Bilan 2012 de l’enseignement supérieur: quelle loi après les Assises ?

2012 aura été une année riche en débats et en événements dans le monde de l’enseignement supérieur. Si la préparation des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche a occupé les esprits une bonne partie de l’année, les esprits ont aussi souvent été occupés par les élections universitaires, les fusions des écoles de management, la succession sans fin de Richard Descoings à Sciences Po ou encore les controverses sur les nouvelles pédagogies.

135 propositions

Devenues 135 dans le rapport final de Vincent Berger, président de l’université Paris Diderot et rapporteur du comité de pilotage des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, les 121 propositions issues des Assises de l’enseignement supérieur et de la Recherche vont être au cœur du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche.« Soumis à consultation dès la fin janvier dans la perspective d’une présentation en conseil des ministres au mois de mars 2013 » selon un communiqué de la présidence de la République, cette loi devra répondre aux attentes, fortes, de la communauté universitaire sans réduire pour autant à la portion congrue les pouvoirs des présidents d’université.… Lire la suite

Elections à la CPU : qui sont les présidents d’université ?

2012 est une année présidentielle a bien des égards puisque les universités ont quasiment toutes élus cette année leurs présidents. Avec un fort renouvellement puisque seulement 26 sur 81 restent dans leurs fonctions. Sur fond d’Assises de l’Enseignement supérieur, l’élection du nouveau bureau de la Conférence des présidents d’université (CPU), qui aura lieu le 20 décembre, aura donc une saveur particulière cette année.

Tous les profils sont représentés

En regardant de plus prés les profils des président en poste il est intéressant de constater que tous les profils universitaires ont leur chance. Pour autant, on note une sur-représentation très nette des PU-PH (professeurs des universités – praticiens hospitaliers) qui prennent la tête de sept universités : Angers (avec Jean-Paul Saint André), Bordeaux 2 (Manuel Tunon de Lara), Grenoble 1 (Patrick Lévy), Nantes (Olivier Laboux), Paris Est Créteil (Luc Hittinger), Paris sud (Jacques Bittoun) et l’UPMC (Jean Chambaz) tout en conservant Aix Marseille (Yvon Berland), Lyon 1 (François-Noël Gilly), Paris 13 (Jean-Loup Salzmann) et Rennes 1 (Guy Cathelineau).Lire la suite

Election à la présidence de la CPU : qui sont les candidats ?

Sur fond d’Assises de l’Enseignement supérieur, l’élection du nouveau bureau de la Conférence des présidents d’université (CPU) a une saveur particulière cette année tant le renouvellement des présidents a été profond : près des deux tiers ont changé et beaucoup de ceux qui avaient participé au déploiement de la LRU ont semblé être désavoués par leurs pairs. Le président emblématique qu’est Alain Beretz (Strasbourg) semble ainsi aujourd’hui menacé (lire plus bas).

Deux « tickets » sont aujourd’hui en lice pour l’élection qui aura lieu le 20 décembre. Guy Cathelineau (Rennes 1), Philippe Augé (Montpellier 1) et Jean-François Balaudé (Paris-Ouest Nanterre-La Défense) ont en effet présenté leur candidature le 4 décembre, rejoignant ainsi le trio Jean-Loup Salzmann (Paris XIII), Khaled Bouabdallah (Jean-Monnet Saint-Etienne) et Gérard Blanchard (La Rochelle) parti en campagne deux semaines plus tôt. Tous deux présentent un bon équilibre géographique (deux tiers province, un tiers région parisienne) et entre disciplines (d’un côté Guy Cathelineau est professeur des universités praticien hospitalier, Philippe Augé juriste et Jean-François Balaudé philosophe ; de l’autre Jean-Loup Salzmann est également professeur des universités praticien hospitalier – le profil qui monte chez les présidents -, Khaled Bouabdallah économiste et Gérard Blanchard spécialiste d’écologie marine).Lire la suite

Assises : ce que propose la CPU

La Conférence des présidents d’université (CPU) a édité le 16 novembre une « Contribution de la Conférence des présidents d’université aux Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ». En tout, elle présente 17 grandes propositions en notant de manière liminaire que si « contrairement aux standards internationaux, les universités françaises ne sont pas les seuls acteurs de la recherche et des formations supérieures, elles doivent être les opérateurs centraux d’un service public national d’enseignement supérieur et de recherche renouvelé ». Voici un petit résumé de ce que demande la CPU (la contribution complète est accessible sur son site).

Revaloriser les aides sociales

La CPU propose « d’augmenter les aides sociales aux étudiants pour les étendre à 50 % d’entre eux, en étudiant la transformation de la demi-part fiscale, anti-redistributive, en crédit d’impôt formation supérieure (CIF) »

Sécuriser les masses salariales

« L’exercice effectif de l’autonomie exige la sécurisation des masses salariales transférées aux universités, selon les principes de compensation des charges transférées et du décideur-payeur (…).… Lire la suite

Bonnes vacances… en pensant aux défis de la rentrée

Comme vous nous partons quelques semaines en vacances. Comme vous nous allons décompresser et, comme vous, avoir quelque part en tête les défis qui attendent le monde de l’enseignement supérieur à la rentrée.

1. Que va-t-il sortir des Assises ?

Pilotées par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, les Assises territoriales puis nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche qui vont se dérouler de la mi-octobre à la fin novembre doivent déboucher sur une nouvelle loi cadre début 2013. Elles risquent surtout d’être un terrain d’affrontement privilégié entre les opposants farouches à la LRU (Bertrand Monthubert, Isabelle This Saint-Jean, Anne Fraisse, etc.) et ceux qui y ont participé en tant que présidents d’université à la tête de la CPU et sont maintenant aux commandes du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Lionel Collet, Simone Bonnafous, Daniel Filâtre). Les premiers ont l’avantage d’être proches ou membres du PS, les seconds d’être aux manettes.… Lire la suite

Universités : qui sont les nouveaux présidents ?

2012 est une année présidentielle a bien des égards puisque les universités viennent d’élire 63 nouveau présidents. Avec un fort renouvellement puisque seulement 19 restent dans leurs fonctions. Nous vous proposons dans ce dossier de découvrir les profils de ceux qui ont été élus. Certains après un suspense quasi insoutenable : à Pau il aura fallu huit tours de scrutin pour enfin désigner un président !

Les professeurs des universités – praticiens hospitaliers s’imposent

Tous les profils universitaires ont leur chance même si on note une sur-représentation très nette des PU-PH (professeurs des universités – praticiens hospitaliers) qui prennent la tête de sept universités : Angers (avec Jean-Paul Saint André), Bordeaux 2 (Manuel Tunon de Lara), Grenoble 1 (Patrick Lévy), Nantes (Olivier Laboux), Paris Est Créteil (Luc Hittinger), Paris sud (Jacques Bittoun) et l’UPMC (Jean Chambaz) tout en conservant Aix Marseille (Yvon Berland), Lyon 1 (François-Noël Gilly) et Rennes 1 (Guy Cathelineau).… Lire la suite

Ingénieurs vs. Ingénierie : la guerre des ingénieurs n’est pas finie

Depuis fin 2010 un drame en plusieurs actes se joue avec la polémique qui oppose les tenants d’une formation d’ingénieurs classique à ceux – universitaires – qui entendent lui proposer une alternative. Hier 10 avril la Cdefi (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs) lançait une proposition qui pourrait permettre d’enterrer la hache de guerre. Retour sur une pièce en plusieurs actes.

Acte 1 : L’Aeres attaque. En proposant mi-décembre 2010 de créer des « masters en ingénierie » déconnectés des formations habilitées par la CTI (Commission des titres d’ingénieur), l’Aeres avait provoqué une belle polémique. Face à elle CTI et CDEFI avaient fait front commun pour rejeter l’idée, notamment en estimant que l’Aeres était sortie de son rôle d’« évaluateur ». Et la ministre de l’Enseignement supérieur de l’époque, Valérie Pécresse, les avait d’ailleurs rassurées en disant qu’elle ne voyait pas « l’opportunité de créer un nouveau label qui risquerait de déstabiliser un système qui fonctionne ».… Lire la suite