCE pour les prépas, Passerelle pour les admissions parallèles et Atout+3 pour votre bachelor ?

Florence Legros : C’est encore trop tôt pour les deux premiers et on attend la deuxième session d’Atout+3 pour faire le point sur le troisième. Mais je répète ce que j’ai déjà dit : ce changement est favorable à la dynamique d’ICN BS avec de nouveaux développements, de bons classements dans le « Financial Times » notamment, de nouveaux locaux pour la prochaine rentrée, etc.

O.Lire la suite