Qui sont les étudiants en CPGE ?

Selon une note flash du MENESR la rentrée 2016, les effectifs en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) progressent légèrement (0,6%) pour atteindre 86 500 étudiants. Ils augmentent de 0,9% dans la filière scientifique, qui concentre près des deux tiers des effectifs, et dans la filière économique (+0,8% pour 23% des effectifs) mais se replient dans la filière littéraire (-0,8% pour 14,6% du total). En dix ans, les effectifs en CPGE ont progressé de plus de 10 000 étudiants.

1ère et 2ème année. Toutes filières confondues, les effectifs de deuxième année sont inférieurs de 1,3% à ceux des effectifs de première année. Les effectifs de deuxième année sont néanmoins supérieurs aux effectifs de première année des nouveaux entrants de la rentrée précédente (42 500), ce qui s’explique par un nombre relativement important de redoublements (7 150).

 

Les femmes. La parité n’est pas acquise dans les CPGE, où les femmes ne constituent que 43% des inscrits.… Lire la suite

Qui sont les étudiants à l’université ?

Le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vient de publier une note sur Les étudiants inscrits dans les universités françaises en 2015-2016, soit près d’1,6 million. Si la hausse est de 4% en 1 an, 1,2% sont dus aux inscriptions parallèles des étudiants de CPGE. Dans le détail, les effectifs sont en hausse en cursus licence (+ 2,9% hors doubles inscriptions et 967 000 étudiants) et master (+ 3,2% avec la montée en charge des inscriptions en masters MEEF – métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation -, pour 566 500 étudiants) mais diminuent en doctorat (-1,6% et 59 700 étudiants).

Les nouveaux entrants. Le nombre de nouveaux bacheliers s’inscrivant à l’université est en hausse de 7,9% à la rentrée 2015 dans un contexte de baisse du nombre de (- 1,1%) mais de forte hausse des bacheliers généraux (+ 3,7% par rapport à 2014).… Lire la suite

Les écoles sous tutelle du ministère de la Défense précisent leurs ambitions

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signé cette semaine les nouveaux contrats d’objectifs et de performance (COP) de trois écoles sous sa tutelle : l’Ecole polytechnique, l’Ensta ParisTech et l’Isae-SupAereo.

L’École polytechnique toujours plus internationale

La stratégie de croissance de l’X présentée dans le COP 2017-2021 sera déclinée selon les trois missions principales de l’École : recherche, formation et entrepreneuriat. Cette stratégie s’appuiera, au plan institutionnel, sur une politique partenariale proactive et aura pour corollaire une politique ambitieuse d’expansion et de rénovation immobilière. Le développement de l’offre de formation vise à accroître les effectifs étudiants, essentiellement en provenance de l’international, tout en maintenant le niveau d’excellence. Les effectifs devront ainsi s’élever à 4 000 étudiants dans les 5 ans (avec un objectif de 4 700 dans les 10 ans), sans « sacrifier l’exigence de sélectivité ». Dans cette optique, les effectifs du cycle ingénieur polytechnicien seront portés à 425 élèves français et 140 élèves internationaux.… Lire la suite

« Je veux porter encore plus haut Paris Dauphine à l’international » : Isabelle Huault

 Elue le 8 décembre présidente de l’université Paris-Dauphine, Isabelle Huault entend continuer la politique de son prédécesseur, Laurent Barsch, tout en insistant encore plus sur la dimension internationale de son établissement. Entretien tout juste après une élection aux allures de plébiscite.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous venez d’être élue à la présidence de Paris-Dauphine en étant la seule liste présentée devant les trois conseils. C’était vraiment une telle responsabilité de succéder à l’emblématique Laurent Batsch, président de Paris-Dauphine depuis 9 ans, que vous avez été la seule à oser relever le défi ? 

Isabelle Huault : Je n’ai pas présenté la seule liste. L’élection du Président se faisaint en deux temps, de nombreuses listes se sont présentées aux élections des conseils centraux. Mes listes ont obtenu de bons scores. D’autres candidats n’ont alors pas souhaité se présenter à l’élection à la Présidence. Quant au départ de Laurent Batsch : il a incarné l’institution pendant 9 ans. … Lire la suite

« L’ESR doit toujours être davantage inscrit dans la société qui l’entoure » : Jérôme Rive (iaelyon)


Directeur général de l’iaelyon et président d’IAE France, Jérôme Rive d’être élu vice-président du réseau européen Equal un think tank créé en 1997 qui travaille sur l’amélioration de la qualité de service des business schools. L’occasion de s’interroger avec lui sur le développement de la pédagogie dans l’enseignement supérieur. Il revient également sur l’actualité du projet d’Idex lyonnais dont son université s’est désolidarisé.

Olivier Rollot : Vous venez d’être élu vice-président du réseau européen Equal, un think tank créé en 1997 qui travaille sur l’amélioration de la qualité de service des business schools. Quelles missions remplit exactement Equal ?

Jérôme Rive : Le Réseau Equal réunit des organismes comme AACSB, EFMD, GMAC (Graduate Management Admission Council, qui gère le test GMAT), et des représentations nationales d’institutions comme la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (Fnege), IAE France ou le Chapitre des grandes écoles de management en France mais aussi des associations d’alumni dans des pays où ce sont elles qui gèrent les questions liées aux business schools.… Lire la suite

« L’échec scolaire pourrait se régler en 10 ans » : François-Afif Benthanane (Zup de Co)

Trop de jeunes quittent le système scolaire sans diplôme ni qualification, avec les répercussions économiques et sociales désastreuses que l’on connaît. Convaincus que le décrochage scolaire n’est pas une fatalité, Zup de Co agit depuis plus de 10 ans pour accompagner les jeunes issus des quartiers populaires. Pour poursuivre son action et accompagner un nombre croissant de jeunes, l’association vient de lancer sa nouvelle campagne de recrutement et appelle à la mobilisation 2000 étudiants bénévoles et 200 volontaires en service civique. « Si 5% des étudiants étaient mobilisés, nous pourrions réduire drastiquement le décrochage scolaire en France », explique le fondateur de l’association, François-Afif Benthanane.

Olivier Rollot (@ORollot) : En 2005 vous avez eu l’idée de monter l’association Zup de Co pour venir en aide aux élèves du collège en difficulté. Rappelez-nous dans quelles conditions ?

François-Afif Benthanane : Je suis un pur produit de l’échec scolaire. Je n’ai pas eu mon bac, mais cela ne m’a pas empêché de me lancer dans l’entrepreunariat et de créer des entreprises dans le Datamining et les technologies.… Lire la suite

« Pour réussir une fusion il faut travailler dans une démarche de co-construction » Sophie Commereuc (Sigma Clermont)

L’école d’ingénieurs SIGMA Clermont est née cette année de la fusion de deux écoles clermontoises, l’ENSCCF (chimie) et l’IFMA (mécanique) et compte 942 étudiants cette année. Sa directrice, Sophie Commereuc, trace le portrait d’une école qui veut maintenant se faire un nom.

Olivier Rollot (@ORollot) : CentraleSupélec, Mines Nantes et Télécom Bretagne ou encore CPE Lyon qui se rapproche des Mines Saint-Etienne, l’époque semble être aux fusions dans les écoles d’ingénieurs. Comment avez-vous procédé pour rapprocher vos deux écoles ?

Sophie Commereuc : Nous avons commencé à travailler ensemble début 2013 et les conseils d’administration ont approuvé la fusion en juin 2014. Un an de plus aura ensuite été nécessaire pour présenter un projet abouti et encore un an pour que l’école naisse. Il faut du temps pour réaliser une fusion car il faut que toutes les parties prenantes s’emparent du projet et se l’approprient. Les personnels, les étudiants mais aussi les alumni et les entreprises partenaires, tout le monde était convaincu de la pertinence du projet.… Lire la suite

« Burgundy School of Business c’est anglais et nous l’assumons ! » : Stéphan Bourcieu

Ne dites plus groupe ESC Dijon-Bourgogne mais Burgundy School of Business. Stéphan Bourcieu, son directeur général, nous trace le portrait d’une école qui se veut de plus en plus internationale et pas seulement en changeant de nom.

Olivier Rollot : Pourquoi devenir Burgundy School of Business (BSB) ? Jusqu’ici les écoles de management françaises sont certes devenues des « business schools » ou des « school of business » mais en gardant le nom de leur ville d’implantation. Là vous allez plus loin.

Stéphan Bourcieu : Oui Burgundy School of Business c’est anglais et nous l’assumons ! Qu’est-ce que la francophonie ? Pour nous c’est avant tout favoriser la venue en France d’étudiants internationaux qui feront ensuite rayonner la France et c’est ce que nous apporte notre nouvelle appellation.

O. R : Ce développement international va-t-il passer par des implantations à l’étranger ?

S. B : C’est une vraie interrogation que nous avons d’ailleurs inscrit dans notre plan stratégique 2017-2020.… Lire la suite

Paris 1 partie, Hesam a-t-elle encore une âme ?

Résumons : après avoir subi les départs de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), la Fondation maison des sciences de l’homme (FMSH) et l’Ecole nationale des Chartes en 2014, c’est au tour du plus important de ses membres, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, d’annoncer son départ de la Comue Hesam le 14 novembre. « Nous avons réalisé une Comue avec des établissements de grande qualité mais ce n’est pas la Comue dont j’aurais rêvé. Nous aurions dû y inclure une grande université scientifique », explique son président Georges Haddad (photo, relire l’entretien) qui, plus largement, remarque que si « la région parisienne présente la plus grande concentration au monde d’énergies éducatives, scientifiques et culturelles, au point de déséquilibrer tout le paysage, comment faire travailler ensemble des universités de très bon niveau qui ne veulent pas « comuer » ?… Lire la suite

Il faut valoriser la pédagogie !

« Trop de professeurs croient encore que le volet pédagogique de leur travail pourrait défavoriser leur carrière en obérant leur recherche. Nous devons absolument soutenir les enseignants les plus engagés dans la pédagogie », confie Najat Vallaud-Belkacem lors du colloque que consacrait le 16 novembre la Conférence des présidents d’université à « Apprendre à l’Université du 21ème siècle ». Le nouveau Programme d’investissements d’avenir devrait lui être largement consacré et porter ainsi hautes les couleurs de la pédagogie.

La pédagogie au cœur du PIA3

Après un combat que Najat Vallaud-Belkacem décrit comme « presque homérique », 300 millions d’euros vont être consacrés au développement des pédagogies dans l’enseignement supérieur dans le cadre du PIA (rogramme d’investissements d’avenir) 3. « Il faut ouvrir de larges parts d’autonomies pour permettre à l’université d’accueillir le plus grand nombre d’étudiants tout en allant vers l’excellence et cela passe par la pédagogie », assure Jean-Pierre Korolitski, membre du Commissariat général à l’investissement, pour lequel il faut « mieux différencier les cursus licence et master ».… Lire la suite