« Les écoles sous forme de sociétés sont tenues à la transparence » : Philippe Grassaud (Eduservices)

Le débat agite depuis toujours l’enseignement supérieur français : peut-on gagner de l’argent – être lucratif – dans le secteur tout en produisant un enseignement de qualité ? Président du groupe Eduservices (Pigier, Iscom, Tunon, etc.), Philippe Grassaud stigmatise « l’hypocrisie » de beaucoup de ceux qui voudraient aujourd’hui opposer école lucratives et non-lucratives.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : Vous avez le sentiment que l’enseignement supérieur privé « lucratif » est de plus en plus mal aimé en France ?

Philippe Grassaud : On prétend « séparer le bon grain de l’ivraie », le lucratif du non-lucratif : d’un côté il y aurait universités, écoles catholiques et celles des chambres de commerce et d’industrie, de l’autre celles dont le « lucre » est stigmatisé et qu’on a, par exemple, écartées de l’apprentissage, alors que ces écoles libérales ont autant contribué que les autres au développement de l’enseignement professionnel.

De plus, comment peut-on parler de « privatisation » de l’enseignement supérieur quand il n’a tout simplement jamais été exclusivement public ?… Lire la suite