Quel enseignement supérieur après les présidentielles ?

Si l’enseignement supérieur n’est pas toujours au cœur du débat, chaque candidat aux élections présidentielles n’en a pas moins développé des propositions sur le sujet. Spécialisé dans le conseil aux acteurs de l’enseignement supérieur, le cabinet HEADway a donc voulu en savoir plus et les a interrogés sur leurs programmes en la matière.

Leurs réponses ont été synthétisées sur le blog d’HEADway dans un article : « Présidentielles : quels sont les programmes des candidats pour l’enseignement supérieur ? ». Puis dans un jeu qui permet à chacun de comprendre de quel candidat il est le plus proche. Enfin, nous vous proposons aujourd’hui un mapping permettant de comprendre quelles sont les opinions des candidats dans deux abscisses : la volonté de revenir ou pas sur la LRU et celle de sélectionner ou non les étudiants.

L’autonomie des universités est considérée par le candidat sortant, Nicolas Sarkozy, comme l’une des grandes réussites de son quinquennat.… Lire la suite

Présidentielles : universités et grandes écoles présentent leurs programmes

C’est un exercice obligé : avant les élections présidentielles toutes les institutions représentatives de l’enseignement supérieur français se doivent de faire leurs propositions aux candidats. La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (Cdefi) avait fait les siennes en premier, suivie par la Conférence des Grandes écoles (CGE), c’est la semaine dernière la Conférence des présidents d’université (CPU) qui a fermé le bal. Voici en substance ce qu’elles demandent sur quelques points clé concernant l’enseignement supérieur.

Le modèle français

C’est la première proposition de la CPU et ce n’est pas par hasard si la Conférence demande que soit reconnu un « modèle français d’organisation » dans lequel « l’enseignement supérieur et la recherche sont un bien public et doivent être financés majoritairement et de façon pérenne par l’État ». On voit bien là combien certaines composantes universitaires – essentiellement en lettres et sciences humaines -, à la fois essentielles à l’université et peu à même d’obtenir des financements privés, ont craint ces dernières années un désengagement de l’État dans le cadre de la LRU.… Lire la suite

Présidentielles : quels sont les programmes des candidats pour l’enseignement supérieur ?

Enjeu majeur pour la réussite économique d’un pays selon tous les économistes, l’enseignement supérieur n’est pas au cœur de la campagne électorale présidentielle 2012. Si François Hollande a mis « la jeunesse au premier rang de ses engagements dans cette campagne présidentielle » on a le sentiment que, pour les deux principaux candidats, l’effort doit maintenant plus porter plus sur le primaire et le secondaire que sur l’université. C’est très clair dans le discours prononcé par Nicolas Sarkozy le 28 février à Montpellier quand il dit qu’il a « pendant les cinq années qui viennent de s’écouler, donné la priorité à l’université et à la recherche » et que, s’il est réélu, « pendant les cinq années qui viennent, c’est à l’école, de la petite enfance jusqu’au bac, qu’il faut donner la priorité ».

François Hollande compte lui organiser, s’il est élu, des assises de l’enseignement supérieur et de la recherche dès 2012 et, sur les 60 000 postes d’enseignants dont la création est prévue, en réserver 5 000 au supérieur.… Lire la suite