L’UTT à l’assaut de la cybercriminalité

Attentats à Paris revendiqués dans les réseaux, attaques contre le site Sony Pictures, questions sur la liberté des internautes, les questions liées à la cybercriminalité sont chaque jour un peu plus présentes. L’université de technologie de Troyes (UTT) est particulièrement en pointe sur le sujet avec aussi bien des spécialisations dans le cadre de son diplôme d’ingénieur (en «Sécurité des systèmes et des communications » et « Management du risque informationnel », deux spécialités pour laquelle optent aujourd’hui chaque année 60 de ses 450 élèves ingénieurs), un master « Sécurité des systèmes d’information » et enfin une licence professionnelle « Enquêteur technologies numériques ».

Cette dernière a la particularité d’être réservée aux forces de l’ordre et notamment aux gendarmes. « Nous n’allons pas prendre le risque de former aux méthodes d’investigation de possibles délinquants », remarque le responsable du programme, Reza Algelai, pendant que le général Marc Watin-Augouard, directeur du Centre de recherche de l’école des officiers de la Gendarmerie Nationale (CREOGN) et président du Centre expert contre la cybercriminalité français (CECyF), explique comment ce diplôme doit « permettre aux enquêteurs de maîtriser aussi bien les connaissances technologiques que juridiques nécessaires à leur mission ».… Lire la suite

(Quasi) plein emploi pour les ingénieurs

Sans surprise l’enquête d’IESF 2013 sur l’emploi des ingénieurs démontre leur quasi plein emploi. Pour autant, et contrairement à la Cdefi, IESF par la voix de son nouveau président, François Lureau, ne considère pas qu’il y ait une « pénurie d’ingénieurs en France ».

Une progression régulière des effectif

Entre 2010 et 2013, le nombre d’ingénieurs est passé de 722 000 à 817 000, soit une croissance annuelle de 4,2 % avec une proportion d’actifs ayant un emploi reste stable aux alentours de 92 %. Prenant acte qu’il y a quatre fois plus de jeunes ingénieurs (25-29 ans) que de plus âgés (60-64 ans), François Lureau parle même d’« ingénierisation » de la France alors qu’en moyenne, un homme actif sur 28 (et même 1 sur 17 chez les 25-29 ans ) et une femme sur 107 sont ingénieurs aujourd’hui en France. Parmi les quelques 800 000 ingénieurs comptabilisés par IESF en 2013, 36 800 sont de nouveaux ingénieurs diplômés en formation initiale alors qu’ils n’étaient que 3 250 en 1950.… Lire la suite

Télécom SudParis se met à l’apprentissage: entretien avec son directeur, Christophe Digne

Spécialisés dans le numérique, membre du campus de Saclay, Télécom SudParis fait partie de ces écoles d’ingénieurs dont les entreprises s’arrachent les diplômés. Christophe Digne, son directeur, nous explique pourquoi et s’interroge sur la place des docteurs dans l’enseignement supérieur et l’entreprise.

Olivier Rollot : Quels sont les points forts de Télécom SudParis?

Christophe Digne: Nous sommes focalisés sur le secteur porteur qui est le numérique dans une région parisienne très riche industriellement. Aujourd’hui nous travaillons sur les réseaux mobiles, le très haut débit, le traitement de données massives ou encore l’aménagement du territoire, tous domaines où nous avons une compétence très affirmée en recherche.

O.R : Les diplômés du numérique ont la réputation de créer beaucoup d’entreprises. Est-ce le cas des vôtres?

C. D : Nous accueillons aujourd’hui dix à quinze projets de création d’entreprise chaque année dans notre incubateur implanté à Evry et Arcueil, dont en moyenne 30% sont portés par nos diplômés.… Lire la suite

Heureux comme un ingénieur en France

Chaque année l’association Ingénieurs et Scientifiques de France présente son étude sur le monde des ingénieurs (1). Avec d’excellents chiffres en 2011 puisque le nombre d’ingénieurs français recrutés dans le monde a cru de 25% pour atteindre les 91 600 (en 2010 ils étaient 73 320) dont 74 000 en France. Résultat, avec seulement 3,5% des effectifs en recherche d’emploi (contre 5,5% en 2009 et 4,4% en 2010), les ingénieurs vivent une situation de quasi plein emploi. Le taux de est le plus élevé chez les moins de 30 ans (5,7 %) et les 55-59 ans (5,8 %). Il est le plus bas chez les 30-34 ans (1,6 %).

Parmi tous les ingénieurs, les informaticiens (ici une photo de la plus prestigieuse école d’informatique, l’Inpg-Ensimag) ont été les moins touché par les licenciements en 2011 (1,3 % seulement ont perdu leur emploi),

Combien sont-ils ?

Fin 2011, le nombre d’ingénieurs diplômés de moins de 65 ans était estimé à 749 700 (ils étaient 722 500 fin 2011).… Lire la suite