« Notre passage à la BCE est favorable à la dynamique d’ICN » : Florence Legros

En quittant cette année le concours Ecricome pour intégrer la BCE, ICN Business School a provoqué fin 2016 un vif débat avec ses deux anciens partenaires, Kedge et NEOMA. Sa directrice, Florence Legros, explique ses motivations et sa stratégie.

Olivier Rollot (@O_Rollot) : ICN Business School a pris la décision de quitter les concours Ecricome à l’automne dernier. Pouvez-vous faire un premier bilan de votre intégration dans la BCE pour les prépas, Passerelle pour les admissions parallèles et Atout+3 pour votre bachelor ?

Florence Legros : C’est encore trop tôt pour les deux premiers et on attend la deuxième session d’Atout+3 pour faire le point sur le troisième. Mais je répète ce que j’ai déjà dit : ce changement est favorable à la dynamique d’ICN BS avec de nouveaux développements, de bons classements dans le « Financial Times » notamment, de nouveaux locaux pour la prochaine rentrée, etc.

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« Je ne vois aucun avenir à notre Comue ni à la plupart des Comues » : Manuel Tunon de Lara

« Je ne vois aucun avenir à notre Comue ni à la plupart des Comues en général » : Manuel Tunon de Lara (Université de Bordeaux)

C’est l’une des très grandes universités françaises. Créée en 2014 après la fusion de trois des quatre universités bordelaises, l’Université de Bordeaux compte plus de 50 000 étudiants. Son président, Manuel Tunon de Lara, trace le portrait d’un monde universitaire en pleine mutation dans un entretien en deux parties dont nous vous livrons cette semaine la première moitié.

 

Olivier Rollot : Alors que de grands regroupements d’universités, comme ceux de Toulouse ou Paris-Saclay, ont été retoqués ou sont en période de « probation », comment l’université de Bordeaux est-elle parvenue à convaincre le jury des Idex de la pertinence de son projet ?

Manuel Tunon de Lara : De très grandes universités proposant de très beaux projets vont également obtenir l’Idex. Nous avons besoin de grandes universités en province, nous avons besoin de Paris-Saclay ou de la fusion entre UPMC et Paris 4, etc.… Lire la suite

Quelle influence médiatique ont les plus grandes écoles de management ?

En compagnie du site NewsTank Higher Ed l’agence de Media Intelligence Meltwater a réalisé une passionnante étude sur la façon dont sont représentées les dix premières écoles françaises du « Classement 2016 des Masters in Management » du Financial Times dans les médias online et les réseaux sociaux, en France et à l’étranger. L’analyse a porté sur quatre grands points :

  • • Quels messages cherchent à faire passer les universités et écoles françaises ?
  • • Que dit-on à leur sujet en France et dans le monde ?
  • • Comment contrôlent-elles leur e-réputation ?
  • • Comment animent-elles leurs comptes sociaux ?

Les dix écoles ont généré au total plus de 30 000 articles au cours de l’année dans la presse en ligne internationale. Avec plus de 26% des citations dans la presse international, l’Essec s’impose par exemple devant HEC (un peu moins de 22%) et se place loin devant l’Edhec (un peu moins de 12%).… Lire la suite

La Cour des Comptes analyse l’échec de France Business School

Sous le titre « France business school : une fusion ratée », la Cour des Comptes consacre un chapitre de son rapport annuel à l’échec de France business school. Une histoire bien connue mais magnifiquement racontée dont voici quelques extraits saillants.

Une gouvernance opaque

Analysant d’abord sa gouvernance (voir le schéma), les auditeurs de la Cour expliquent que « les chambres de commerce et d’industrie et les collectivités territoriales membres de l’ESCEM étaient donc relativement sous-représentées dans les organes de FBS, ce qui a pu les dissuader de s’impliquer dans la gouvernance et le contrôle de l’association ». Ce montage n’aurait pas non plus « permis de distinguer clairement les responsabilités financières des délégants et du délégataire, notamment en cas d’insuffisance de ressources pour couvrir les charges d’exploitation ».

Quant à l’effondrement des recrutements (baisse de 90 % par rapport à l’année scolaire 2011-2012), il s’explique « en partie par une stratégie de recrutement préparée précipitamment qui n’a pas convaincu les étudiants ».… Lire la suite

« Les élèves de STMG ont beaucoup de scrupules à aller en prépa » : Jean-Luc Koehl, président de l’ADEPPT


L’EM Normandie a accueilli en décembre 2016 le congrès annuel de l’ADEPPT (Association de promotion des classes préparatoires option technologique) qui réunit les professeurs des classes préparatoires économiques commerciales réservées aux bacheliers STMG (plus certaines aux bacheliers professionnels). Entretien avec celui qui la préside depuis 8 ans et vient d’être réélu à sa tête, Jean-Luc Koehl.

Olivier Rollot : C’est la période des vœux. Qu’est-ce que vous espérez pour 2017 ?

Jean-Luc Koehl : L’ouverture d’une ou deux classes préparatoires option technologique nouvelles peut être ? Nos 43 classes (39 en métropole et 4 dans les DOM-TOM) présentent plus de 1 000 étudiants chaque année aux concours (contre 800 il y a cinq ans). La progression est de 5% par an depuis cinq ans ce qui représente aujourd’hui un peu plus de 12% des candidats. La voie technologique est la seule en progression aujourd’hui grâce à l’ouverture régulière de classes.… Lire la suite

« Notre PGE se caractérise par la place donnée à l’international » : Benoît Aubert (ICD)

Ecole postbac implantée à Paris et Toulouse, membre de la Conférence des grandes écoles, ICD Paris propose essentiellement un cursus en 5 ans (amenant au grade de master) mais aussi des bachelors et des MBA. Son nouveau directeur, Benoît Aubert, explique ses ambitions pour l’école.

  • On intègre l’ICD par un concours commun à deux autres écoles, l’Istec et l’Idrac, le concours Team. Les étudiants sont titulaires à parité des bacs ES, S et STMG.

 Olivier Rollot : Vous venez de prendre la direction de l’ICD. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce poste ?

Benoît Aubert : D’abord parce que c’est une école dédiée au commerce et marketing, ce qui est aussi ma spécialité. Ensuite parce que l’ICD est une école jeune et agile dans laquelle je sais que je pourrai développer mes projets. Enfin parce que l’ICD fait partie du groupe IGS sur lequel je pourrai m’appuyer avec son campus parisien dont nous partageons les ressources, son école IGS-RH qui a formé près d’un quart des DRH français et son centre de formation d’apprentis (CFA) par lequel passent la moitié de nos étudiants.… Lire la suite

« Il faut une filière préparant véritablement à l’enseignement supérieur scientifique » : Sylvie Bonnet (UPS)

Selon l’enquête Trends in Mathematics and Science Study (TIMSS) révélée fin 2016 semaine, en 20 ans les élèves de la série S ont perdu près de 20% de leurs capacités, passant d’un score de 569 en 1995 à un score de 463 en 2015, soit la plus forte baisse observée dans le monde. L’union des professeurs de classes préparatoires scientifiques (UPS) s’inquiète justement depuis plusieurs années de la baisse de connaissances et compétences des élèves dans les matières scientifiques suite aux réformes entamées en 2009. Sa présidente, Sylvie Bonnet, revient avec nous sur les données du problème.

Olivier Rollot : Suite à la parution de l’enquête TIMSS, le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dément la baisse du niveau des élèves de terminale S dans les matières scientifiques dans deux notes (sur La performance des élèves de terminale S en physique et La performance des élèves de terminale S en mathématiques et leur évolution sur 20 ans).Lire la suite

Bientôt un « IMT Grand Est » ? : François Rousseau, directeur des Mines Nancy, présente sa stratégie

Membre à la fois de l’université de Lorraine, de l’Alliance Artem et de l’Institut Mines Télécom, Mines Nancy est à ce titre une école d’ingénieurs atypique, à la croisée d’influences et de compétences très diverses. Quelques mois après avoir pris la direction de l’école, François Rousseau nous confie la stratégie qu’il va maintenant y mettre en œuvre.

  • Mines Nancy forme à la fois des « ingénieurs civils » (recrutés après prépa, ils sont 500) et des « ingénieurs de spécialité » (après un BTS/DUT, ils sont 180) tout en dispensant le Master Design Global, trois mastères spécialisés et deux MSc. Les frais de scolarité des élèves ingénieurs sont de 615€ par an.

Olivier Rollot : Mines Nancy est à l’interface de trois réseaux, l’université de Lorraine, l’Alliance Artem et l’Institut Mines Télécom. Ce n’est pas trop difficile à gérer ?

François Rousseau : C’est un atout formidable de bénéficier de la force des laboratoires de l’université de Lorraine (60 000 étudiants, 1500 ingénieurs diplômés par an), qui émerge dans le Classement de Shanghai.… Lire la suite

« Nous sommes leaders dans l’apprentissage » : Sébastien Chantelot (ESC Pau)

Plus d’un étudiant de l’ESC Pau sur deux opte pour un parcours en apprentissage en M1 et M2. Une spécificité qui permet à l’école d’être l’une des plus abordables dans un environnement à la fois très attrayant et riche de grandes entreprises. Son directeur, Sébastien Chantelot, précise les atouts de son école.

  • Spécialisé sur le dispositif de l’apprentissage le Groupe ESC Pau dispense un programme grande école post prépas, des bachelors mais aussi des programmes de niveau bac+2 et bac+3 comme en formation continue.

Olivier Rollot : Pour un étudiant quelles sont les raisons qui poussent à choisir l’ESC Pau ?

Sébastien Chantelot : Nous sommes une grande école à dimension humaine – 250 étudiants par promotion – dans une ville moyenne qui cultive une qualité de vie propre au Sud-Ouest. Mais Pau aussi une métropole dont l’université compte 12 000 étudiants et qui abrite le centre mondial de recherche de Total.… Lire la suite

L’IAE Aix-Marseille toujours plus ambitieux

En gagnant cette année sept places dans le classement général des business schools européennes du Financial Times où il se classe à la 67ème place, l’IAE Aix-Marseille démontre qu’il n’a rien perdu de son attractivité après quelques années « tendues » suite à son intégration dans la grande université d’Aix-Marseille. « J’ai toujours milité pour cette intégration qui nous donne beaucoup de moyens même si c’est au prix de quelques lourdeurs administratives », assure d’ailleurs la directrice de l’IAE, Virginie de Barnier.

Toujours plus de formation continue. Alors qu’elle n’envisage pas d’implantation parisienne – « Nous délivrons déjà des formations à Paris à des cadres sans avoir pour autant besoin de bâtiments permanents » -, Virginie de Barnier n’en entend pas moins continuer à développer une formation continue qui représente aujourd’hui un tiers des ressources de l’institut : « Nous sommes en mesure de faire du sur mesure et cela nous a par exemple permis récemment de remporter un contrat face à HEC qui proposait une formation beaucoup plus standard et un peu plus chère que la nôtre ».… Lire la suite