La « guerre du master » aura-t-elle lieu ?

« La CPU n’a-t-elle pas mieux à faire que de véhiculer des clichés sur les grandes écoles ? », rétorque le président de la CGE, Philippe Jamet au communiqué de la CPU intitulé Non au hold-up sur le master ! dans lequel cette dernière s’opposait frontalement à la CGE et à sa volonté d’ouvrir plus largement le droit à la délivrance du master. Rappelant qu’à son sens « seules les universités remplissent les conditions posées par la loi dans le cadre du monopole de collation des diplômes reconnu à l’État » la CPU dénonçait en effet « derrière ce recours et les arguties juridiques qui l’accompagnent le parti pris d’introduire une logique mercantile ». Depuis Bruno Sire (université Toulouse 1) et Loïck Roche (Grenoble EM et Chapitre des écoles de management) ont également pris la parole.

La CGE engage le fer

D’après la définition précisée par l’arrêté d’avril 2012, » le diplôme national de master est un diplôme national de l’enseignement supérieur conférant à son titulaire le grade de master».… Lire la suite

Licences, masters, simplifier mais jusqu’où ?

C’était l’une des priorités de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : réduire le nombre de diplômes et notamment de masters dont certains intitulés pouvaient tenir sur quatre lignes… Le Cneser a adopté récemment une nouvelle nomenclature des licences professionnelles qui fait passer le nombre des intitulés de 1 844 à 173 pour la rentrée 2015. Nous sommes déjà passés de 1800 diplômes et 320 intitulés de diplômes à 45 mentions de licences, depuis janvier 2014, et on passera de 5 900 spécialités de masters à 246 intitulés à la rentrée 2015 (dès 2014 pour les universités qui le souhaitent).

Des entrées par métier pour les licences pros

« Acoustique et vibrations », « Activités juridiques: assistant juridique », « Aménagement paysager: conception, gestion, entretien »…  les nouveaux intitulés de licences professionnelles vont s’appuyer d’abord sur des entrées par métier, et se déclinent ensuite, pour certains, par secteurs d’activité, tout dépend du domaine explique Educpros.… Lire la suite

Entrée en master : un système « opaque » selon la médiatrice de l’Education

En intitulant une partie entière de son rapport 2011 « Vers un véritable cycle du Master », la médiatrice de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, Monique Sassier, a rappelé les ambiguïtés qui restent consubstantielles à un diplôme auquel tous les titulaires de licence sont censés pouvoir accéder sans sélection s’ils postulent dans le domaine de leur licence. En théorie…

Le principe : la non sélection en 1ère année
Souvenons-nous. Nous sommes en 2008. Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, et Bruno Julliard, alors président de l’Unef, discutent de la mise en place de l’autonomie des universités. Un sujet, l’entrée en master, est alors pris en otage par le syndicat étudiant : pas question de toucher au sacré saint principe de la non sélection en première année de master, qui remplace la maîtrise depuis 2002. Car il n’y avait de sélection avant 2002 qu’à l’entrée en DEA et DESS, les deuxièmes années de master.… Lire la suite