Qu’attendent les étudiants en médecine de leur vie ?

Interrogés sur leurs principales sources de motivation quant à leur avenir, les étudiants en médecine interrogés par dans le cadre de l’enquête « Appel Médical Search » (groupe Randstad) n’hésitent plus à revendiquer leur ambition « d’avoir une qualité de vie satisfaisante » dans 70% des réponses, juste derrière le fait « d’exercer un métier utile » (74%) et l’ambition « d’aider/sauver les patients » (73%).

Autre enseignement de l’étude : contrairement aux idées reçues, la médecine générale n’est pas un choix par défaut. Elle se hisse même en tête (19%) des spécialités plébiscitées par les étudiants en médecine interrogés avant le passage de l’ECN (« épreuves classantes nationales » qui donnent accès au troisième cycle des études de médecine) devant l’anesthésie-réanimation et la chirurgie générale ex æquo avec la pédiatrie.

Le mode d’exercice de la médecine qui recueille le plus de suffrages (43 %) auprès des étudiants interrogés est le mode « mixte », qui combine salariat et exercice libéral.… Lire la suite

« L’IDEX est fondamental pour réaliser de nouveaux projets et cristalliser les dotations venues des collectivités et des entreprises »: Patrick Lévy (Université Grenoble Alpes)

En février 2016, la Communauté d’universités et d’établissements (ComUE) Université Grenoble Alpes a été lauréate des IDEX. Une dotation en capital demandé de 650 millions d’euros produisant environ 16 millions d’euros par an d’intérêts, à ajouter aux 10 millions d’Euros associés aux Labex. De nombreux projets ont déjà été financés et l’union entre les composantes (l’université fusionnée UGA, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble, ENSAG et les organismes de recherche) avance à grands pas explique Patrick Lévy, son président.

Olivier Rollot : Qu’avez-vous réalisé avec les 13 millions d’euros que vous avez déjà reçus ?

Patrick Lévy : Nous sommes partis pied au plancher et nous les avons dépensés en calant notre action sur notre première dotation de 13M€ pour mobiliser en tout 130 M€ sur des actions de recherche pluridisciplinaire, par exemple. Ce fut une opération scientifique de grande envergure et très sélective : 50 dossiers présentés, 32 gardés, 16 sélectionnés et auditionnés, 7 labellisés.… Lire la suite

« En 5 ans nous avons remis l’école sur pied » : Laurent Carraro (Arts et Métiers – Ensam)

Après cinq années passées à la direction générale d’Arts et Métiers (Ensam), mais aussi un temps de la ComUE HeSam, son directeur général, Laurent Carraro a préféré ne pas se représenter et va laisser la place à son successeur fin février 2017. Il fait avec nous le bilan de son action et, plus largement, des défis auxquels les établissements d’enseignement supérieur français sont aujourd’hui confrontés.

Olivier Rollot : Vous avez été à l’épicentre de toutes les contradictions de l’université française : un établissement présent sur tout le territoire quand les regroupements d’établissement se font sur des sites uniques, une Comue dans laquelle universités et grandes écoles ne se sont jamais entendues et enfin une gouvernance d’une rare complexité. Mais finalement qu’est-ce qui vous aura le plus marqué pendant les cinq années de votre mandat ?

Laurent Carraro : La difficulté pour l’enseignement supérieur à se transformer. Toute avancée se déroule dans une douleur extrême.… Lire la suite

Le Point livre son palmarès : les trois palmarès 2017 comparés

Le troisième grand palmarès des écoles de management de la saison 2016-2017 est paru et recèle quelques surprises. Si le top 6 du Point est rigoureusement le même que l’année dernière (HEC, emlyon et Essec ex-aequo puis ESCP Europe, Edhec et Grenoble EM) Skema fait une véritable percée (+3 places) en s’emparant de la 7ème place ex-aequo avec Audencia et Toulouse BS. Décidément pas en odeur de sainteté au Point, Iéseg perd encore une place (16ème) loin de ses classements de l’Etudiant et du Figaro (respectivement 8ème et 7ème). Des désillusions que connaît également sa grande sœur l’Essca, reléguée à une obscure 26ème place (8 places de perdues en 1 an en dépit de son accréditation Equis obtenue depuis !) alors qu’elle est classée 15ème et 13ème dans les deux autres classements. Mêmes déboires du côté de Burgundy School of Business dont la médiocre 24ème place ne reflète pas non plus l’obtention de l’accréditation Equis.… Lire la suite

Concours des écoles de management 2017 : les premières statistiques

BCE et Ecricome, les deux concours préparant à l’entrée dans les écoles de management ont publié leurs statistiques cette semaine. Les uns comme les autres sont marqués par une hausse des candidats issus des filières technologiques (+15,3% pour Ecricome).

BCE 2017 : une légère progression des inscriptions

10 560 candidats sont inscrits aux concours 2017 des 24 écoles membres de la BCE (10 627 avec les trois écoles associées). Si l’augmentation est quasi nulle depuis l’année dernière (10 434 candidats soit +1,22%), l’augmentation cumulée du nombre des candidats s’établit à 15,6% depuis 5 ans. Dans le détail :

  • la proportion de candidates est identique à celle de 2016 à 54% ;
  • le nombre de candidats préparant en 3 ans est stable alors que le nombre de candidats « carrés », préparant en 2 années, est en augmentation (+2%) ;
  • le nombre de candidats de la voie ECS connaît une petite hausse de 1,18% alors que a voie ECE, qui avait sensiblement progressé l’an passé, recule légèrement en 2017 et que a voie ECT poursuit sa progression en affichant 237 candidats supplémentaires (les 2 voies littéraires – BEL et B/L – sont en retrait) ;
  • la proportion de boursiers augmente et s’établit en 2017 à 25,9%, soit une augmentation d’un point par rapport à 2016 ;
  • le nombre de candidatures aux écoles membres s’accroît de 3% en 2017 et dépasse pour la première fois le seuil des 110 000 (110 731) ;
  • le nombre moyen d’écoles choisies par chaque candidat progresse et s’établit à 10,49 contre 10,3 en 2016 (les élèves de la voie ECT choisissent en moyenne 12,68 écoles, ceux des autres voies EC un peu plus de 10).
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« L’IIM a été la première école à former aux métiers du digital »

Créée en 1995 à La Défense, l’Institut de l’Internet et du multimédia forme (IIM) est l’une des toutes premières écoles françaises à avoir formé des managers du numérique. Elle vient de changer sa pédagogie comme l’explique son directeur, Emmanuel Peter.

Olivier Rollot : Beaucoup d’écoles se sont créées ces dernières années autour des métiers de l’Internet. Qu’est ce qui singularise l’IIM ?

Emmanuel Peter : D’abord d’avoir été la première, dès 1995, à former à ces métiers. Mais surtout de former à tous les métiers autour du digital, que ce soit la communication, le marketing, le design, la création ou les technologies mais aussi les jeux vidéo et la 3D. Nous permettons ainsi à nos étudiants de s’orienter progressivement dans une myriade de métiers alors que la plupart des autres écoles travaillent dans une seule dimension. Aujourd’hui nous recevons 1300 étudiants.

 O. R : Comment faites-vous évoluer le cursus pour la prochaine rentrée ?Lire la suite

L’« assurance qualité » au cœur des attentes de la CTI

Le colloque annuel de la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) s’est tenu les 6 et 7 février à Paris, au siège du MEDEF puis aux Arts et Métiers ParisTech. Laurent Mahieu, le président de la CTI, et les deux vice-présidents, Anne-Marie Jolly et Jean-Marc Théret, reviennent avec nous sur les points les plus importants.

Olivier Rollot : On a beaucoup parlé d’« assurance qualité » pendant votre colloque. Qu’attendez-vous des écoles ?

Anne-Marie Jolly : Savoir si les écoles ont mis au point un processus d’assurance qualité est aujourd’hui l’une des premières questions que l’on pose aux écoles, tout de suite après leur gouvernance. Lassurance qualité permet d’apprécier tout le fonctionnement d’une école à la lumière des améliorations qu’elle apporte à son fonctionnement. Certaines vont jusqu’à obtenir des accréditations ISO 9001 ou, du moins, à en suivre les préconisations. La plupart nomment des « correspondants qualité » chargés de diffuser des enquêtes de satisfaction auprès des parties prenantes, étudiants et personnels.… Lire la suite

Grenoble INP modèle pédagogique, les explications de Brigitte Plateau, son administratrice générale

Administratrice générale de Grenoble INP, Brigitte Plateau entend plus que jamais faire de son établissement un modèle de pédagogie tout en accompagnant ses étudiants dans la création d’entreprise. Qui sont ses étudiants, comment elle les rend innovant, quelle est leur dimension internationale, toutes ses explications.

Olivier Rollot : Grenoble INP est renommé pour ses innovations pédagogiques. Adaptez-vous vos pédagogies à des étudiants qu’on dit bien différents de leurs aînés ?

Brigitte Plateau : Les étudiants que nous recrutons sont, en grande majorité, adaptés même à une pédagogie traditionnelle. Ce qui ne nous empêche de travailler énormément à faire évoluer : par exemple en pédagogie par problèmes et projets (PPP). Les espaces d’expérimentations permettent également beaucoup de pratiques originales (même à distance parfois) avec nos plateformes en hydraulique, nos salles blanches, FabLab numériques etc.

O. R : Avez-vous de nouveaux projets en matière de pédagogies innovantes ?

B. P : Oui, beaucoup, et je donne un exemple : nous réfléchissons avec une start up à filmer nos cours, sans que cela n’ait un coût exorbitant, avec un système de suivi et de montage automatique.… Lire la suite

Quelle influence médiatique ont les regroupements d’université ?

Associée à NewsTank HigherEd, l’agence de Media Intelligence Meltwater a réalisé une étude sur la façon dont sont représentés les regroupements d’universités (essentiellement des Comue) dans les médias. En France, note l’étude « les regroupements d’universités ont fait l’objet d’une couverture presse via Le Figaro et Le Monde. Ces quotidiens nationaux ont publié des articles concernant la concurrence entre les écoles, le projet de fusion entre quatre universités de Paris ou encore la question du maintien du statut de pôle universitaire « d’excellence » pour diverses institutions ».

Quant à la couverture élevée de l’Université de Strasbourg, elle « s’explique en partie par les nombreux événements et conférences qu’elle organise ». Sa proximité géographique avec l’Allemagne lui permet de générer des retombées internationales. A lui seul le prix Nobel de Jean-Pierre Sauvage, chimiste de l’Université de Strasbourg, en 2016 a généré près de 500 articles mentionnant l’université.

 Sur les médias sociaux, les comptes officiels des regroupements sont encore discrets.… Lire la suite

« L’Université de Bordeaux favorise l’orientation progressive de ses étudiants » : Manuel Tunon de Lara

C’est l’une des très grandes universités françaises. Créée en 2014 après la fusion de trois des quatre universités bordelaises, l’Université de Bordeaux compte plus de 50 000 étudiants. Son président, Manuel Tunon de Lara, trace le portrait d’un monde universitaire en pleine mutation dans un entretien en deux parties dont nous vous livrons ici la deuxième moitié.

Olivier Rollot : On évoque une explosion des effectifs universitaires. Quelle évolution a connu l’Université de Bordeaux en 2016-2017 ?

Manuel Tunon de Lara : Nos effectifs sont assez stables : en un an ils sont passés de 52 000 à 54 000 étudiants mais la très grande majorité de ces nouveaux étudiants – 1600 – sont des doubles inscriptions d’élèves de CPGE. En tout nous avons reçu cette année 8900 néo-bacheliers. Les collèges universitaires qui connaissent la plus forte hausse sont les sciences de la santé – nous acceptons tous les candidats en PACES (première année commune aux études de santé) -, le droit et les sciences politiques.… Lire la suite