Sigem 2017 : neuf écoles peinent à recruter

C’est LE verdict qu’attendent chaque année avec le plus d’intérêt les écoles de management recrutant sur prépa : ont-elles fait le plein des places ouvertes et quelles sont les écoles qu’elles ont dépassé ou, au contraire, que les candidats leur ont préféré. Le tout dans le cadre d’une procédure Sigem qui a reçu cette année 10 799 candidats dont 9725 étaient admissibles et au final 7540 ont été affectés dans une école soit 96,1% des places. « Le processus a encore une fois été très efficace pour les écoles mais aussi pour les candidats qui ont obtenu pour 81,6% d’entre eux leur premier vœu – et 14,4% leur deuxième soit 96% en tout – alors que les écoles ont été plus sélectives : nous avions 100 candidats de plus cette année il y a eu moins d’admissibles et moins de classés », analyse Jean-Christophe Hauguel, président du Sigem directeur général adjoint de l’EM Normandie.… Lire la suite

Comment fonctionne le Sigem : les explications de Jean-Christophe Hauguel, directeur général adjoint de l’EM Normandie et président du Sigem

Depuis maintenant une quinzaine d’années le  Sigem est l’outil de répartition des élèves de prépas que toutes les écoles se félicitent d’avoir créé. Son président Jean-Christophe Hauguel, directeur général adjoint de l’EM Normandie, nous rappelle son mode de fonctionnement à l’aube des derniers choix des élèves.

O. R : De nouvelles écoles ont-elles fait leur entrée ou quitté le Sigem en 2017 ?
J-C. H : Nous sommes dans la stabilité. Nous gérons cette année 30 écoles puisque les ESC Clermont et Brest ont fait leur retour au sein du Sigem en 2016 et l’ISCID-Co l’a quitté. Même si elle ne recrute pas d’élèves depuis plusieurs années l’Enass garde sa place en attendant une nouvelle direction qui entérinerait sa volonté de ne plus de recruter en prépas.

O. R : Le nombre de places offertes par les écoles augmente-t-il ?
J-C. H : Le nombre de places qu’elles vont proposer se stabilise avec seulement 41 offertes en plus alors que, ces dernières années, leur nombre augmentait plus significativement.… Lire la suite

« Les oraux sont le seul moment où une école peut vraiment montrer qui elle est aux candidats » : Stéphan Bourcieu (BSB)

Classée première pour son accueil des candidats par le site Major Prépa depuis 2 ans, Burgundy School of Business (BSB) est une experte en passage des oraux. Les explications d’un directeur très impliqué : Stéphan Bourcieu.

Olivier Rollot : Votre progression au Sigem, le système d’affectation des élèves de prépas après les concours, a été tout à fait remarquable en 2016. Elle pourrait l’être encore cette année ?

Stéphan Bourcieu : Nous avons en tout cas enregistré une hausse de 15% des inscriptions cette année avec 3250 demandes et nous sommes l’école qui progresse le plus. Si j’en crois les statistiques de l’année dernière nous devrions avoir 2500 admis et environ 1600 devraient se déplacer pendant les deux semaines que durent les oraux. Après on ne peut pas présager combien nous rejoindrons ou nous choisirons plutôt que les trois écoles qui nous précèdaient dans le Sigem en 2016 : Montpellier BS, l’EM Strasbourg et Télécom EM.… Lire la suite

« L’exigence des classes préparatoires donne aux candidats un niveau incomparable »

Moins d’un an après son arrivée à la tête d’Audencia business school, Emeric Peyredieu du Charlat fait le point sur son projet pour une école qui fait partie des toutes meilleures, est triple accréditées (AACSB, Equis, Amba) et se diversifie de plus en plus avec des programmes bachelors et une école de communication tout en cultivant son partenariat avec Centrale Nantes et l’Ensa Nantes.

Olivier Rollot : En première année de votre programme Grande Ecole, vous recrutez exclusivement en prépas. Pourquoi ce recrutement exclusif ?

Emeric Peyredieu du Charlat : L’exigence des classes préparatoires donne aux candidats un niveau incomparable en culture générale, maitrise des langues, connaissances mathématiques, capacités méthodologiques et puissance de travail. La qualité de ce socle facilite la progression pédagogique rapide des enseignements fondamentaux du management, dispensés en première année et permet une grande qualité d’échanges entre la faculté et nos étudiants.

Ces compétences communes facilitent également l’homogénéité de la promotion, dont elles structurent l’ambiance et l’esprit et sont particulièrement appréciées par les entreprises qui recrutent nos diplômés.… Lire la suite

Gros plan sur la French Touch de l’éducation avec son créateur, Antoine Amiel

La French Touch de l’éducation est le rendez-vous incontournable de toutes les start up de l’éducation. Organisée par Learn Assembly, l’édition 2017 a lieu les 5 et 6 juillet à Paris dans les locaux de Schoolab. Son organisateur, Antoine Amiel, revient sur les enjeux d’un univers émergent qui tente de s’imposer face aux leaders américains.

Antoine Amiel

Olivier Rollot : C’est votre 6ème édition. Qui sont les visiteurs de la French Touch de l’éducation ?

Antoine Amiel : Un public très varié qui vient aussi bien du monde des ressources humaines que de l’enseignement supérieur et, bien sûr, des start-up du secteur. Ils viennent chercher des réponses au-delà du brouhaha du digital, des nouveautés constantes, des nouvelles modalités d’apprentissage qui apparaissent depuis 5 ans. La French Touch de l’éducation est un think tank éphémère qui permet les retours d’expérience et un lieu de rencontre et de networking pour des DRH et directions de la Formation qui n’ont pas l’habitude de rencontrer des spécialises de l’éducation.… Lire la suite

« Nous allons créer un MBA « on demand » » : Bernard Belletante (emlyon BS)

Ses trois années à la tête de emlyon business school ont permis de relancer une école quelque peu chahutée par des problèmes de gouvernance. Toujours aussi porté vers l’innovation Bernard Belletante revient avec nous sur le modèle original d’école qu’il entend développer.

 Olivier Rollot : Il y a un peu plus de 3 ans que vous avez pris la direction de emlyon business school. Quel bilan tirez-vous de votre action ?

Bernard Belletante : Comme on dirait en compétition de voile, nous « passons toutes les bouées » que ce soit la globalisation de l’école, sa digitalisation ou ses performances financières. Notre nouveau campus de Paris est une vraie réussite avec un impact aussi bien sur les élèves de classes prépas, qui le visitent lors des JPO, que sur les bacheliers qui s’inscrivent dans notre BBA. Enfin le nombre de nos publications de recherche a été multiplié par deux.

O.R : emlyon business school est particulièrement ambitieuse à l’international avec maintenant une implantation qui se profile en Inde après la Chine et le Maroc.Lire la suite

Faut-il créer une «habilitation à enseigner»? : entretien avec François Taddei (Centre de recherches interdisciplinaires)

En quelques années François Taddei a fait du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) la référence française en termes d’innovation dans l’éducation. Il vient de remettre un rapport à ce sujet et revient avec nous sur ce qu’est une « société apprenante ».

Olivier Rollot : Vous avez remis il y a quelques semaines le rapport Apprendre demain au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Qu’est-ce qui vous aura le plus marqué au cours de cette mission qui aura permis à 500 participants de s’exprimer et d’émettre « 18 propositions pour une société apprenante » ?

François Taddei : Le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) travaille sur la transmission du savoir, sur la construction d’une « société apprenante » de la maternelle au lycée. Ce rapport nous aura conduit à beaucoup plus réfléchir que nous le faisions jusqu’ici dans le cadre du CRI à la petite enfance : plus on investit jeune dans le savoir plus l’impact est fort !… Lire la suite

Ecoles d’art : qui a la plus forte influence sur Twitter?

Nous continuons notre étude sur l’influence des établissements d’enseignement supérieur sur Twitter réalisée avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et surtout de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

Cette semaine nous nous sommes intéressés aux écoles d’art et d’art appliqué dont nous avons sélectionné onze comptes : ceux des écoles nationales d’art et d’autres écoles emblématiques. Trois écoles dominent ce classement : l’Ecole du Louvre (qui a plus de 29 000 abonnés, ce qui est certes loin des 50 000 d’HEC mais n’en est pas moins un excellent score), l’Institut français de la mode (21 000 abonnés) et l’Esmod Paris (seulement 3100 abonnés mais une énorme notoriété).

« Les prépas sont à la fois un atout considérable pour nous et une garantie pour les entreprises »: Frank Bournois (ESCP Europe)

ESCP Europe est depuis toujours dans le peloton de tête des écoles de management les plus demandées par les élèves des classes préparatoires. Son directeur, Frank Bournois, revient pour « L’Essentiel du sup » sur ce qu’il attend des candidats et, plus largement, sur sa stratégie.

Olivier Rollot : ESCP Europe est l’une des écoles les plus demandées par les élèves de prépas. Qu’attendez-vous d’eux ?

Frank Bournois : Nous faisons en sorte de recruter les meilleurs talents dans l’ensemble des pays où nous sommes présents et en France, pour le Master in Management, ils sortent des classes préparatoires. Les prépas sont à la fois un atout considérable pour nous et une garantie pour les entreprises qui recrutent des généralistes de haut niveau. Nous savons qu’on ne peut pas être faible dans une matière si on veut intégrer nos écoles et que les élèves ont appris à gérer efficacement leur temps en prépa.… Lire la suite

« Beaucoup de nos étudiants n’ont pas développé dans leur cursus antérieur des stratégies d’apprentissage efficaces »: Christophe Morin (Promosciences)

Comme son nom l’indique l’association Promosciences entend promouvoir la qualité des enseignements scientifiques et donc favoriser la réussite du plus grand nombre d’étudiants dans les licences scientifiques universitaires. Son président, Christophe Morin, enseignant-chercheur en biologie à l’Université Paris Est Créteil (UPEC), revient sur les enjeux majeurs que représente plus que jamais l’enseignement des sciences.

Olivier Rollot : On parle beaucoup aujourd’hui du décalage qui existerait entre l’enseignement des sciences jusqu’au bac et dans l’enseignement supérieur.

Christophe Morin : Je participe à un comité « bac-3 / bac+3 » dans mon académie et nous sommes bien obligés de constater que les exigences que nous avons maintenues en sciences dans l’enseignement supérieur ne correspondent plus au niveau en maths d’une grande partie des bacheliers S qui nous rejoignent. Certains ont même choisi la biologie après s’être entendus dire « Tu n’es pas bon en maths, va donc en bio ! », ce qui a tendance à enfermer ces élèves dans leur niveau et ne les encourage pas à s’impliquer pour progresser.… Lire la suite