Quels pays attirent les étudiants internationaux ?

Selon l’édition 2017 des Chiffres clés des étudiants internationaux de Campus France, le nombre d’étudiants internationaux est passé de 2,17 millions en 2002 à 4,3 millions en 2014. Il croit depuis 2009 à un rythme deux fois plus rapide que celui de l’augmentation, pourtant marquée, de la population étudiante mondiale. Dans ce contexte favorable, si la France continue à attirer chaque année un peu plus d’étudiants étrangers (310 000 en 2015), elle n’en recule pas moins par rapport à ses grands concurrents.

Les Etats-Unis largement leaders

Toujours largement leader en mobilité entrante (842 384 en 2014 et 907 257 en 2015), les Etats-Unis attirent des étudiants du monde entier mais d’abord des Chinois (32,1%), des Indiens (12,4%), des Sud-Coréens (7%) et également des Saoudiens (5,9%).

Loin des Etats-Unis avec 428 724 étudiants accueillis en 2014, le Royaume-Uni consolide sa deuxième position des pays d’accueil devant l’Australie (266 048 étudiants) et la France (235 123).… Lire la suite

Quelle place pour les femmes à l’université?

Pour la première fois, la France accueillait la semaine dernière la Conférence européenne sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche dont c’est la 9ème édition. L’occasion de se pencher sur un enseignement supérieur français où, si 33% des femmes sorties du système éducatif français sont titulaires d’une licence ou d’un diplôme supérieur contre 25% des hommes, elles sont en bout de course très peu nombreuses à diriger des établissements d’enseignement supérieur. Or lutter contre ce déficit n’est pas qu’une « question de justice sociale », défend Najat Vallaud-Belkacem pour laquelle la « diversité dans la gouvernance de nos universités est un vrai levier de changement et un atout qu’il faut valoriser ».

Infographie : Campus France
Infographie : Campus France

Où sont les étudiantes ?

On le sait les études restent extrêmement influencées par le genre en France. Si 58% des titulaires d’un master sont ainsi aujourd’hui des femmes, elles sont 65% en droit-sciences politiques, 74% en langues ou encore 64% en santé?… Lire la suite

« S’il veut vraiment développer les fondations, l’Etat devrait donc encore plus défiscaliser les dons » : Benoît Legait (Fondation Mines ParisTech)

Fondée en 1946 la Fondation Mines ParisTech fut l’une des toutes premières reconnues d’intérêt public dans le secteur académique. Mais c’est surtout depuis 2006 qu’elle se développe et lève des fonds avec une équipe dédiée de quatre personnes. Son président, Benoît Legait, nous explique sa stratégie.

 Olivier Rollot : Quelle est aujourd’hui le montant de la contribution de votre fondation aux Mines ParisTech ?

Benoît Legait : Nous levons environ 4 millions d’euros par an dont 900 000 proviennent des alumni mais aussi de particuliers et de parents d’élèves. Cela peut paraître peu comparé à ces montants mais nous sommes également fiers des 28 117€ collectés cette année dans le cadre d’un « class gift » qui réunissait les élèves de la promotion 2014 et des alumni des promotions finissant en « 14 ». 88% des élèves ont participé à hauteur de 4267€.

O. R : Les alumni vivants à l’étranger n’ont-ils pas parfois une « culture du don » supérieure à ceux vivants en France ?Lire la suite

Périls sur l’enseignement supérieur

Cela peut sembler surréaliste mais il faudra encore attendre fin avril, date de leur présentation devant le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), pour connaître enfin les dotations précises des universités et de très nombreuses grandes écoles pour 2015 ! Un retard notamment dû à la tentative du ministère des Finances de ponctionner 100 millions d’euros sur leurs « fonds de roulement » (les sommes qu’universités et écoles conservent pour pouvoir investir en épargnant chaque année) dont les montants sont  jugés trop élevés dans un certain nombre d’établissements et notamment d’école d’ingénieurs.

Quel intérêt pour l’enseignement supérieur ?

La disparition d’un ministère dédié à l’enseignement supérieur est pour beaucoup le symptôme du peu d’intérêt que porte le gouvernement à ses universités et grandes écoles. « Qu’est-ce que ce serait si la jeunesse n’était pas une priorité ! », se demande le président de la CPU, Jean-Loup Salzmann.… Lire la suite

L’enseignement supérieur à l’ère des marques

La récente transformation de l’Inseec business school en Insignis business school a remis un coup de projecteur sur la nécessaire gestion des établissements d’enseignement supérieur en tant que marques. Si les écoles de management ont été précurseur sur le sujet, écoles d’ingénieurs et même universités s’en sont depuis largement emparées par le prisme des PRES puis aujourd’hui des Comue ou des réseaux. « Il y a bien longtemps que nous travaillions ensemble mais c’est pour mettre encore plus avant notre marque que nous venons de créer le Groupe INP », explique ainsi la présidente du tout dernier réseau à se structurer, Brigitte Plateau.

Il faut avoir sa propre identité !

Insignis a vu le jour pour imposer son identité au sein d’un groupe Inseec toujours plus large mais aussi pour obtenir les accréditations internationales. L’AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), à laquelle Insignis postule, appelle cela la « branding distinctiveness », la nécessité de bien séparer les programmes pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté entre la business school et d’autres par exemple.… Lire la suite

#TwitterInfluence : qui dans l’enseignement supérieur a le plus d’influence ?

La semaine dernière nous avons étudié quelles institutions d’enseignement supérieur avaient la plus grande influence sur Twitter. Une étude qu’ont signalée Le Figaro et Les Échos et qui est en perpétuelle évolution : dans cette semaine particulièrement agitée pour elle, le compte Twitter ESCP Europe est ainsi passée d’une influence sociale de 55 à 60, maintenant tout juste dépassée par HEC (66).

Cette semaine, toujours grâce à l’application Followerwonk, nous vous proposons d’étudier quelles personnalités sont les plus suivies et retweetées.

Quelle personnalité de l’enseignement supérieur a la plus grande influence ?

S’il est encore loin de la « tweeter influence » du rédacteur en chef du Times Higher Education Phil Baty (68), c’est sans conteste François Taddei (@FrancoisTaddei), le directeur du Centre de recherches interdisciplinaires et grand spécialiste des nouvelles technologies, qui est la personnalité de l’enseignement supérieur en poste qui a aujourd’hui la plus grande influence avec un score de 63.… Lire la suite

Twitter : premier palmarès de l’influence des universités et des grandes écoles

Le Times Higher Education a analysé récemment  les comptes Twitter des universités américaines et britanniques avec le logiciel Followerwonk qui produit un algorithme d’influence. Nous avons repris la même méthode pour étudier l’influence des comptes Twitter universités et grande écoles françaises et vous délivrer ce premier palmarès.

Le score inclut aussi bien des composantes brutes (le nombre de followers, le nombre d’abonnements, etc.) optimisées grâce à un modèle formé à partir du taux des retweets qui est la composante majeure de l’influence sociale d’une institution.

À ce jeu ce sont sans surprise HEC, Sciences Po Paris et l’École polytechnique qui l’emportent devant l’une des plus importantes universités françaises, l’université de Nantes, dans notre classement global.

Du côté des écoles de management c’est donc HEC (@HECParis) la plus forte mais ensuite ce sont des écoles qu’on attend peut être moins qui suivent : l’EM Strasbourg @EMStrasbourg) et France Business School.… Lire la suite

Enseignement supérieur : que peut faire Benoît Hamon ?

« L’ancien leader étudiant contre la loi Devaquet en 1986 devient le patron des profs », résume Le Monde. Un beau paradoxe que Marie-Sandrine Sgherri décrit ainsi dans Le Point : « Son seul fait d’armes [pour l’enseignement supérieur] est d’avoir commencé en politique comme étudiant et en manifestant contre la loi Devaquet de 1986, qui entendait instaurer l’autonomie des universités. Question de génération : ces vastes cortèges ont fait perdre 20 ans à l’université ». Mais beaucoup d’eau a coulé depuis sous les ponts et l’autonomie des universités devenue – plus ou moins – une réalité.

La passation de pouvoir du 2 avril

Un choix très politique

Si on avait évoqué d’autres noms ces dernières semaines, la nomination de Benoît Hamon à l’Education nationale est tout sauf une surprise et on en parlait déjà fin 2013 quand on apprenait que Vincent Peillon allait se présenter aux élections européennes. « Force est de constater que les considérations qui ont doté Benoît Hamon de son portefeuille de ministre relèvent plus de la stratégie d’appareil (offrir une place de choix à la gauche du PS pour contrebalancer l’image droitière du nouveau premier ministre) que d’une réelle vocation », explique Arnaud Gonzague dans Le Nouvel Obs.… Lire la suite

Loi sur l’enseignement supérieur et la recherche: quasi adoptée !

Après 27 heures de discussion parfois acharnées et l’examen de 395 amendements, la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche a finalement été adoptée par le Sénat. Si le vote a longtemps été indécis – le texte n’aurait pas été adopté si les centristes de l’UDI-UC n’avaient pas voté pour ou abstenus, les communistes ayant voté contre -, le ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche peut se targuer d’avoir évité de justesse un échec. Sept députés et sept sénateurs ayant depuis trouvé une version commune du texte en commission mixte, le texte ne doit plus désormais qu’être voté dans les deux chambres pour être définitivement adopté. Reste que beaucoup de points font encore débat et reviendront bientôt dans l’actualité.

La qualification au CNU doit-elle disparaître?

Auparavant, un amendement de dernière minute, voulu par les Verts au Sénat sur la suppression de la «qualification» des enseignants au CNU, avait semé le trouble dans la communauté universitaire avant d’être abandonné en commission.… Lire la suite

Loi sur l’enseignement supérieur : l’heure des tensions

Après la concertation l’heure est venue des décisions et, fatalement, ce sont les non-dits et les malentendus qui se font entendre et donnent quelque peu l’impression que le gouvernement navigue à vue. Les semaines à venir risquent en tout cas d’être fertiles en rebondissement et le jeune (45 ans) rapporteur du futur projet de loi relatif à l’Enseignement supérieur et la Recherche, Vincent Feltesse, député de la Gironde et Président de la Communauté urbaine de Bordeaux, aura à faire preuve de l’habileté qu’on lui reconnaît généralement – lorsqu’il était professeur à l’IEP de Bordeaux il y enseignait la communication publique et politique – pour faire adopter un texte qui ne mécontente pas (trop) tout le monde.

Calmer les présidents d’université

La liste des mécontents est en effet montée très rapidement ces deux dernières semaines. Il y avait déjà les profs de prépas, qui ont peur de se faire absorber par l’université, les grandes écoles, qui ont l’impression que la loi se fait sans eux (mais n’en sont pas toujours si fâchées), les professionnels, qui se sentent totalement exclus, il y a maintenant beaucoup d’enseignants chercheurs, qui voient renaître avec effroi l’Aeres de ses cendres, et surtout de présidents d’université.… Lire la suite