Gros plan sur la French Touch de l’éducation avec son créateur, Antoine Amiel

La French Touch de l’éducation est le rendez-vous incontournable de toutes les start up de l’éducation. Organisée par Learn Assembly, l’édition 2017 a lieu les 5 et 6 juillet à Paris dans les locaux de Schoolab. Son organisateur, Antoine Amiel, revient sur les enjeux d’un univers émergent qui tente de s’imposer face aux leaders américains.

Antoine Amiel

Olivier Rollot : C’est votre 6ème édition. Qui sont les visiteurs de la French Touch de l’éducation ?

Antoine Amiel : Un public très varié qui vient aussi bien du monde des ressources humaines que de l’enseignement supérieur et, bien sûr, des start-up du secteur. Ils viennent chercher des réponses au-delà du brouhaha du digital, des nouveautés constantes, des nouvelles modalités d’apprentissage qui apparaissent depuis 5 ans. La French Touch de l’éducation est un think tank éphémère qui permet les retours d’expérience et un lieu de rencontre et de networking pour des DRH et directions de la Formation qui n’ont pas l’habitude de rencontrer des spécialises de l’éducation.… Lire la suite

« Nous allons créer un MBA « on demand » » : Bernard Belletante (emlyon BS)

Ses trois années à la tête de emlyon business school ont permis de relancer une école quelque peu chahutée par des problèmes de gouvernance. Toujours aussi porté vers l’innovation Bernard Belletante revient avec nous sur le modèle original d’école qu’il entend développer.

 Olivier Rollot : Il y a un peu plus de 3 ans que vous avez pris la direction de emlyon business school. Quel bilan tirez-vous de votre action ?

Bernard Belletante : Comme on dirait en compétition de voile, nous « passons toutes les bouées » que ce soit la globalisation de l’école, sa digitalisation ou ses performances financières. Notre nouveau campus de Paris est une vraie réussite avec un impact aussi bien sur les élèves de classes prépas, qui le visitent lors des JPO, que sur les bacheliers qui s’inscrivent dans notre BBA. Enfin le nombre de nos publications de recherche a été multiplié par deux.

O.R : emlyon business school est particulièrement ambitieuse à l’international avec maintenant une implantation qui se profile en Inde après la Chine et le Maroc.Lire la suite

Faut-il créer une «habilitation à enseigner»? : entretien avec François Taddei (Centre de recherches interdisciplinaires)

En quelques années François Taddei a fait du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) la référence française en termes d’innovation dans l’éducation. Il vient de remettre un rapport à ce sujet et revient avec nous sur ce qu’est une « société apprenante ».

Olivier Rollot : Vous avez remis il y a quelques semaines le rapport Apprendre demain au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Qu’est-ce qui vous aura le plus marqué au cours de cette mission qui aura permis à 500 participants de s’exprimer et d’émettre « 18 propositions pour une société apprenante » ?

François Taddei : Le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) travaille sur la transmission du savoir, sur la construction d’une « société apprenante » de la maternelle au lycée. Ce rapport nous aura conduit à beaucoup plus réfléchir que nous le faisions jusqu’ici dans le cadre du CRI à la petite enfance : plus on investit jeune dans le savoir plus l’impact est fort !… Lire la suite

Ecoles d’art : qui a la plus forte influence sur Twitter?

Nous continuons notre étude sur l’influence des établissements d’enseignement supérieur sur Twitter réalisée avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et surtout de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

Cette semaine nous nous sommes intéressés aux écoles d’art et d’art appliqué dont nous avons sélectionné onze comptes : ceux des écoles nationales d’art et d’autres écoles emblématiques. Trois écoles dominent ce classement : l’Ecole du Louvre (qui a plus de 29 000 abonnés, ce qui est certes loin des 50 000 d’HEC mais n’en est pas moins un excellent score), l’Institut français de la mode (21 000 abonnés) et l’Esmod Paris (seulement 3100 abonnés mais une énorme notoriété).

« Les prépas sont à la fois un atout considérable pour nous et une garantie pour les entreprises »: Frank Bournois (ESCP Europe)

ESCP Europe est depuis toujours dans le peloton de tête des écoles de management les plus demandées par les élèves des classes préparatoires. Son directeur, Frank Bournois, revient pour « L’Essentiel du sup » sur ce qu’il attend des candidats et, plus largement, sur sa stratégie.

Olivier Rollot : ESCP Europe est l’une des écoles les plus demandées par les élèves de prépas. Qu’attendez-vous d’eux ?

Frank Bournois : Nous faisons en sorte de recruter les meilleurs talents dans l’ensemble des pays où nous sommes présents et en France, pour le Master in Management, ils sortent des classes préparatoires. Les prépas sont à la fois un atout considérable pour nous et une garantie pour les entreprises qui recrutent des généralistes de haut niveau. Nous savons qu’on ne peut pas être faible dans une matière si on veut intégrer nos écoles et que les élèves ont appris à gérer efficacement leur temps en prépa.… Lire la suite

« Beaucoup de nos étudiants n’ont pas développé dans leur cursus antérieur des stratégies d’apprentissage efficaces »: Christophe Morin (Promosciences)

Comme son nom l’indique l’association Promosciences entend promouvoir la qualité des enseignements scientifiques et donc favoriser la réussite du plus grand nombre d’étudiants dans les licences scientifiques universitaires. Son président, Christophe Morin, enseignant-chercheur en biologie à l’Université Paris Est Créteil (UPEC), revient sur les enjeux majeurs que représente plus que jamais l’enseignement des sciences.

Olivier Rollot : On parle beaucoup aujourd’hui du décalage qui existerait entre l’enseignement des sciences jusqu’au bac et dans l’enseignement supérieur.

Christophe Morin : Je participe à un comité « bac-3 / bac+3 » dans mon académie et nous sommes bien obligés de constater que les exigences que nous avons maintenues en sciences dans l’enseignement supérieur ne correspondent plus au niveau en maths d’une grande partie des bacheliers S qui nous rejoignent. Certains ont même choisi la biologie après s’être entendus dire « Tu n’es pas bon en maths, va donc en bio ! », ce qui a tendance à enfermer ces élèves dans leur niveau et ne les encourage pas à s’impliquer pour progresser.… Lire la suite

Education : quelles personnalités ont le plus d’influence sur Twitter ?

Ce sont plus largement les personnalités de l’éducation qui sont classées dans ce deuxième classement réalisé avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et surtout de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

La méthodologie. C’est parce qu’il ne prend pas uniquement en compte le nombre de followers que nous utilisons le logiciel Followerwonk. En effet, le calcul se fait sur les critères suivants :

  • Le nombre de followers
  • Le taux de retweet
  • Le taux d’engagement
  • Le nombre de tweet moyen par jour
  • Etc.

Prenons l’exemple de Paris 13:

  • le taux de retweet est de 65.5% ;
  • l’université tweete en moyenne 23 fois par jour ;
  • le taux d’engagement est de 72% ;
  • le score final de 66.
  • Enquête réalisée par Fanny Bole du Chomont

Cela s’appelle l’effet « ministre » : en quelques semaines le nouveau ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a gagné sept points d’influence sur Twitter par rapport à son déjà excellent score de directeur général de l’Essec.… Lire la suite

Enseignement supérieur : quelle institution a le plus d’influence sur Twitter ?

Pour la troisième année nous avons analysé l’influence des établissements d’enseignement supérieur, des responsables de l’enseignement supérieur et des « influenceurs » sur Twitter. Pas de grande surprise cette année mais des confirmations dans ce classement réalisé avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

La méthodologie. C’est parce qu’il ne prend pas uniquement en compte le nombre de followers que nous utilisons le logiciel Followerwonk. En effet, le calcul se fait sur les critères suivants :

  • Le nombre de followers
  • Le taux de retweet
  • Le taux d’engagement
  • Le nombre de tweet moyen par jour
  • Etc.

Prenons l’exemple de Paris 13:

  • le taux de retweet est de 65.5% ;
  • l’université tweete en moyenne 23 fois par jour ;
  • le taux d’engagement est de 72% ;
  • le score final de 66.
  • Lire la suite

«  Je veux faire émerger des systèmes d’éducation au management de haut niveau » : Olivier Aptel

Olivier Rollot : Vous allez bientôt quitter la direction de Rennes School of Business pour rejoindre l’Université Internationale de Rabat (UIR). Pourquoi ce changement alors que tout se passait très bien à Rennes ?

Olivier Aptel : Je m’étais fixé 10 ans de direction. J’étais à onze ans et il était temps de passer à autre chose. Et j’ai choisi de le faire sur de nouveaux horizons car cela ne m’emballait pas de poursuivre ma vie par un poste comparable en France.

O. R : Rennes School of Business vient de vivre onze années de croissance remarquables. Quel bilan en tirez-vous ?

O. A : Il y a onze ans Rennes SB était encore une école très jeune, au stade de l’adolescence puisque créée en 1990. Nous avons travaillé pour en faire une école qui possède des caractéristiques très fortes à commencer par sa dimension internationale : aujourd’hui 91% de nos professeurs permanents et 53% de nos étudiants (2300 sur 4300) sont internationaux.… Lire la suite

Qu’apportent les EESPIG ? Où en est l’enseignement supérieur privé ? : les réponses du président de l’UGEI, Jean-Michel Nicolle

L’Union des grandes écoles indépendantes (UGEI) regroupe 33 grandes écoles de commerce et d’ingénieurs associatives ou privées membres de la Conférence des Grandes écoles (CGE) telles l’EM Normandie ou l’ECE. Jean-Michel Nicolle, président de l’UGEI et directeur de l’école d’ingénieurs EPF, rappelle les grands enjeux qu’elles rencontrent aujourd’hui et notamment celui de leur contractualisation avec l’Etat dans le cadre de la création du label EESPIG (établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général).

 Olivier Rollot : Un nouveau label, l’EESPIG, a été créé en 2014 par l’Etat pour identifier et valoriser des établissements associatifs qui répondent à des missions d’intérêt général et partagent certaines valeurs. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ?

Jean-Michel Nicolle : Le label EESPIG participe de la reconnaissance, par l’Etat, des missions de service public assurées par l’enseignement supérieur associatif non lucratif. Il s’inscrit dans la dynamique de contractualisation de 2010 avec l’Etat. Rappelons que dans le cadre de cette contractualisation, le cahier des charges, exigeant, a été scrupuleusement respecté par les établissements contractants à charge par l’Etat de les accompagner financièrement dans une dynamique pluri-annuelle.… Lire la suite