« Nous allons créer un MBA « on demand » » : Bernard Belletante (emlyon BS)

Ses trois années à la tête de emlyon business school ont permis de relancer une école quelque peu chahutée par des problèmes de gouvernance. Toujours aussi porté vers l’innovation Bernard Belletante revient avec nous sur le modèle original d’école qu’il entend développer.

 Olivier Rollot : Il y a un peu plus de 3 ans que vous avez pris la direction de emlyon business school. Quel bilan tirez-vous de votre action ?

Bernard Belletante : Comme on dirait en compétition de voile, nous « passons toutes les bouées » que ce soit la globalisation de l’école, sa digitalisation ou ses performances financières. Notre nouveau campus de Paris est une vraie réussite avec un impact aussi bien sur les élèves de classes prépas, qui le visitent lors des JPO, que sur les bacheliers qui s’inscrivent dans notre BBA. Enfin le nombre de nos publications de recherche a été multiplié par deux.

O.R : emlyon business school est particulièrement ambitieuse à l’international avec maintenant une implantation qui se profile en Inde après la Chine et le Maroc.Lire la suite

« Le nouvel oral de l’Edhec va nous permettre de mieux déceler les profils alignés sur nos valeurs »

L’Edhec BS a choisi de faire évoluer la façon dont elle fait passer les oraux des concours. Les tenants et les aboutissants de la réforme expliqués par son directeur à compter du 1er juillet prochain et actuellement  directeur de la grande école et des MSc Emmanuel Métais.

Olivier Rollot : L’Edhec BS change radicalement la façon dont elle fait passer les oraux des concours cette année. Pourquoi cette rupture avec une certaine tradition ?

Emmanuel Métais : Nous ressentions une claire insatisfaction quant à la manière dont nous faisions passer les entretiens. Il y a 20 ans que nous n’avions pas fait évoluer les entretiens de motivation. Tout jouer sur un seul entretien de 40 minutes c’était à la fois stressant pour les candidats et frustrant pour nous quand nous nous retrouvions face à des élèves sur préparés. Il nous fallait trouver un moyen de recruter des étudiants possédant les valeurs et les soft skills que les entreprises recherchent et tout particulièrement la capacité à travailler en groupe.… Lire la suite

L’enseignement supérieur c’est aussi de la géopolitique ! : les analyses de Jean-François Fiorina (Grenoble EM)

Directeur adjoint de Grenoble EM, Jean-François Fiorina est un passionné de géopolitique, sujet sur lequel il revient régulièrement sur son blog. Il nous explique comment, dans l’enseignement supérieur aussi, les grandes nations développent leurs stratégies pour conquérir le flux de plus en plus important des étudiants internationaux.

Olivier Rollot : Depuis 2002 le nombre d’étudiants internationaux, qui vont étudier dans d’autres pays, a plus que doublé pour atteindre 4,3 millions en 2016. Comment fait-on pour les attirer ?

Jean-François Fiorina : Toutes les business schools cherchent à attirer les meilleurs talents du monde et il faut déjà commencer par ne pas se faire piquer les bons ! Avant on allait étudier dans sa ville et dans quelques écoles très renommées, avec Internet et le numérique les étudiants ont en 1/100° de seconde accès à des milliers de propositions en tapant « master » sur Google. De plus le coût du transport n’est plus un handicap avec la montée en puissance des compagnies aériennes à bas coût.… Lire la suite

Faut-il créer une «habilitation à enseigner»? : entretien avec François Taddei (Centre de recherches interdisciplinaires)

En quelques années François Taddei a fait du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) la référence française en termes d’innovation dans l’éducation. Il vient de remettre un rapport à ce sujet et revient avec nous sur ce qu’est une « société apprenante ».

Olivier Rollot : Vous avez remis il y a quelques semaines le rapport Apprendre demain au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Qu’est-ce qui vous aura le plus marqué au cours de cette mission qui aura permis à 500 participants de s’exprimer et d’émettre « 18 propositions pour une société apprenante » ?

François Taddei : Le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) travaille sur la transmission du savoir, sur la construction d’une « société apprenante » de la maternelle au lycée. Ce rapport nous aura conduit à beaucoup plus réfléchir que nous le faisions jusqu’ici dans le cadre du CRI à la petite enfance : plus on investit jeune dans le savoir plus l’impact est fort !… Lire la suite

Ecoles d’art : qui a la plus forte influence sur Twitter?

Nous continuons notre étude sur l’influence des établissements d’enseignement supérieur sur Twitter réalisée avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et surtout de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

Cette semaine nous nous sommes intéressés aux écoles d’art et d’art appliqué dont nous avons sélectionné onze comptes : ceux des écoles nationales d’art et d’autres écoles emblématiques. Trois écoles dominent ce classement : l’Ecole du Louvre (qui a plus de 29 000 abonnés, ce qui est certes loin des 50 000 d’HEC mais n’en est pas moins un excellent score), l’Institut français de la mode (21 000 abonnés) et l’Esmod Paris (seulement 3100 abonnés mais une énorme notoriété).

« Les prépas sont à la fois un atout considérable pour nous et une garantie pour les entreprises »: Frank Bournois (ESCP Europe)

ESCP Europe est depuis toujours dans le peloton de tête des écoles de management les plus demandées par les élèves des classes préparatoires. Son directeur, Frank Bournois, revient pour « L’Essentiel du sup » sur ce qu’il attend des candidats et, plus largement, sur sa stratégie.

Olivier Rollot : ESCP Europe est l’une des écoles les plus demandées par les élèves de prépas. Qu’attendez-vous d’eux ?

Frank Bournois : Nous faisons en sorte de recruter les meilleurs talents dans l’ensemble des pays où nous sommes présents et en France, pour le Master in Management, ils sortent des classes préparatoires. Les prépas sont à la fois un atout considérable pour nous et une garantie pour les entreprises qui recrutent des généralistes de haut niveau. Nous savons qu’on ne peut pas être faible dans une matière si on veut intégrer nos écoles et que les élèves ont appris à gérer efficacement leur temps en prépa.… Lire la suite

« Beaucoup de nos étudiants n’ont pas développé dans leur cursus antérieur des stratégies d’apprentissage efficaces »: Christophe Morin (Promosciences)

Comme son nom l’indique l’association Promosciences entend promouvoir la qualité des enseignements scientifiques et donc favoriser la réussite du plus grand nombre d’étudiants dans les licences scientifiques universitaires. Son président, Christophe Morin, enseignant-chercheur en biologie à l’Université Paris Est Créteil (UPEC), revient sur les enjeux majeurs que représente plus que jamais l’enseignement des sciences.

Olivier Rollot : On parle beaucoup aujourd’hui du décalage qui existerait entre l’enseignement des sciences jusqu’au bac et dans l’enseignement supérieur.

Christophe Morin : Je participe à un comité « bac-3 / bac+3 » dans mon académie et nous sommes bien obligés de constater que les exigences que nous avons maintenues en sciences dans l’enseignement supérieur ne correspondent plus au niveau en maths d’une grande partie des bacheliers S qui nous rejoignent. Certains ont même choisi la biologie après s’être entendus dire « Tu n’es pas bon en maths, va donc en bio ! », ce qui a tendance à enfermer ces élèves dans leur niveau et ne les encourage pas à s’impliquer pour progresser.… Lire la suite

Education : quelles personnalités ont le plus d’influence sur Twitter ?

Ce sont plus largement les personnalités de l’éducation qui sont classées dans ce deuxième classement réalisé avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et surtout de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

La méthodologie. C’est parce qu’il ne prend pas uniquement en compte le nombre de followers que nous utilisons le logiciel Followerwonk. En effet, le calcul se fait sur les critères suivants :

  • Le nombre de followers
  • Le taux de retweet
  • Le taux d’engagement
  • Le nombre de tweet moyen par jour
  • Etc.

Prenons l’exemple de Paris 13:

  • le taux de retweet est de 65.5% ;
  • l’université tweete en moyenne 23 fois par jour ;
  • le taux d’engagement est de 72% ;
  • le score final de 66.
  • Enquête réalisée par Fanny Bole du Chomont

Cela s’appelle l’effet « ministre » : en quelques semaines le nouveau ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a gagné sept points d’influence sur Twitter par rapport à son déjà excellent score de directeur général de l’Essec.… Lire la suite

Enseignement supérieur : quelle institution a le plus d’influence sur Twitter ?

Pour la troisième année nous avons analysé l’influence des établissements d’enseignement supérieur, des responsables de l’enseignement supérieur et des « influenceurs » sur Twitter. Pas de grande surprise cette année mais des confirmations dans ce classement réalisé avec le logiciel Followerwonk qui prend non seulement en compte le nombre d’abonnés mais aussi le nombre de tweets et de retweets pour calculer le score d’influence de chaque compte Twitter.

La méthodologie. C’est parce qu’il ne prend pas uniquement en compte le nombre de followers que nous utilisons le logiciel Followerwonk. En effet, le calcul se fait sur les critères suivants :

  • Le nombre de followers
  • Le taux de retweet
  • Le taux d’engagement
  • Le nombre de tweet moyen par jour
  • Etc.

Prenons l’exemple de Paris 13:

  • le taux de retweet est de 65.5% ;
  • l’université tweete en moyenne 23 fois par jour ;
  • le taux d’engagement est de 72% ;
  • le score final de 66.
  • Lire la suite

«  Je veux faire émerger des systèmes d’éducation au management de haut niveau » : Olivier Aptel

Olivier Rollot : Vous allez bientôt quitter la direction de Rennes School of Business pour rejoindre l’Université Internationale de Rabat (UIR). Pourquoi ce changement alors que tout se passait très bien à Rennes ?

Olivier Aptel : Je m’étais fixé 10 ans de direction. J’étais à onze ans et il était temps de passer à autre chose. Et j’ai choisi de le faire sur de nouveaux horizons car cela ne m’emballait pas de poursuivre ma vie par un poste comparable en France.

O. R : Rennes School of Business vient de vivre onze années de croissance remarquables. Quel bilan en tirez-vous ?

O. A : Il y a onze ans Rennes SB était encore une école très jeune, au stade de l’adolescence puisque créée en 1990. Nous avons travaillé pour en faire une école qui possède des caractéristiques très fortes à commencer par sa dimension internationale : aujourd’hui 91% de nos professeurs permanents et 53% de nos étudiants (2300 sur 4300) sont internationaux.… Lire la suite