EMPLOI / SOCIETE, POLITIQUE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Jeunes actifs diplômés des grandes écoles : dans quels secteurs s’épanouissent-ils le plus ?

Faut-il mieux bien gagner sa vie dans un secteur peu épanouissant ou moins bien gagner sa vie mais dans un secteur plus ouvert ? Y a-t-il une corrélation évidente entre niveau salaire et satisfaction dans le travail ? Autant de questions que s’est posée la Conférence des Grandes écoles (CGE) dans sa dernière enquête d’insertion portant sur la promotion diplômée en 2011.

L’argent fait-il le bonheur ?

Sur le graphique ci-dessous la satisfaction dans l’emploi est notée sur une échelle allant de 1 à 5 du « très insatisfait » à « très satisfait ». Les axes centraux représentent les moyennes de rémunérations (brutes, annuelles, tous lieux, et toutes primes) en valeur arrondie à 37 000 € et les moyennes de satisfaction à 4, 06. Chaque cercle est représenté en fonction du revenu moyen des diplômés travaillant dans le secteur et de leur note moyenne de satisfaction. Le rayon du cercle est proportionnel aux effectifs du secteur.

Et que constate la CGE ? Par exemple que dans la banque/assurance les rémunérations moyenne approchent les 47 000 € par an (très au-dessus de la moyenne) alors que la satisfaction moyenne atteint 4,01 (un petit peu moins que la moyenne d’ensemble). « Si la satisfaction et le niveau de rémunération allaient de pair, l’ensemble des secteurs seraient alignés sur une diagonale bas-gauche / haut-droite. Ce n’est pas vraiment ce qu’on observe », indique Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC en présentant l’étude.

L’agriculture présente ainsi un niveau de satisfaction similaire à celui de la banque/assurance avec des niveaux de rémunérations opposés. Inversement, avec un niveau de rémunération comparable les administrations s’opposent aux autres secteurs industriels et au BTP sur le plan de la satisfaction. L’énergie et les BTP figurent chaque année parmi les secteurs d’emploi où la satisfaction est forte. A l’inverse, le tourisme-restauration, les éco-industries ou encore l’enseignement-recherche cumulent les handicaps : les salaires comme les taux de satisfaction y sont significativement en-dessous de la moyenne.

Dans quelles fonctions est-on le plus heureux?

Le summum du bonheur dans ce deuxième graphique : travailler à l’étranger. D’autant qu’on y est très bien payé (plus de 46 000 € par an en moyenne) ! Le pire ? Les ressources humaines : salaire médiocre (un peu plus de 33  000 €) et indice de satisfaction très bas. Comme quoi les cordonniers sont les plus mal chaussés… Sinon on le sait les hommes sont mieux payés que les femmes mais aussi plus satisfaits. Par contre, les diplômés sont mieux rémunérés en Ile-de-France mais moins satisfaits qu’en province. Il en est de même pour les managers et les ingénieurs.

Olivier Rollot (pour me suivre sur Twitter : @O_Rollot)

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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