Neoma présente son nouveau campus rémois entre ciel et terre

by Anne Dhoquois

Le tout nouveau campus rémois de Neoma ouvrira ses portes en janvier 2027. 4200 étudiants feront alors leur rentrée sur un site de 35 000 m2, qui entend « associer beauté architecturale, qualité de vie et performances énergétiques ».

Allier bois, béton et vitre. 29 novembre 2024 : plantation du premier arbre du futur campus de Neoma à Reims. Tout un symbole qui reflète bien l’un des axes majeurs du nouveau site de l’école : une large place laissée à la végétation à l’intérieur comme à l’extérieur. Pour le reste, le bâtiment, réalisé par un consortium danois, allie bois, béton et vitre afin que les espaces bénéficient le plus possible de la lumière du jour et d’une ouverture vers la nature environnante. L’ensemble est labelisé E+C- (énergie positive et réduction carbone) et répond aux critères des certifications internationales Leed and Well axées respectivement sur la durabilité d’une construction et le bien-être de ses occupants.

Au sein d’un quartier en réhabilitation. Bati au bord du canal sur un ancien site industriel, incarné par une cheminée en pierre qui sera conservée, le campus constitue l’un des éléments phare du quartier Port Colbert en cours de réhabilitation. Celui-ci, proche de la gare et du centre-ville et bien desservi par des lignes de bus, comprendra un parc municipal, des résidences étudiantes, des logements, des commerces et un autre établissement de l’enseignement supérieur (l’école supérieure d’art et de design Reims s’y installera également en janvier 2027). Un écrin de choix pour un projet post-covid aux ambitions affichées : « Reconstruire une vie collective, favoriser le bien-être, donner envie aux étudiants d’y venir, le tout dans des espaces à la fois grandioses et chaleureux », décrit Delphine Manceau, directrice générale de Neoma.

Agilité et flexibilité. Piloté par une SASU, filiale de Neoma à 100%, le nouveau campus a couté 146 millions d’euros si on y inclut la construction d’un gymnase attenant. Conçu autour d’un atrium central, composé exclusivement de bois, le bâtiment de quatre niveaux comprend 70 salles de cours classiques, quinze salles innovantes, deux amphithéâtres de 120 places, des boutiques et un peu partout des lieux de repos et de travail modulables. « Les étudiants vont créer leur propre espace grâce au mobilier à leur disposition, par exemple des panneaux acoustiques amovibles », précise Sébastien Baillet, directeur général de la SASU.

Au rez-de-chaussée du bâtiment, un auditorium pouvant accueillir 750 personnes pourra être loué pour des événements, une façon d’optimiser les charges et de rentabiliser l’investissement, l’école ayant financé une partie des travaux sur fond propre. Dans les étages, les salles de classe ont été pensées pour créer « l’espace d’apprentissage idéal, entre plafond d’acoustique, écrans de rappel, lumière naturelle, circulation facilitée, etc. », détaille le directeur du campus . Quant aux 15 salles innovantes, elles seront dédiées à la créativité, aux technologies immersives, à l’hybridation… Le tout ayant été conçu pour s’adapter aux évolutions futures en termes de pédagogie, d’usages des étudiants, etc. Des étudiants qui seront 4200 à y faire leur rentrée en janvier 2027, la capacité d’accueil du lieu ayant été fixé à 6000, soit 25% de hausse par rapport aux effectifs actuels. « On construit pour trente ans ; on va pouvoir grandir », conclut Delphine Manceau.

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