Les chiffres clés de l’enseignement supérieur

La « Bible » de l’enseignement, le document intitulé « Repères et référence statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche » publié chaque année par la DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) pour le compte des les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, vient de sortir son édition 2012. En voici les principaux chiffres à retenir. Certains, non communiqués dans cette édition mais néanmoins significatifs, datent de la précédente.

2 347 807étudiants (en 2011-2012) soit une progression de 1,2% dont :

  • 1,4 million à l’université (dont IUT, la traditionnelle dichotomie statistique universités/IUT disparaît cette année, ils étaient 116 000 dans les IUT en 2010-2011)
  • 246 000 en BTS
  • 137 700 dans les écoles paramédicales et sociales
  • 131 000 dans les écoles d’ingénieurs
  • 126 700 dans les écoles de commerce
  • 80 400 en CPGE (dont 49 700 dans les prépas scientifiques, 18 600 ans les prépas économiques et commerciales et 12 000 dans les prépas littéraires)
  • 68 000 dans les écoles d’arts et de communication

Qui sont les étudiants ?Lire la suite

Bonnes vacances… en pensant aux défis de la rentrée

Comme vous nous partons quelques semaines en vacances. Comme vous nous allons décompresser et, comme vous, avoir quelque part en tête les défis qui attendent le monde de l’enseignement supérieur à la rentrée.

1. Que va-t-il sortir des Assises ?

Pilotées par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, les Assises territoriales puis nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche qui vont se dérouler de la mi-octobre à la fin novembre doivent déboucher sur une nouvelle loi cadre début 2013. Elles risquent surtout d’être un terrain d’affrontement privilégié entre les opposants farouches à la LRU (Bertrand Monthubert, Isabelle This Saint-Jean, Anne Fraisse, etc.) et ceux qui y ont participé en tant que présidents d’université à la tête de la CPU et sont maintenant aux commandes du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Lionel Collet, Simone Bonnafous, Daniel Filâtre). Les premiers ont l’avantage d’être proches ou membres du PS, les seconds d’être aux manettes.… Lire la suite

Lionel Collet, un directeur de cabinet « pro LRU » pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ?

« Je m’étonne qu’un candidat socialiste recrute ses conseillers parmi ceux qui ont aidé à mettre en place la LRU, ceux qui « dialoguent » aimablement avec Mme Pécresse sur l’avenir de la recherche en France et ont eu la naïveté de croire au marketing de « l’excellence » et de « l’autonomie ». » Présidente de l’université Montpellier 3 et parmi les adversaires les plus farouches de la LRU – l’autonomie des universités voulue par le précédent gouvernement – Anne Fraïsse ne mâchait pas ses mots en parlant de Lionel Collet dans une lettre écrite à François Hollande début 2012. Et encore à l’époque, l’ancien président de la Conférence des présidents d’université (CPU) n’était encore qu’un des conseillers de Vincent Peillon, le chargé des questions d’éducation dans l’équipe de François Hollande.

Histoire de faire oublier cette présence « pro LRU », l’équipe de Vincent Peillon s’était alors enrichie de la présence d’Isabelle This Saint Jean, figure de l’association Sauvons l’université, élue PS et vice-présidente chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche au conseil régional d »Ile-de-France.… Lire la suite

Enseignement supérieur, recherche : que va faire Geneviève Fioraso ?

La « passionaria de l’innovation ». C’est en ces termes que le journal « Les Echos » dressait le portrait de Geneviève Fioraso quelques jours avant qu’elle n’accède au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Adjointe à l’économie à l’université et à la recherche de Grenoble, elle est également chargée du développement économique de la communauté d’agglomération. C’est dire si la nomination de cette ancienne professeure d’anglais de 57 ans, mère de six enfants, est logique.

Prof puis élue PS

Beaucoup moins connue que son collègue de l’Education, Vincent Peillon, la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est elle aussi une enseignante du secondaire. Née en 1954 dans la Somme – dont Vincent Peillon fut député -, elle possède deux maîtrises en économie et en anglais. C’est dans cette dernière discipline qu’elle a enseigné pendant 3 ans dans un collège de sa région avant de rejoindre Grenoble en 1979.… Lire la suite

Education, enseignement supérieur : qui sont les nouveaux ministres ?

La nomination de Vincent Peillon comme ministre de l’Education nationale est tout sauf une surprise. Chargé des questions d’éducation au sein de l’équipe de campagne de François Hollande, il est lui-même professeur et agrégé de philosophie. La surprise fut plutôt de ne pas le voir cumuler éducation et enseignement supérieur, comme le programme du PS le prévoyait et comme il l’annonçait lui-même en cette matinée de janvier quand nous le recevions au sein de l’Association des journalistes éducation et recherche.

A l’époque, « rapprocher les deux univers » était même au cœur de son projet car « beaucoup de problèmes venaient de cette séparation ». Comme au temps de Claude Allègre nous serions donc revenus à un super ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Mais finalement Laurent Wauquiez a un successeur : Geneviève Fioraso. A l’éducation, Vincent Peillon sera épaulé par un ministère inédit, celui de la Réussite éducative, confié à George Paul-Langevin.… Lire la suite

Enseignement supérieur : que va faire François Hollande ?

Si François Hollande a mis « la jeunesse au premier rang de ses engagements dans cette campagne présidentielle » on a le sentiment que l’effort doit dans son esprit plus porter sur le primaire et le secondaire que sur l’université. Pour autant, il comptait organiser des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche dès 2012 et, sur les 60 000 postes d’enseignants dont la création est prévue, en réserver 5 000 au supérieur. Une quasi certitude, le retour à un super ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (et pourquoi pas de la Jeunesse) qui serait dirigé par Vincent Peillon qui a eu la haute main sur les questions d’éducation auprès du candidat PS pendant la campagne.

LA LRU ET L’AUTONOMIE DES UNIVERSITÉS

La loi LRU portant sur l’autonomie des universités n’avait été que mollement attaquée au début de sa campagne par François Hollande. À tel point qu’Anne Fraïsse, l’emblématique président de l’université Montpellier 1 et vice-présidente de la Conférence des présidents d’université (CPU), s’en était émue.… Lire la suite

Admission postbac 2012 : les premiers indicateurs

Quelques 760 000 candidats ont exprimé plus de 4,2 millions de vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur  (5,9 vœux exprimés en moyenne) sur le portail Admission postbac (APB) cette année. Ces candidats sont issus à 82% de terminale et, parmi ces derniers, à 55% des filières du bac général (410 000 élèves), 22% des filières technologiques (166 000 élèves) et 18% de filières professionnelles (131 000 élèves).

Quelles filières sont les plus demandées ?

Parmi les quelques 10 400 formations proposées, ce sont, comme en 2011, les BTS (+DMA) qui sont les plus demandés en « vœux 1 » (plus de 277 000 vœux) devant les filières universitaires hors IUT (201 400) et ces mêmes DUT (106 400). Si les deux premières progressent, les inscriptions en IUT baissent alors qu’avec 59 300 vœux, elle se maintiennent au même niveau qu’en 2011 dans les classes préparatoire aux grandes écoles (CPGE).

2011 : vœux  1 2012 : vœux  1
Autres formations 36 421 37 872
CPGE + CPES 59 336 59 374
DUT 110 043 106 408
Formation d’ingénieur, écoles d’architecture, écoles de commerces, écoles nationales d’art 28 747 35 045
L1+DU+DEUST 188 205 201 440
STS + DMA 256 751 277 404
TOTAL 679 503 717 543

Quels bacheliers pour quelles filières ?Lire la suite

Présidentielles et enseignement supérieur : les programmes des deux candidats

Sujet technique, mobilisant peu les foules en dehors de grandes manifestations rituelles, l’enseignement supérieur n’a pas été au cœur du premier tour de la campagne électorale présidentielle. Si François Hollande a mis « la jeunesse au premier rang de ses engagements dans cette campagne présidentielle » on a le sentiment que, pour les deux principaux candidats, l’effort doit maintenant plus porter plus sur le primaire et le secondaire que sur l’université. C’est très clair dans le discours prononcé par Nicolas Sarkozy le 28 février à Montpellier quand il dit qu’il a « pendant les cinq années qui viennent de s’écouler, donné la priorité à l’université et à la recherche » et que, s’il est réélu, « pendant les cinq années qui viennent, c’est à l’école, de la petite enfance jusqu’au bac, qu’il faut donner la priorité ».

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, le débat essentiel entre les deux candidats porte sur l’application de la loi dite LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) que défend ardemment Nicolas Sarkozy.… Lire la suite

Quotas de bacheliers dans les prépas : les données à connaître

En proposant le 27 mars que 5 à 6% des élèves de toutes les classes de terminale se voient réserver des places en prépas, François Hollande a provoqué un beau tumulte dans le petit monde de l’enseignement supérieur. En moyenne, un peu plus de 9% des élèves de terminale générales et technologiques s’orientent aujourd’hui dans des prépas. En moyenne car beaucoup de lycées n’en envoient aucun quand c’est la norme dans les meilleurs. D’où l’idée de quotas.

De grandes disparités

Au total les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) comptaient un peu moins de 85 000 élèves pendant l’année scolaire 2010-2011. En 30 ans les effectifs ont quasiment doublé, suivant ainsi la courbe générale de l’enseignement supérieur. Le chiffre global de 9% de terminales s’orientant en prépas masque de grandes différences selon les séries et les établissements. Parmi les quelques 39 300 élèves intégrant une prépa en 2010, 94,1% avaient obtenu un bac général et… 5% un bac technologique.… Lire la suite

Présidentielles : universités et grandes écoles présentent leurs programmes

C’est un exercice obligé : avant les élections présidentielles toutes les institutions représentatives de l’enseignement supérieur français se doivent de faire leurs propositions aux candidats. La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi) avait fait les siennes en premier, suivie par la Conférence des Grandes écoles (CGE), c’est la semaine dernière la Conférence des présidents d’université (CPU) qui a fermé le bal. Voici en substance ce qu’elles demandent sur quelques points clé concernant l’enseignement supérieur.

Le modèle français

C’est la première proposition de la CPU et ce n’est pas par hasard si la Conférence demande que soit reconnu un « modèle français d’organisation » dans lequel « l’enseignement supérieur et la recherche sont un bien public et doivent être financés majoritairement et de façon pérenne par l’État ». On voit bien là combien certaines composantes universitaires – essentiellement en lettres et sciences humaines -, à la fois essentielles à l’université et peu à même d’obtenir des financements privés, ont craint ces dernières années un désengagement de l’État dans le cadre de la LRU.… Lire la suite