« Détendez-vous ! » : Geneviève Fioraso aux grandes écoles

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est appliquée hier à calmer le jeu avec des grandes écoles très inquiètes de l’application de sa loi portant sur l’enseignement supérieur lors de son déplacement à Chimie ParisTech.

CGE et Cdefi exposent leurs revendications

Si les discours ont d’abord paru bien compassés avec des étudiants, la directrice de l’école et le président de la Fédération Gay Lussac s’appliquant à présenter ce qui leur semblait devoir être les bonnes façons de former des ingénieurs à l’avenir – thème de la réunion – tout s’est soudainement emballé quand Philippe Jamet, président de la Conférence des Grandes écoles, a pris la parole. Son «votre présence ici montre que vous n’êtes pas la seule ministre des université» assorti d’une discrète remarque sur la sortie récente de son homologue de la CPU sur la qualité des cours dispensés dans les grandes écoles le démontrait tout de suite : les nombreux journalistes qui s’étaient déplacés n’étaient pas venus pour rien et l’expression amusée de la ministre n’y changeait rien.… Lire la suite

«Avis d’opportunité» pour les écoles d’ingénieurs : que veut vraiment le ministère?

En écrivant le 19 septembre aux écoles d’ingénieurs qu’elles devaient recueillir un «avis d’opportunité préalable» au dépôt de tout dossier, la Dgesip (direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle) est en train de provoquer une levée de boucliers dans les écoles à laquelle s’associent cette semaine la CGE et la Cdefi. Rien d’étonnant quand on lit que cet avis devra permettre de «s’assurer notamment que le nouveau cursus s’inscrit dans la stratégie globale de l’établissement et est organisé en complémentarité avec ses autres formations déjà existantes». De plus, l’école «devra démontrer que le projet est conforme aux potentialités du vivier de recrutement».

Surtout, «la nouvelle formation devra s’inscrire dans une logique de site…». La CGE et la Cdefi s’élèvent contre une démarche régionale – il est vrai très prégnante dans la dernière loi sur l’enseignement supérieur et la recherche -  quand le marché des écoles d’ingénieurs est national et international et que « la concurrence, y compris sur un même site, est un gage de qualité ».… Lire la suite

Loi sur l’enseignement supérieur et la recherche: quasi adoptée !

Après 27 heures de discussion parfois acharnées et l’examen de 395 amendements, la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche a finalement été adoptée par le Sénat. Si le vote a longtemps été indécis – le texte n’aurait pas été adopté si les centristes de l’UDI-UC n’avaient pas voté pour ou abstenus, les communistes ayant voté contre -, le ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche peut se targuer d’avoir évité de justesse un échec. Sept députés et sept sénateurs ayant depuis trouvé une version commune du texte en commission mixte, le texte ne doit plus désormais qu’être voté dans les deux chambres pour être définitivement adopté. Reste que beaucoup de points font encore débat et reviendront bientôt dans l’actualité.

La qualification au CNU doit-elle disparaître?

Auparavant, un amendement de dernière minute, voulu par les Verts au Sénat sur la suppression de la «qualification» des enseignants au CNU, avait semé le trouble dans la communauté universitaire avant d’être abandonné en commission.… Lire la suite

Loi sur l’enseignement supérieur : le Cneser ni pour… ni contre, l’Unef pour, la Fage s’interroge

20 pour, 20 contre, 8 abstentions et quatre qui n’ont pas voté, le débat au Cneser s’achève sur un match nul qui permet au ministère de bomber le torse et de se féliciter du soutien de l’Unef en dépit de l’absence de vote des organisations représentatives étudiantes suite à l’annulation du scrutin les concernant. Un soutien qui fait jaser sur Twitter : Julien Blancher, président de la Fage, l’autre grand syndicat étudiant, écrit ainsi « L’UNEF en accord total avec le texte proposé au #CNESER. Cher Ministère, là ça se voit quand même beaucoup… »

alors que le vice-président du même syndicat, Alexandre Leroy, se fend lui d’un « #UNEF en « accord total » avec le projet de loi. Chaque silence à son prix, celui ci c’était quoi ? »

Quant à Cindy Petrieux, présidente de la Confédération étudiante, elle se fendait elle d’un « petits arrangements entre amis », pb de démocratie, absence d’ambition sur l’insertion pro..… Lire la suite