L’ESME Sudria s’implante à Bordeaux : retour sur sa stratégie avec Véronique Bonnet, sa directrice

Ecole d’ingénieurs postbac parisienne en 5 ans, l’ESME Sudria s’implante cette année à Bordeaux après Lille et Lyon. L’occasion de revenir sur son cursus avec sa directrice, Véronique Bonnet.

  • L’ESME Sudria recrute ses étudiants essentiellement après le bac par le biais du concours Advance. Chaque année de son cycle ingénieur est facturée 8500€ en moyenne (des frais supplémentaires peuvent être facturés uniquement aux étudiants qui partent aux Etats-Unis ou en Australie dans le cadre de leur cursus).

Olivier Rollot : Qu’est-ce qui pousse aujourd’hui l’ESME Sudria à s’implanter à Bordeaux après Lille et Lyon ?

Véronique Bonnet : D’une part l’offre de formation d’écoles d’ingénieurs est beaucoup moins développée à Bordeaux que dans d’autres grandes villes. D’autre part Bordeaux possède un pôle aéronautique de premier ordre. Par exemple avec Thales dont le siège des activités avioniques s’installe à Bordeaux et crée tout un campus de recherche. Enfin nous sommes soutenus par les institutions locales et la demande des familles.… Lire la suite

« L’apport des intervenants extérieurs est déterminant »: Frank Debouck (Centrale Lyon)

« La première année est parfois un peu difficile pour nos étudiants » : Frank Debouck (Centrale Lyon)

Reconduit en novembre dernier pour cinq ans à la direction de Centrale Lyon, Frank Debouck est enthousiasmé par la qualité de ses étudiants et de ses enseignants. Il nous explique comment il voit l’évolution de leur cursus.a

Olivier Rollot : Comment jugez-vous après votre premier mandat de cinq ans la gouvernance d’une école d’ingénieurs, vous qui avez auparavant longtemps travaillé dans l’entreprise, et notamment chez Air France où vous avez même été responsable de l’exploitation du Concorde ?

Frank Debouck : La concertation avec les personnels est un outil extraordinaire que je ne connaissais pas avant mon arrivée à Centrale Lyon. C’est peut-être un processus un peu long pour prendre des décisions mais cela avance vite une fois qu’elles sont acceptées. Les pouvoirs et contre-pouvoirs fonctionnent très bien dans un modèle qui pourrait inspirer bien des entreprises qui vont trop souvent dans le mur.… Lire la suite

« Nous voulons que l’Isep soit l’école du numérique la plus innovante » : Dieudonné Abboud

Des promotions qui passent progressivement de 200 à 300 étudiants, de nouveaux locaux à Issy-Les-Moulineaux tout en gardant son implantation parisienne, une dimension internationale affirmée, l’Isep est devenue incontournable dans le paysage des écoles d’ingénieurs. Rencontre avec celui qui sera son directeur général en avril, aujourd’hui directeur de l’enseignement, Dieudonné Abboud.

  • Ecole d’ingénieurs parisienne postbac et post prépas spécialisée dans le numérique, l’Isep propose essentiellement un cycle ingénieur (accessible après le bac par le concours Puissance 11 et sur dossier pour le cycle intégré international de même que par le concours e3a après prépa) mais aussi trois mastères spécialisés en formation initiale ou continue. Les frais de scolarité sont de 3160 € par an en 1ère et 2ème année puis 8060 € par an pour les trois autres (6 950 € par an pour le cycle préparatoire international).

Olivier Rollot : Comment définiriez-vous l’Isep à quelques mois d’en prendre la direction et comment entendez-vous la faire évoluer dans les années à venir ?Lire la suite

Les écoles sous tutelle du ministère de la Défense précisent leurs ambitions

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signé cette semaine les nouveaux contrats d’objectifs et de performance (COP) de trois écoles sous sa tutelle : l’Ecole polytechnique, l’Ensta ParisTech et l’Isae-SupAereo.

L’École polytechnique toujours plus internationale

La stratégie de croissance de l’X présentée dans le COP 2017-2021 sera déclinée selon les trois missions principales de l’École : recherche, formation et entrepreneuriat. Cette stratégie s’appuiera, au plan institutionnel, sur une politique partenariale proactive et aura pour corollaire une politique ambitieuse d’expansion et de rénovation immobilière. Le développement de l’offre de formation vise à accroître les effectifs étudiants, essentiellement en provenance de l’international, tout en maintenant le niveau d’excellence. Les effectifs devront ainsi s’élever à 4 000 étudiants dans les 5 ans (avec un objectif de 4 700 dans les 10 ans), sans « sacrifier l’exigence de sélectivité ». Dans cette optique, les effectifs du cycle ingénieur polytechnicien seront portés à 425 élèves français et 140 élèves internationaux.… Lire la suite

« Nous menons une stratégie de croissance dans le but d’accroitre notre part de marché des meilleurs étudiants mondiaux » : Jacques Biot (Ecole polytechnique)

La Fondation de l’École polytechnique vient de lancer sa nouvelle campagne de dons. L’objectif est de collecter 80 millions d’euros en 5 ans. Président de l’École polytechnique, Jacques Biot revient avec nous sur la stratégie qu’il met aujourd’hui en œuvre à la tête de son école. (Photo : Jérémy Barande, Ecole polytechnique)

Olivier Rollot : Même si c’est plus du double de la première collecte de 2013, votre objectif de dons semble raisonnable sachant que, cette fois-ci, vous mêlez dons des alumni et des entreprises. Mais vous serez encore loin des 112 millions recueillis par exemple par HEC lors de sa dernière collecte ?

Jacques Biot : Ce n’est jamais évident de collecter des dons sur un marché de la philanthropie qui se révèle de plus en plus concurrentiel. Par rapport à HEC Paris, dont nous sommes par ailleurs très proches, si on ramène notre précédente collecte au même périmètre et au nombre d’alumni les dons sont en fait équivalents.… Lire la suite

« Pour réussir une fusion il faut travailler dans une démarche de co-construction » Sophie Commereuc (Sigma Clermont)

L’école d’ingénieurs SIGMA Clermont est née cette année de la fusion de deux écoles clermontoises, l’ENSCCF (chimie) et l’IFMA (mécanique) et compte 942 étudiants cette année. Sa directrice, Sophie Commereuc, trace le portrait d’une école qui veut maintenant se faire un nom.

Olivier Rollot (@ORollot) : CentraleSupélec, Mines Nantes et Télécom Bretagne ou encore CPE Lyon qui se rapproche des Mines Saint-Etienne, l’époque semble être aux fusions dans les écoles d’ingénieurs. Comment avez-vous procédé pour rapprocher vos deux écoles ?

Sophie Commereuc : Nous avons commencé à travailler ensemble début 2013 et les conseils d’administration ont approuvé la fusion en juin 2014. Un an de plus aura ensuite été nécessaire pour présenter un projet abouti et encore un an pour que l’école naisse. Il faut du temps pour réaliser une fusion car il faut que toutes les parties prenantes s’emparent du projet et se l’approprient. Les personnels, les étudiants mais aussi les alumni et les entreprises partenaires, tout le monde était convaincu de la pertinence du projet.… Lire la suite

« Nous allons créer un Groupe ISC avec deux filières : ISC Paris business school et ISC Paris Digital School » : Bruno Neil (ISC Paris BS)

Récemment déclarée EESPIG (établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général), l’ISC Paris BS fait partie de ces écoles de commerce non consulaires qui ont depuis longtemps pignon sur rue et sont en plein renouvellement de leur offre de formation. Illustration avec son directeur général, Bruno Neil.

Olivier Rollot : Vous avez la direction de l’ISC Paris il y a maintenant deux ans. Comment se porte l’ISC aujourd’hui ?

Bruno Neil : Bien avec par exemple l’obtention en juillet du statut d’EESPIG (établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) qui marque bien notre mission dans l’enseignement supérieur et nous permet de bénéficier de 1,5 M€ de subventions de l’Etat à cet effet. Nous recevons en tout cette année 8% d’étudiants supplémentaires même si notre recrutement en classes prépas (164 étudiants cette année pour 200 espérés) a été moins bon qu’en 2015. Le bachelor que nous avons lancé en 2013 compte maintenant 450 étudiants et nos MBA spécialisés en reçoivent 350 autres.… Lire la suite

« Nous avons remis en marche une institution qui avait un peu dérivé » : Eric Maurincomme (INSA Lyon)

Tout juste confirmé dans ses fonctions de directeur de l’INSA Lyon, Eric Maurincomme dresse un bilan de ses cinq premières années de mandat et dresse son plan d’action pour les cinq années à venir. 100% de ses étudiants doivent avoir été formés à l’innovation d’ici 5 ans !

Olivier Rollot : Vous venez de démarrer un deuxième mandat de 5 ans à la tête de l’INSA Lyon. Quel bilan tirez-vous des cinq années passées ?

Eric Maurincomme : Nous avons remis en marche une institution qui avait un peu dérivé. Nous avons aujourd’hui des budgets transparents et un pilotage efficace. Cela nous permet de mener une vraie politique d’investissements avec 24 M€ (sur un budget annuel de 130 M€) consacrés à la rénovation des bâtiments et d’amphithéâtres qui n’avaient pas été rénovés depuis 50 ans. Nous avons également créé de nouveaux espaces pédagogiques favorisant la créativité et l’innovation. Ainsi que des investissements d’aménagements des espaces verts, dédiés aux étudiants et personnels.… Lire la suite

« Nous délivrons un enseignement à la pédagogie à tous les nouveaux entrants » : Bertrand Raquet (Insa Toulouse)

Au sein de la communauté des Insa, celui de Toulouse a toujours été celui qui portait le plus grand intérêt à sa dimension pédagogique. Parce que les lycéens ont de plus en plus de mal à intégrer les cursus scientifiques de l’enseignement supérieur, cette dimension est plus que jamais nécessaire explique son directeur, Bertrand Raquet. (Photo © Baptiste Hamousin)

Olivier Rollot : L’Insa Toulouse est depuis longtemps précurseur dans l’utilisation des nouvelles pédagogies. Quel bilan en faites-vous aujourd’hui ?

Bertrand Raquet : Il y a quinze ans que nous travaillons avec l’Université Catholique de Louvain sur les pédagogies et tout particulièrement sur l’apprentissage par projet (APP). Dès la première année de notre cycle en cinq ans nous proposons à nos étudiants la 1re semaine de cours en APP, comme entrée en matière. Pour autant, l’apprentissage par projet n’est pas majoritaire dans notre enseignement. Il faut viser des pédagogies plurielles pour satisfaire tous les profils d’étudiants alors que l’APP peut en dérouter certains.… Lire la suite

Quelle place pour les femmes à l’université?

Pour la première fois, la France accueillait la semaine dernière la Conférence européenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche dont c’est la 9ème édition. L’occasion de se pencher sur un enseignement supérieur français où, si 33% des femmes sorties du système éducatif français sont titulaires d’une licence ou d’un diplôme supérieur contre 25% des hommes, elles sont en bout de course très peu nombreuses à diriger des établissements d’enseignement supérieur. Or lutter contre ce déficit n’est pas qu’une « question de justice sociale », défend Najat Vallaud-Belkacem pour laquelle la « diversité dans la gouvernance de nos universités est un vrai levier de changement et un atout qu’il faut valoriser ».

Infographie : Campus France
Infographie : Campus France

Où sont les étudiantes ?

On le sait les études restent extrêmement influencées par le genre en France. Si 58% des titulaires d’un master sont ainsi aujourd’hui des femmes, elles sont 65% en droit-sciences politiques, 74% en langues ou encore 64% en santé?… Lire la suite