Bientôt un « IMT Grand Est » ? : François Rousseau, directeur des Mines Nancy, présente sa stratégie

Membre à la fois de l’université de Lorraine, de l’Alliance Artem et de l’Institut Mines Télécom, Mines Nancy est à ce titre une école d’ingénieurs atypique, à la croisée d’influences et de compétences très diverses. Quelques mois après avoir pris la direction de l’école, François Rousseau nous confie la stratégie qu’il va maintenant y mettre en œuvre.

  • Mines Nancy forme à la fois des « ingénieurs civils » (recrutés après prépa, ils sont 500) et des « ingénieurs de spécialité » (après un BTS/DUT, ils sont 180) tout en dispensant le Master Design Global, trois mastères spécialisés et deux MSc. Les frais de scolarité des élèves ingénieurs sont de 615€ par an.

Olivier Rollot : Mines Nancy est à l’interface de trois réseaux, l’université de Lorraine, l’Alliance Artem et l’Institut Mines Télécom. Ce n’est pas trop difficile à gérer ?

François Rousseau : C’est un atout formidable de bénéficier de la force des laboratoires de l’université de Lorraine (60 000 étudiants, 1500 ingénieurs diplômés par an), qui émerge dans le Classement de Shanghai.… Lire la suite

Toulouse BS s’installe à Paris et fait le point sur sa stratégie

Le directeur général de Toulouse BS, François Bonvalet, a profité de la présentation de ses nouveaux locaux parisiens pour faire le point sur une « stratégie 2020 » dont il estime la réalisation « bien engagée ». Alors qu’il ne veut plus significativement augmenter le nombre d’élèves dans son programme grande école – « Nous pourrions en avoir 100 de plus si nous le voulions mais nous préférons au contraire stabiliser leur nombre (410 places en 2015 et 425 en 2016) et augmenter la barre d’admissibilité (10,55 en 2015 et 10,7 en 2016) » -, la croissance de son chiffre d’affaires devrait plutôt se faire par l’augmentation des revenus tirés des chaires ou de la formation continue. Le nombre d’étudiants ne devrait ainsi passer qu’à 5500 en en 2020 (4770 aujourd’hui sur le seul campus toulousain) quand le chiffre d’affaires grimperait lui de 47M€ (sur le seul campus toulousain, 51M€ en agrégeant les campus de Barcelone et Casablanca) à 60 M€ tous campus confondus (y compris le nouveau londonien) en 2020.… Lire la suite

« L’ADN de l’EBS est profondément international et j’ai voulu encore renforcer cette dimension » : Delphine Manceau

Pionnière des écoles de commerce internationales, l’European Business School (EBS) Paris fêtera ses 50 ans en 2017. Sa directrice générale, Delphine Manceau, nous détaille son nouveau plan stratégique.

Olivier Rollot : C’est sans doute la grande nouveauté du programme Grande Ecole de l’EBS. Vos étudiants vont pouvoir passer leur deuxième année sur l’un des campus du groupe Inseec, à laquelle l’EBS est adossée depuis cet été.

Delphine Manceau : L’ADN de l’EBS est profondément international et j’ai voulu encore renforcer cette dimension. Notre nouvelle gouvernance le permet avec ses campus internationaux. Nos étudiants pourront donc suivre leur cursus à Londres, Genève (dont l’orientation digitale est très forte) et San Francisco pour se positionner sur l’entrepreneuriat, le digital et l’innovation. Mais ils continueront également à profiter de tous les accords d’échanges que nous avons avec des universités partout dans le monde : les séjours d’études sur les campus s’ajoutent aux accords d’échanges, ils ne les remplacent pas.… Lire la suite

« La BCE a un vrai pouvoir d’attraction »

Directeur des admissions et concours de la chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France, Philippe Régimbart joue à ce titre un rôle essentiel dans l’organisation du principal concours d’admission des élèves de classes prépas économiques et commerciales, la BCE. Il revient avec nous sur son fonctionnement.

Olivier Rollot : Il y a maintenant trois ans que vous avez pris la direction des admissions et concours (DAC) de la CCI Paris Ile-de-France. A ce titre vous organisez notamment le concours de la Banque commune d’épreuves (BCE) qui réunit 24 grandes écoles de management et trois écoles associées (Saint-Cyr, l’ENS Cachan et l’Ensae). Comment se porte le concours ?

Philippe Régimbart : Bien si j’en crois les nouveaux membres que nous accueillons chaque année : en 2014 l’ISG passe du statut d’école associée à membre, en 2015 c’est au tour de Brest Business School et du Groupe ESC Clermont de faire leur retour dans la BCE et cette année ICN Busines School nous rejoint.… Lire la suite

KEDGE Business School et l’UTC créent une « 3ème voie hybride »

L’UTC et KEDGE Business School créent ensemble une formule d’enseignement post bac inédite en matière de pédagogie axée sur l’hybridation des compétences. Dès la rentrée 2017, le programme « Ingénierie et Management du Numérique » en 5 ans sera proposée pour les bacheliers, et une offre similaire sera déclinée en formation continue sur Paris pour les managers.

Ne plus avoir à choisir

« Les bacheliers n’auront plus à choisir à la sortie du bac entre sciences de l’ingénieur, sciences du management ou sciences humaines. Nous leur offrons une voie qui n’existe pas actuellement », explique Alain Storck, le président de l’UTC. De très nombreuses écoles recherchent l’hybridation des cursus en fin de formation alors que, selon l’UTC et Kedge, il faudrait commencer dès le début du parcours.  « Les entreprises avec lesquelles nous vivons nous parlent de compétences hybridées et de collaborateurs agiles capables d’innover. Elles regrettent parfois les expertises trop verticales, trop spécialisées », souligne de son côté Thomas Froehlicher, directeur général et doyen de KEDGE BS.… Lire la suite

« Cette double accréditation nous donne un nouvel avantage concurrentiel de poids en France et à l’international » : Jean-Guy Bernard (EM Normandie)

L’EM Normandie vient d’obtenir l’accréditation Equis qui complète l’AACSB déjà obtenue en 2014. Son directeur général, Jean-Guy Bernard, précise sa stratégie.

Olivier Rollot : Qu’est ce que cette double accréditation représente pour vous ?

Jean-Guy Bernard : Après l’obtention d’EPAS pour le Programme Grande Ecole en formation initiale en 2011 et de l’AACSB en 2014, l’accréditation EQUIS est une consécration qui fait entrer l’EM Normandie dans le cercle très restreint des meilleures business schools mondiales. Décrocher EQUIS constitue en quelque sorte le point d’orgue de notre plan stratégique quinquennal qui s’achève fin 2016. Elle récompense la réussite de notre stratégie et de notre modèle académique et le succès de notre démarche qualité entreprise durant ces dernières années. C’est le fruit de l’important travail de toute une équipe qui est gratifié et nous sommes tous très fiers du chemin parcouru et de cette belle évolution de l’école. J’ajoute que le fait de nous engager dans le système des accréditations nous a permis de faire considérablement évoluer la structure d’un point de vue qualitatif.… Lire la suite

« La fusion des deux écoles a été l’occasion d’une réorientation stratégique » : Frank Bostyn (NEOMA BS)

Son école se porte bien quand d’autres souffrent financièrement établissement era bientôt un EESC. Directeur général de NEOMA Business School, Frank Bostyn s’interroge avec nous sur les missions que doit avoir une business school à l’heure de l’uberisation.

Olivier Rollot : Avec la baisse des moyens des chambres de commerce et d’industrie, beaucoup d’écoles de management s’interrogent sur leur modèle. Dans ce contexte, comment se porte NEOMA BS, qui dépend elle-même des CCI de Rouen et de Reims ?

Frank Bostyn : NEOMA Business School se porte bien. Nous ne recevons aucune subvention de nos CCI et nous payons nos loyers. La fusion des deux écoles {Reims MS et Rouen BS} a été l’occasion d’une réorientation stratégique. Notre portfolio de programmes est aujourd’hui bien meilleur après avoir fermé les programmes qui perdaient de l’argent. Par ailleurs, nous avons bien maîtrisé la baisse des revenus tirés de la taxe d’apprentissage dont nous n’étions de toute façon pas trop dépendants.… Lire la suite

De l’importance de rendre les étudiants heureux

Apparus dans les entreprises il y a quelques années déjà les Chief Happiness Officers commencent à faire une percée dans l’enseignement supérieur avec par exemple la création d’un poste de Student Happiness Officer à la Rennes School of Business à la rentrée 2016. « Cette fonction prend toute son ampleur dans une institution offrant des parcours nombreux et diversifiés, en France et à l’étranger, qui nécessitent une réactivité permanente aux demandes d’information et d’orientation des étudiants », explique Olivier Aptel, le directeur général de l’école. Parce qu’un étudiant heureux c’est un diplômé heureux qui conseillera d’aller dans son établissement plus tard, adhérera à l’association et contribuera même peut-être à sa fondation…

Analyser la satisfaction

L’enquête que mène chaque année l’Etudiant sur la satisfaction des diplômés est en passe de devenir un indicateur majeur pour les grandes écoles de management. « C’est d’abord l’opinion positive de nos étudiants qui compte. L’enquête de « l’Etudiant » montre qu’ils ont une excellente « learning experience » chez nous », confirme Jean-Philippe Ammeux, le directeur général de l’Iéseg pour lequel « dans cette logique de satisfaction, il faut que les étudiants se sentent bien dans tous les registres et nous avons formé tous les personnels à l’interculturalité pour bien recevoir des étudiants qui viennent du monde entier ».… Lire la suite

Comment marquer son territoire

La question des marques, des périmètres, de leur gestion est devenue centrale dans un enseignement supérieur de plus en plus concurrentiel. Mais que doit représenter une marque ? Démonstration par l’exemple avec les dernières marques créées dans l’enseignement supérieur français.

Etre visible à l’international

On connaissait les « Kedge » et « Audencia BS » aux intonations neutres et internationales mais l’ESC Dijon Bourgogne franchit aujourd’hui un nouveau cap en devenant la Burgundy School of Business (appellation qu’elle employait déjà depuis 2002 à l’étranger). Pour la première fois une business school française prend un nom clairement anglo-saxon (« Burgundy » pour « Bourgogne » quand on se contentait jusqu’ici d’accoler un « business school » au nom d’une ville française) afin d’être positionnée à l’international tout en s’appuyant sur un territoire qui a la chance d’être identifié partout dans le monde grâce à son vin. « L’appellation en langue anglaise, compréhensible partout, participe au rayonnement international d’une l’École dont le quart des étudiants est étranger, un chiffre en constante augmentation », explique Stéphan Bourcieu, le directeur de l’école (voir la vidéo explicative).… Lire la suite

« Nous sommes entrés dans la troisième phase du développement des business schools » : Emeric Peyredieu du Charlat (Audencia BS)

Quelques semaines après son arrivée à la tête d’Audencia business school, Emeric Peyredieu du Charlat fait le point sur son projet pour une école qui fait partie des toutes meilleures, est triple accréditées (AACSB, Equis, Amba) et se diversifie de plus en plus avec des programmes bachelors et une école de communication tout en cultivant son partenariat avec Centrale Nantes et l’Ensa Nantes.

Olivier Rollot : Après vos diplômes de Centrale Lille et l’Essec, la plus grande partie de votre carrière s’est déroulée chez PSA Peugeot Citroën avant, en 2010, que vous vous tourniez vers le monde académique en prenant la direction de l’Association des diplômés du Groupe Essec. Pourquoi avoir choisi aujourd’hui de poursuivre dans cette voie en prenant la direction du groupe Audencia business school ?

Emeric Peyredieu du Charlat : Les business schools sont des entreprises comme les autres sur ce secteur magnifique qu’est l’éducation. J’ai eu la chance d’en appréhender très concrètement le fonctionnement ces dernières années à la direction de l’Association des diplômés de l’Essec qui est associée de près à la gouvernance de l’école.… Lire la suite