Université : quelles conclusions tirer de l’enquête annuelle d’insertion des diplômés?

Alors qu’elle avait provoqué beaucoup de remous lorsqu’elle était sortie pour la première fois il y a deux ans, l’enquête annuelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’université (de 2009) n’a guère provoqué de remous cette année. Il est vrai qu’en travaillant sur des indicateurs à trente mois elle ne peut guère montrer de grandes différences entre les filières. De plus, plusieurs universités, dont Paris 2 Panthéon-Assas ou Dauphine, n’ont pas répondu et beaucoup d’autres donné des indicateurs incomplets, notamment sur… leurs taux d’insertion. Pour autant, on peut en tirer quelques enseignements.

Des licences pros qui s’intègrent très bien

80% des diplômés de licence professionnelle (LP) ont en emploi stable contre 73% et 71% en master et en DUT. De la même façon, 96% des LP un emploi à temps plein contre 94% et 92% en master et en DUT.

Des diplômés qui s’insèrent plus ou moins bien selon leur domaine

Les diplômés des domaines droit-économie-gestion et technologies-sciences-santé sont pour 92% d’entre eux en emploi 30 mois après leur entrée dans la vie active contre 88% en sciences humaines et sociales et 85% en lettres-langues-arts. Surtout, ces deux premières catégories occupent des emplois stables à 80% et 77% quand ce n’est le cas que de 58% des diplômés en lettres-langues-arts et 61% en sciences humaines et sociales.

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