ECOLE D’INGÉNIEURS, ECOLES DE MANAGEMENT, EMPLOI / SOCIETE

Enquête annuelle de la CGE : quelle insertion professionnelle pour les diplômés des grandes écoles ?

Comme chaque année, la Conférence des Grandes écoles a livré cette semaine son enquête d’insertion portant sur les diplômés des deux dernières années et leur intégration professionnelle début 2014. Si le taux net d’emploi des diplômés 2013 baisse d’un point (80,5% des diplômés 2013 sont en emploi en 2014 contre 81,5% l’année dernière), 93% des diplômés 2012 ont un emploi. Pour autant le salaire annuel moyen est en baisse à 32 862€ hors prime (33 051€ l’année précédente). Mais le nombre de jeunes encore en recherche d’emploi augmente d’une année à l’autre : 16% des jeunes diplômés 2013 sont encore en recherche d’emploi contre 15,4% il y a un an. Un chiffre qui se dégrade même de de 2,6 points (à 15,9%) pour les ingénieurs mais baisse de 3% pour les managers.

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 0)Les managers reprennent des couleurs.

« Après trois années de baisse, les salaires des managers hommes reprennent des couleurs et tirent l’ensemble vers le haut », explique Bernard Ramanantsoa, président de la Commission « aval » de la CGE en charge de l’enquête et directeur général d’HEC.

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 1)Les femmes toujours défavorisées

« Les femmes restent des « variables d’ajustement » en ces périodes de mutation », regrette Bernard Ramanantsoa. Les chiffres sont éloquents : elles sont près de 13% de moins que les hommes à avoir un CDI (plus de 15% pour les ingénieurs) et leur salaire brut mensuel est inférieur de plus de 2 000 € aux hommes : 31 587 € contre 33 363 €. Plus d’un ingénieur-femme sur quatre est en CDD au début de sa carrière soit deux fois plus souvent que les hommes.

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 2)Les stages, voie d’accès privilégiée

Interrogés sur le processus de leur insertion professionnelle, les diplômés répondent que c’est très largement d’abord les stages de fin d’études (34%) qui leur ont permis d’intégrer une entreprise. Ce qui fait regretter à Philippe Jamet, le président de la CGE, que « la nouvelle loi sur les stages restreigne les possibilités pour les écoles de donner un peu de latitude à la durée des stages de fin d’études, avec un à trois mois de plus pour faciliter l’insertion ». Si l’année de césure reste marginale pour les ingénieurs (1,7%), elle représente 8,4% des insertions chez les managers et le gouvernement a donné par décret deux ans aux écoles pour adapter leurs dispositifs.

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 3)En euros constant des rémunérations en baisse

Exprimées en euros constants (en prenant en compte l’inflation), les rémunérations moyennes hors primes des managers ont baissé de 7 % et celles des ingénieurs de 2 % entre 2005 et 2014.

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 4)

Où travaillent-ils?

Si dans la plupart des items testés par l’enquête jeunes ingénieurs et managers sont proches, leurs lieux de travail sont très différents : 57% des jeunes managers travaillent en Ile-de-France contre 38% des ingénieurs. Près d’un nouveau manager sur quatre (23%) occupe un emploi à l’étranger, soit une proportion plus du double supérieure à celle des ingénieurs (11%).

Estl 71 Grandes écoles Quelle insertion professionnelle (tableau 5)Où partent-ils à l’étranger ?

Avec 14,8% des jeunes diplômés expatriés à l’étranger, le Royaume-Uni test la première destination des grandes écoles devant la Suisse (12,4%) et l’Allemagne (10,9%). Si la Chine est au global 4ème (7%), elle est troisième chez les managers (10,8%) et même seconde chez les hommes managers : 13,3% de ceux qui s’expatrient choisissent l’Empire du Milieu (pour seulement 7,9% des femmes).

Olivier Rollot (@O_Rollot)

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Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel). Il anime également le blog HEADway et du blog du Monde « Il y a une vie après le bac ».

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