L’entreprise idéale de la Génération Y: une organisation sans hiérarchie

Grand du conseil, grand recruteur de jeunes diplômés, Deloitte mène depuis plusieurs années des enquêtes auprès des jeunes pour connaître leurs sentiments vis-à-vis du monde de l’entreprise. Sa dernière enquête[1] auprès des étudiants de grandes écoles et d’universités porter sur « l’entreprise idéale de demain ».

Les diplômés des grandes écoles de commerce et de management (ici l'Essec) sont toujours aussi recherchés par les entreprises (photo Essec).

Travailler à l’international dans une entreprise à taille humaine

Premier enseignement : ils sont 67% à souhaiter travailler dans une entreprise internationale. On ne le dira jamais assez : si tous les Y ne partent pas à l’étranger, tous souhaitent pouvoir ou le faire ou, tout du moins, travailler avec d’autres nationalités. Ils sont bien conscients que si l’Europe peut décrocher, le reste du monde pourra lui bien se porter et leur offrir des possibilités de carrière. D’autant qu’ils adorent voyager. Ils sont d’ailleurs 58% à espérer un poste de travail nomade plutôt que sédentaire.

Par ailleurs, 43% souhaitent travailler dans une entreprise de taille « moyenne » (entre 250 et 5 000 personnes) située dans une grande métropole (60%), en centre-ville (50%) et à moins de 30 minutes du lieu de domicile (48%).

Flexibles dans une entreprise la moins hiérarchisée possible

S’ils sont peu à envisager d’exercer une activité professionnelle exclusivement à distance (seulement 5%, moitié moins qu’en 2011), 97% aimeraient bénéficier d’une flexibilité entreprise/domicile. Le poste idéal combinerait une variété de tâches plutôt qu’une seule spécialisation et permettrait surtout de travailler en équipe pour 90% des étudiants. Le tout avec la possibilité d’horaires flexibles et une mise à disposition d’équipements technologiques complets utilisables 24h/24.

Comme souvent les Y se distinguent par leur extrême flexibilité mais dans des relations d’égal à égal : 62% aimeraient ainsi travailler dans une organisation sans différences hiérarchiques, basée sur le travail à distance et la mobilité. 88% considèrent que les qualités du manager devraient être centrées avant tout sur les relations plutôt que sur les tâches, et pour 73% il devrait être très participatif plutôt que directif. Le management hiérarchique c’est fini !

Leurs entreprises préférées

Une autre étude, menée celle-ci par le cabinet Universum[2], précise quelles sont les entreprises préférées des étudiants français.

  • ·      Pour les étudiants des écoles de commerce et management français le top ten est constitué de :
  1. LVMH
  2. L’Oréal
  3. Apple
  4. Google
  5. Canal+
  6. Danone
  7. Air France
  8. Nestlé
  9. Ernst & Young
  10. Coca-Cola
  • ·       Pour les étudiants des écoles d’ingénieurs françaises le top ten (logiquement beaucoup plus technologique) est:
  1. EADS
  2. Google
  3. Thales
  4. Apple
  5. Dassault Aviation
  6. EDF
  7. Total
  8. Veolia Environnement
  9. Vinci
  10. Air France
  • ·       Pour les étudiants en commerce/management des universités françaises le top ten est assez semblable avec celui des grandes écoles de commerce et management mais avec beaucoup plus de banques :
  1. LVMH
  2. Apple
  3. L’Oréal
  4. Air France
  5. Google
  6. BNP Paribas
  7. Canal+
  8. Société Générale
  9. HSBC
  10. Banque de France
  • Pour les étudiants en filière ingénieur des universités françaises le top ten est là aussi proche des école d’ingénieurs mais avec l’entrée dans le top 10 d’un acteur public, la SNCF :
  1. Google
  2. Apple
  3. Microsoft
  4. EADS
  5. Air France
  6. Thales
  7. Sncf
  8. EDF
  9. Dassault Aviation
  10. IBM

S’ils pensent entreprises moyennes, les étudiants citent forcément d’abord de grandes entreprises – celles qu’ils connaissant – d’autant que ce sont elles qui permettront le plus efficacement de partir ensuite travailler à l’étranger. Si la plupart sont françaises, Apple et Google s’imposent également souvent. Seule BMW (12ème chez les ingénieurs) vient participer à cette compétition franco-américaine.

Olivier Rollot (@O_Rollot) auteur de « La Génération Y » (PUF 2012)


[1] Menée en novembre 2011 avec l’IFOP auprès de 17 écoles de commerce, 4 écoles d’ingénieurs, 3 universités et 3 écoles d’actuariat. Parmi les 159 répondants, 54% sont des femmes et 46% des hommes, et 76% sont en école de commerce. Plus d’infos sur www.deloitterecrute.fr

[2] Universum est un cabinet international spécialisé dans la Marque Employeur. Toute l’étude est diffusée sur www.universumglobal.com

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