« L’ADN de l’EBS est profondément international et j’ai voulu encore renforcer cette dimension » : Delphine Manceau

Pionnière des écoles de commerce internationales, l’European Business School (EBS) Paris fêtera ses 50 ans en 2017. Sa directrice générale, Delphine Manceau, nous détaille son nouveau plan stratégique.

Olivier Rollot : C’est sans doute la grande nouveauté du programme Grande Ecole de l’EBS. Vos étudiants vont pouvoir passer leur deuxième année sur l’un des campus du groupe Inseec, à laquelle l’EBS est adossée depuis cet été.

Delphine Manceau : L’ADN de l’EBS est profondément international et j’ai voulu encore renforcer cette dimension. Notre nouvelle gouvernance le permet avec ses campus internationaux. Nos étudiants pourront donc suivre leur cursus à Londres, Genève (dont l’orientation digitale est très forte) et San Francisco pour se positionner sur l’entrepreneuriat, le digital et l’innovation. Mais ils continueront également à profiter de tous les accords d’échanges que nous avons avec des universités partout dans le monde : les séjours d’études sur les campus s’ajoutent aux accords d’échanges, ils ne les remplacent pas.… Lire la suite

« Cette double accréditation nous donne un nouvel avantage concurrentiel de poids en France et à l’international » : Jean-Guy Bernard (EM Normandie)

L’EM Normandie vient d’obtenir l’accréditation Equis qui complète l’AACSB déjà obtenue en 2014. Son directeur général, Jean-Guy Bernard, précise sa stratégie.

Olivier Rollot : Qu’est ce que cette double accréditation représente pour vous ?

Jean-Guy Bernard : Après l’obtention d’EPAS pour le Programme Grande Ecole en formation initiale en 2011 et de l’AACSB en 2014, l’accréditation EQUIS est une consécration qui fait entrer l’EM Normandie dans le cercle très restreint des meilleures business schools mondiales. Décrocher EQUIS constitue en quelque sorte le point d’orgue de notre plan stratégique quinquennal qui s’achève fin 2016. Elle récompense la réussite de notre stratégie et de notre modèle académique et le succès de notre démarche qualité entreprise durant ces dernières années. C’est le fruit de l’important travail de toute une équipe qui est gratifié et nous sommes tous très fiers du chemin parcouru et de cette belle évolution de l’école. J’ajoute que le fait de nous engager dans le système des accréditations nous a permis de faire considérablement évoluer la structure d’un point de vue qualitatif.… Lire la suite

« La fusion des deux écoles a été l’occasion d’une réorientation stratégique » : Frank Bostyn (NEOMA BS)

Son école se porte bien quand d’autres souffrent financièrement établissement era bientôt un EESC. Directeur général de NEOMA Business School, Frank Bostyn s’interroge avec nous sur les missions que doit avoir une business school à l’heure de l’uberisation.

Olivier Rollot : Avec la baisse des moyens des chambres de commerce et d’industrie, beaucoup d’écoles de management s’interrogent sur leur modèle. Dans ce contexte, comment se porte NEOMA BS, qui dépend elle-même des CCI de Rouen et de Reims ?

Frank Bostyn : NEOMA Business School se porte bien. Nous ne recevons aucune subvention de nos CCI et nous payons nos loyers. La fusion des deux écoles {Reims MS et Rouen BS} a été l’occasion d’une réorientation stratégique. Notre portfolio de programmes est aujourd’hui bien meilleur après avoir fermé les programmes qui perdaient de l’argent. Par ailleurs, nous avons bien maîtrisé la baisse des revenus tirés de la taxe d’apprentissage dont nous n’étions de toute façon pas trop dépendants.… Lire la suite

« L’avenir des formations bac+3 devrait être l’un des enjeux de la campagne présidentielle » : Jean-François Fiorina (Grenoble EM)


Toujours en discussion sur son alliance avec l’EM Lyon, Grenoble EM n’en avance pas moins sur bien d’autres dossiers avec, par exemple, une implantation dès janvier à Berlin. Mais c’est bien le dossier des recrutements postbac qui est aujourd’hui le plus cruciale selon son directeur adjoint, Jean-François Fiorina.

Olivier Rollot (@ORollot) : En juin vous annonciez que les contours de votre alliance avec l’EMLyon seraient précisés en octobre. Nous y sommes et on ne voit rien venir. Où en êtes-vous ?

Jean-François Fiorina : Pour nous, comme pour Lyon, comme annoncé dans leur conférence de presse, la fusion n’est pas la bonne forme à donner à l’alliance. Nous travaillons sur une alliance type Renault-Nissan et donc sur les synergies sur nos points forts. C’est une alliance offensive pour répondre à la concurrence internationale.

O. R : Vos concurrents sont donc de plus en plus en dehors de France ?Lire la suite

Comment marquer son territoire

La question des marques, des périmètres, de leur gestion est devenue centrale dans un enseignement supérieur de plus en plus concurrentiel. Mais que doit représenter une marque ? Démonstration par l’exemple avec les dernières marques créées dans l’enseignement supérieur français.

Etre visible à l’international

On connaissait les « Kedge » et « Audencia BS » aux intonations neutres et internationales mais l’ESC Dijon Bourgogne franchit aujourd’hui un nouveau cap en devenant la Burgundy School of Business (appellation qu’elle employait déjà depuis 2002 à l’étranger). Pour la première fois une business school française prend un nom clairement anglo-saxon (« Burgundy » pour « Bourgogne » quand on se contentait jusqu’ici d’accoler un « business school » au nom d’une ville française) afin d’être positionnée à l’international tout en s’appuyant sur un territoire qui a la chance d’être identifié partout dans le monde grâce à son vin. « L’appellation en langue anglaise, compréhensible partout, participe au rayonnement international d’une l’École dont le quart des étudiants est étranger, un chiffre en constante augmentation », explique Stéphan Bourcieu, le directeur de l’école (voir la vidéo explicative).… Lire la suite

« Dans le luxe il y a très peu d’enseignants compétents et ils sont tous chez nous ! » : Alain-Dominique Perrin (Sup de Luxe et EDC business school)

C’est au huitième étage de la Fondation Cartier, qu’il préside et a créée, que nous reçoit le fondateur de Sup de Luxe et président d’EDC Paris Business School, Alain Dominique Perrin. Parce qu’avant de racheter l’EDC, dont il est diplômé, avec d’autres anciens en 1995, Alain-Dominique Perrin a présidé Cartier puis été vice-président du deuxième groupe mondial du luxe, Richemont. Une passion du luxe et du beau qu’il entend plus que jamais aujourd’hui transmettre aux jeunes.

Olivier Rollot : Le luxe fait plus que jamais rêver les jeunes, en France comme dans le monde. La formation que vous avez créée en 1990 au sein de Cartier, Sup de Luxe, vient d’ailleurs de diplômer sa première promotion en Suisse. Mais n’y a-t-il pas aujourd’hui un risque de former trop de jeunes au luxe comme vous l’avez d’ailleurs dénoncé dans une tribune ?

Alain Dominique Perrin : A Genève nous dispensons notre MBA in Luxury Business Development, une formation sectorielle pointue qui diplôme cette année ses 15 premiers étudiants.… Lire la suite

« Notre défi aujourd’hui est la reconnaissance par les managers » : Michel Kalika (IAE LYON & Business Science Institute)

La Fnege (Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises) vient de publier une étude sur « L’impact de la recherche en management ». Ont été interrogés des managers issus des 87 institutions représentées à la Fnege et 1300 réponses exploitées. L’un de ses trois auteurs, Michel Kalika, professeur à l’IAE Lyon et conseiller scientifique du Business Science Institute, explique pourquoi cet impact est encore insuffisant dans les entreprises et comment l’accroitre.

Olivier Rollot : Pourquoi avoir mené cette étude ?

Michel Kalika : La « Revue française de gestion » a été créée en 1975. La recherche française en gestion a ainsi un peu plus de 40 ans et est aujourd’hui publiée dans 37 revues académiques. Elle a reçu ses lettres de noblesse quand, il y a encore vingt ans, certains refusaient encore de la reconnaître dans les milieux académiques. La question que nous nous sommes posées c’est de savoir si les managers en étaient conscients ?… Lire la suite

Sigem 2016 : qui fait le plein, ou pas ?

C’est l’indicateur que regardent avec le plus d’attention  les directeurs d’écoles de commerce chaque année : quelle école ont finalement choisi les élèves de prépas dans le cadre de la procédure d’admission Sigem. Le 19 juillet à 15 h les résultats sont tombés : si l’immense majorité des écoles remplit ses objectifs,  huit écoles ne font le « plein ». « Il faut tenir compte de la démographie du secteur qui est absolument plate. Cette année nous avons huit admissibles de plus qu’en 2015 pour 130 places supplémentaires en tout », commente Jean-Christophe Hauguel, président du Sigem et directeur général adjoint de l’EM Normandie. Comme l’année dernière près de 1000 élèves ont préféré ne pas intégrer une école. « Ils cubent, en espérant intégrer une meilleure école que celle dans laquelle ils ont été reçus, ou sortent su système pour partir dans d’autres établissements ou à l’étranger », analyse Jean-Christophe Hauguel.

Les écoles qui peuvent se réjouir

Les écoles du haut du pannier progressent assez largement : +55 reçus pour l’EMLyon, +40 pour Audencia, +25 pour Grenoble EM, +10 pour Rennes School of Business, etc.… Lire la suite

« Le rapprochement ESCP Europe / Novancia est une reprise d’actifs exceptionnelle qui va conforter la place d’ESCP Europe » : Frank Bournois et Yves Portelli

ESCP Europe et Novancia se rapprochent pour développer le bachelor in management d’ESCP Europe à Paris. Une décision longtemps combattue par l’association des anciens d’ESCP Europe. Les explications de Frank Bournois, directeur général d’ESCP Europe, et Yves Portelli, directeur général adjoint en charge de l’enseignement, de la recherche et de la formation de la CCI Paris Île-de-France.

Frank Bournois : Certainement pas pour une simple et bonne raison : Novancia continue d’exister et de délivrer des diplômes jusqu’en 2019. Il s’agit d’une reprise d’actifs exceptionnelle qui va conforter la place d’ESCP Europe en s’implantant sur le campus de Novancia le 1er janvier 2017.

Yves Portelli : La chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France a fait un choix stratégique pour l’enseignement supérieur. ESCP Europe avait besoin d’un accélérateur de croissance et va l’avoir avec l’implantation à Paris, de son bachelor en trois ans, qui s’appuiera sur celui de Novancia.… Lire la suite

Les étudiants rêvent de plus en plus de devenir entrepreneurs

En quelques années les statistiques ont explosé : 4% des diplômés des grandes écoles créent aujourd’hui une entreprise et jusqu’à 9% des managers-hommes (4,8% chez les femmes) révèle la CGE dans sa dernière enquête (tableau ci-dessous).

Un pourcentage qui devrait continuer à progresser dans les années à venir : la dernière étude de l’Edhec NewGent Talent, portant spécifiquement sur les élèves de prépas économiques et commerciales (lire également ci-dessous), montre en effet qu’ils sont aujourd’hui 36% à vouloir créer leur entreprise ou être indépendants quand ils n’étaient encore que 22% en 2014.

 

Des étudiants particulièrement volontaires quel que soit leur profil : 95% des étudiants-entrepreneurs (contre 70% de l’ensemble des étudiants) sont ainsi optimistes en ce qui concerne leur avenir personnel selon l’étude que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a dévoilé il y a quelques semaines.

Des mesures pour aider les étudiants créateurs

Pour sécuriser le parcours des étudiants entrepreneurs en leur permettant de continuer à bénéficier de leurs statut étudiant, le gouvernement a mis en place en 2014 le statut d’étudiant-entrepreneur Mais la procédure reste lourde et compliquée et il n’a bénéficié à ce jour qu’à 1 894 étudiants.… Lire la suite