Trois disciplines pour les relations entreprises

S’il est trois méprises dans les relations entreprises, il faut pour les déjouer s’appuyer sur trois disciplines d’action dans un objectif simple et clair : bâtir ensemble à long terme.

La première discipline est de considérer l’entreprise comme un partenaire à long terme.

L’enjeu est de savoir construire dans l’intérêt mutuel des deux partenaires. La relation avec l’entreprise doit être bénéfique pour les deux parties et remplir au moins quatre objectifs ultimes :

- assurer à l’entreprise de pouvoir recruter les talents qui correspondent parfaitement à ses besoins;
- apporter à l’entreprise de nouveaux contenus et de nouvelles approches ;
- apporter à l’Ecole ou l’Université des contributions pertinentes à l’évolution de son offre ;
- contribuer à son développement en appuyant ses financements.

Atteindre ces objectifs ne se décrète pas. Le premier ingrédient de la réussite est la confiance réciproque, une confiance qui se construit patiemment et qui nécessite de passer par de nombreuses étapes.… Lire la suite

Les trois méprises des relations-entreprises

Trois méprises handicapent trop souvent le développement des relations que les institutions d’enseignement supérieur tentent d’établir avec les entreprises.
La première erreur relève du timing autant que du contenu. Elle est la plus commune : concentrer ses actions de relations entreprise autour de la taxe d’apprentissage.
La seconde relève des messages et des projets, elle consiste à construire sa communication vers les entreprises sous le seul angle de la « communication corporate ».
La troisième méprise relève de l’utilisation de son réseau : négliger les anciens ou ne penser qu’à eux !

Première méprise : aborder l’entreprise sous le seul angle financier, ou pire sous le seul angle de la taxe d’apprentissage.

Il y a aux yeux des entreprises une curieuse coïncidence annuelle : au cours du premier trimestre leur désirabilité augmente brutalement avec la proximité des campagnes de collecte de taxe d’apprentissage. Les institutions d’enseignement supérieur engagent alors une communication intense vers les entreprises, communication qui parfois se tarit dès que les choix d’allocation de taxe sont faits.… Lire la suite

Enseignement supérieur: la quadrature des budgets des établissements

Pour différents qu’ils soient dans leurs modèles, secteurs privés et secteurs publics, Ecoles et Universités ont en partage le douloureux défi de l’équilibrage de plus en plus périlleux de leurs comptes.

La fin d’un modèle de financement

Pour les Universités et les Ecoles, les financements publics seront au mieux stables dans les prochaines années – et plus probablement en baisse face aux impérieuses nécessités de réduction des déficits-. Le passage aux Responsabilités et Compétences Elargies rend les établissements responsables de la totalité de leurs emplois de ressources. Les établissements consulaires peuvent de moins en moins compter sur les chambres de commerce pour assurer leurs fins de mois.

Pour ceux qui peuvent en facturer, les frais de scolarité semblent avoir atteint un plafond. Après avoir fortement augmenté au cours des dernières années, ces derniers ont atteint un tel niveau, tant de façon absolue qu’en comparaison avec de nombreux autres pays, qu’il est irréaliste de vouloir les faire encore progresser sauf à réduire sensiblement le nombre de ceux qui peuvent ainsi opter pour des systèmes payants.… Lire la suite