Bilan 2012 de l’enseignement supérieur: le feuilleton sans fin de Sciences Po

D’ici le mois de mars un successeur devrait enfin être trouvé à la tête de Sciences Po à Richard Descoings. S’il est d’usage de ne pas s’attaquer aux disparus, l’emblématique patron de Sciences Po n’aura pas eu cette chance. Accablé par un rapport de la Cour des Comptes pointant notamment ses rémunérations extravagantes, il a largement été désigné comme bouc émissaire de tous les malheurs d’un institut qu’il aura pourtant largement contribué à revivifier puis à rendre incontournable sur la scène de l’enseignement supérieur français et international.

Fioraso vs. Pébereau

La succession de Richard Descoings a vite tourné à l’affrontement entre la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, et Michel Pébereau, président de l’institut et possible successeur de Jean-Claude Casanova à la tête de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui le gère (lire l’article très complet de Patrick Fauconnier sur le site du Nouvel Obs). Si les deux personnalités ont tout de suite semblé entrer en confrontation, c’est bien Michel Pébereau qui a dû finir par accepter la nomination d’un administrateur provisoire, Jean Gaeremynck, à la place d’Hervé Crès, le candidat qui venait d’être intronisé.… Lire la suite

Hervé Crès a été élu directeur de Sciences Po : portrait d’un « pure player »

Lui-même diplômé de l’institut de la rue Saint-Guillaume, ancien directeur du programme grande école d’HEC, Hervé Crès, 45 ans, était depuis 2008 le directeur adjoint de Sciences-Po Paris avant, hier, d’être élu à sa tête. En attendant la confirmation de sa nomination par le gouvernement, qui ne devrait pas survenir avant la publication à la fin du mois du rapport de la Cour des Comptes sur l’IEP de Paris, le voilà dans les pas de son mentor, Richard Descoings, dont il assurait déjà l’intérim depuis son décès au printemps dernier.

 

Hervé Crès, je l’ai rencontré à plusieurs reprises ces dernières années. La première fois c’était à un colloque international organisé à Oxford par des étudiants de grands établissements français et britanniques (Cambridge, LSE, HEC, Sciences Po, l’École Polytechnique et, bien sûr, Oxford). Il y représentait à l’époque HEC et je l’avais trouvé à l’époque drôle, extrêmement sympathique, en un mot très différent de l’Hervé Crès austère que je retrouvais, quelques années plus tard, à Sciences Po.… Lire la suite