Emploi des jeunes diplômés, tout va de mieux en mieux !

Depuis 2014 la situation des jeunes face à l’emploi connaît une embellie progressive confirme le Baromètre de l’humeur des jeunes diplômés 2017 menée par le cabinet Deloitte : 77% des diplômés depuis moins de 3 ans sont aujourd’hui en poste dans une entreprise, soit une hausse de 7 points en un an.

Un taux d’emploi record depuis 6 ans

Les jeunes diplômés en poste sont en grande majorité en CDI (70%, en hausse de 2 points) et à temps plein (84%). Néanmoins, une fracture se creuse entre les jeunes diplômés ayant trouvé un emploi et ceux toujours en recherche. Alors que les jeunes en poste ont en moyenne décroché leur emploi actuel en 8 semaines, ceux en recherche d’emploi ont largement dépassé ce délai (plus de 5 mois). « Le taux d’emploi des jeunes est le plus fort depuis l’existence de ce baromètre. En matière de recrutement, malgré la diversité de l’offre, c’est le réseau personnel, un moyen traditionnel et informel, qui fonctionne le mieux auprès des jeunes pour trouver un emploi.… Lire la suite

Faire des études supérieures et après ? : la réponse du Céreq

Dans son étude Faire des études supérieures, et après? Enquête Génération 2010 – Interrogation 2013, le Céreq fait le portrait d’une génération de plus en plus diplômée – en 2010, un tiers des diplômés du supérieur entre sur le marché du travail avec un diplôme de bac+5 ou plus, contre moins de 30 % en 2004 – même si la part des sortants du supérieur sans diplôme n’a pas reculé et représente environ 23%. Même plus diplômés, les conditions d’insertion des jeunes sortis en 2010 sur le marché du travail sont nettement moins favorables que celles de leurs homologues sortis 3 ans plus tôt : en 2013, le taux de chômage des sortants de l’enseignement supérieur s’élève à 13 % contre 26 % pour les diplômés du secondaire et 50 % pour les non-diplômés.

Diplôme par diplôme

L’accès immédiat et durable à l’emploi concerne 54% des sortants (dont 90% des bac+2/3 en santé, et 70% des diplômés d’un M1 sciences, d’un doctorat de math/physique, sciences de l’ingénieur ou informatique et électronique, santé).… Lire la suite

Enquête jeunes diplômés Apec : dure année pour les bac+5

Les conclusions de l’enquête annuelle de l’Apec sur l’emploi des jeunes sont particulièrement inquiétantes cette année. Ainsi seulement 62 % des jeunes diplômés de niveau bac +5 et plus de la promotion 2014 sont en poste moins d’un an après l’obtention de leur diplôme. C’est encore un recul de 1 point par rapport à la promotion précédente et de 10 points par rapport à 2010. En tout 28 % de l’ensemble des jeunes diplômés 2014 sont encore à la recherche d’un premier emploi moins d’un an après l’obtention de leur diplôme.

« Le taux d’emploi des jeunes diplômés est à un niveau historiquement bas » relève l’association mais c’est surtout la baisse moyenne des rémunérations qui interpelle : en 1 an le salaire médian a baissé de près de… 4000€ pour s’établir à 25 700 euros brut par an contre 29 400€ en 2013 alors que le salaire moyen s’établit à 26 500 euros brut par an et baisse de 2200€.… Lire la suite

Les Arts et Métiers au coeur des débats qui secouent l’enseignement supérieur: entretien avec Laurent Carraro, leur directeur général

Avec ses 6000 étudiants, Arts et Métiers ParisTech est la plus importante école d’ingénieurs française. Présente sur 14 sites, elle doit aujourd’hui s’organiser dans le cadre de plusieurs Comue (communauté d’universités et d’établissements). Ce qui ne l’empêche pas d’innover comme l’explique son directeur général, Laurent Carraro.

Olivier Rollot : À la rentrée vous avez créé une formation tout à fait nouvelle dans les écoles d’ingénieurs : un bachelor de technologie ouvert aux bacheliers STI2D. N’est-ce pas antinomique avec l’excellence qu’on attend des Arts et Métiers qui recrute habituellement des élèves de prépas sélectionnés parmi les meilleurs ?

Laurent Carraro : Mais l’excellence est partout : comme je le dis parfois « vous ne faites pas tous le même métier mais vous le faites excellemment bien ! ». Notre marque de fabrique c’est de former des jeunes que demandent les entreprises et elles demandent ce profil qu’on peut appeler « assistant ingénieur ».… Lire la suite

EM Lyon : l’école de l’entrepreneuriat

Chaque année l’EM Lyon organise le World Entrepreneurship Forum pour faire se rencontrer les spécialistes de la création d’entreprise du monde entier mais est aussi la créatrice d’un des MOOC les plus populaires aujourd’hui : Effectuation : l’entrepreneuriat pour tous. Des modules de création d’entreprise sont également présents dans chacun de ces cursus. Créé en 1984, l’incubateur d’entreprises de l’EM Lyon – le Centre des entrepreneurs – vient de fêter ses 30 ans. « A l’époque nous étions les premiers à nous lancer. Depuis ce sont 950 entreprises et 12000 emplois qui ont été créés », confie Michel Coster(photo) directeur de nouvel incubateur de l’école, créé en 2008, qui travaille aussi bien avec des étudiants qu’avec des profils plus affirmés et des alumni. « Aujourd’hui il faut forcément venir à Lyon pour entrer dans l’incubateur. Demain, avec la montée en puissance de l’e-entrepreneuriat, ce sera possible à distance. » Un MOOC consacré au passage de l’idée au projet va être créé à cet effet ainsi qu’un guide présentant la centaine de questions qu’il faut se poser avant de se lancer.… Lire la suite

Comment Solocal a réinventé ses relations écoles

Rebaptisé Solocal en 2013, l’ancien groupe Pages Jaunes a ressenti le besoin de redéfinir ses relations avec les grandes écoles et les universités. S’en est suivie une intense période de réflexion pour imaginer quels partenariats nouer avec une douzaine de grandes écoles d’ingénieurs (Centrale Paris, Ensai Rennes, etc.) et de commerce (HEC, EM Normandie, etc.) mais aussi des écoles d’informatique comme l’Epitech et 42. « Nous voulons établir une continuité forte avec les écoles pour qu’elles connaissent mieux nos besoins et, vice versa, pour mieux connaître nos futurs salariés », explique Julien Veyrier, le directeur des ressources humaines de Solocal, qui ne veut plus se contenter de recruter des stagiaires (aux alentours de 110 par an) et de participer à des salons de recrutement. « Nous voulions des partenariats plus structurants en signant des conventions relayées chez Solocal par son management ». Pour l’instant seules des écoles et grandes écoles ont été ciblées.… Lire la suite

Comment développer sa marque employeur

Les délais entre l’expression du besoin de nouveaux collaborateurs et le temps pour le combler sont importants. À qui la faute ? Aux responsables des ressources humaines évidemment !  Mais tout un processus à mettre en place est nécessaire pour trouver la bonne personne. Donc que faut-il faire pour passer d’un processus de recrutement classique à du sourcing ? Agence conseil en marketing et communication, le Groupe Quatre Vents a abordé les sujets du  développement de la marque employeur et des moyens de recrutement lors d’un débat.

Faire vivre la marque Disneyland Paris

Daniel Dreux, vice-président RH de Disneyland Paris, s’est exprimé sur le sujet en présentant sa nouvelle marque employeur (« Faire rêver, c’est un métier ») qui a pour but de faire de Disneyland Paris un employeur de référence tant pour ses cibles externes, qu’internes. Préalablement à la campagne, une enquête a été menée sur la notoriété de la marque employeur et sur  les critères des candidats pour Eurodisney.… Lire la suite

Enquête annuelle de la CGE : quelle insertion professionnelle pour les diplômés des grandes écoles ?

Comme chaque année, la Conférence des Grandes écoles a livré cette semaine son enquête d’insertion portant sur les diplômés des deux dernières années et leur intégration professionnelle début 2014. Si le taux net d’emploi des diplômés 2013 baisse d’un point (80,5% des diplômés 2013 sont en emploi en 2014 contre 81,5% l’année dernière), 93% des diplômés 2012 ont un emploi. Pour autant le salaire annuel moyen est en baisse à 32 862€ hors prime (33 051€ l’année précédente). Mais le nombre de jeunes encore en recherche d’emploi augmente d’une année à l’autre : 16% des jeunes diplômés 2013 sont encore en recherche d’emploi contre 15,4% il y a un an. Un chiffre qui se dégrade même de de 2,6 points (à 15,9%) pour les ingénieurs mais baisse de 3% pour les managers.

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 0)Les managers reprennent des couleurs.

« Après trois années de baisse, les salaires des managers hommes reprennent des couleurs et tirent l’ensemble vers le haut », explique Bernard Ramanantsoa, président de la Commission « aval » de la CGE en charge de l’enquête et directeur général d’HEC.… Lire la suite

À l’heure des « Y », faut-il tout revoir dans l’enseignement et l’entreprise ?

Observatoire des jeunes générations à l’Edhec, chaire KPMG Génération Talents à l’Essca, étude Millenial Survey (« Ce que la génération Y attend de l’entreprise ») chez Deloitte, les entreprises comme les grandes écoles s’emparent chaque jour un peu plus de ce sujet que sont les jeunes générations, ces jeunes nés après 1981 qu’on appelle les Y et maintenant les Z. «Des sondages montrent que 72% des jeunes ont l’intention de quitter leur entreprise dans les trois ans. Des départs qui représentent un coût très élevé pour les entreprises qui ont besoin de comprendre leurs plus jeunes salariés pour les retenir», explique Anne Zuccarelli, directrice entreprises et carrières de l’Edhec.

Mieux utiliser les capacités des Y en cours

Parce qu’elle veut mieux travailler avec ces nouvelles générations, c’est une véritable révolution pédagogique que la Faculté libre de droit de Lille (FLD) s’apprête à effectuer : dès l’année prochaine les cours magistraux seront un espace d’expression et de dialogue pour quelques 500 étudiants de première année qui auront eu auparavant dix jours pour assimiler les cours.… Lire la suite

Jeunes : les salaires baissent depuis 2004

Dans sa dernière note, le Céreq compare l’intégration des diplômés 1998 et 2004 après sept ans sur le marché du travail. Première constatation, malgré la crise financière de fin 2008, le chômage des jeunes entrés sur le marché du travail en 2004 arrive, sept ans plus tard, fin 2011, à un niveau voisin de celui de leurs aînés entrés en 1998. «Une mauvaise conjoncture en tout début de vie active aurait plutôt pour conséquence de retarder le processus d’insertion professionnelle que de le mettre à mal durablement, à des degrés divers selon le niveau de diplôme», analysent  Zora Mazari et Isabelle Recotillet, les auteurs de la note intitulée «Génération 2004 : des débuts de trajectoire durablement marqués par la crise?».

Indicateurs d’insertion sur les sept premières années de vie active: la Génération 98 (tableau Céreq)

La grande différence entre les deux générations est salariale. Alors que les jeunes, de la génération 98 avaient bénéficié d’une croissance exceptionnelle de leurs salaires (15% d’augmentation entre la troisième et la septième année de vie active), les jeunes de la Génération 2004 voient leurs salaires croître de seulement 3% entre trois et sept ans sur le marché du travail (11% pour les diplômés de grandes écoles qui progressaient de 20% auparavant dans la même période).… Lire la suite