Comme dans toutes les évaluations du Hcéres en ce moment tout va bien pour l’ENSEA… jusque-là. Si « l’ENSEA ressort renforcée de la période 2019-2025 » et en dépit d’une situation financière saine, le Hcéres alerte en effet dans son rapport sur des « prévisions budgétaires systématiquement surestimées, réduisant la valeur du budget comme outil de pilotage ». L’école est donc « invitée à renforcer la sincérité des projections et à mieux associer les services aux contraintes financières ».
Beaucoup d’innovations. Le comité rappelle que l’école a diversifié son offre de formation, créé un bachelor et de nouveaux mastères spécialisés, intégré davantage de sciences humaines et développé une approche par compétences. L’innovation pédagogique est « largement soutenue » : classes inversées, hybridation, capsules vidéo, fablab, ou encore accompagnement dédié par une ingénieure pédagogique. Les locaux rénovés – dont un Learning Center devenu central dans la vie académique – « contribuent à cette dynamique ».
Vie étudiante. La création d’un service dédié à la vie de campus « marque un tournant » selon le comité. Le schéma directeur adopté en 2024 articule ambitions éducatives, bien-être et transition écologique. L’accueil des étudiants internationaux a été renforcé, comme l’atteste le label Bienvenue en France trois étoiles. L’école conserve une forte ouverture sociale avec 35 % de boursiers, tout en multipliant les actions de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Vie sociale. L’établissement a également « profondément réorganisé ses services et amélioré son fonctionnement interne ». Les instances sont « mieux identifiées, les rôles clarifiés et les projets stratégiques suivis selon une logique de mode projet ». La démarche qualité « progresse, même si elle reste inégalement appropriée par les personnels enseignants ». Le climat social, « jugé serein, témoigne d’une adhésion globale au projet d’établissement ».
Recherche. Si la politique scientifique se structure et progresse – hausse des projets, brevets, partenariats – la situation du laboratoire QUARTZ « demeure préoccupante : Faible pilotage, absence de convention avec les tutelles, hétérogénéité des productions et difficultés d’accès à l’information scientifique fragilisent l’unité ». Une restructuration est jugée « nécessaire ».
Vivre au sein de CY Cergy Paris Université. En définitive la relation avec CY Cergy Paris Université reste le « principal sujet de tension ». L’intégration future de l’ENSEA comme établissement-composante, souhaitée par la tutelle, divise encore. Le rapprochement simultané avec l’Institut Mines-Télécom « ajoute à la confusion stratégique ». Le comité « recommande l’élaboration d’une feuille de route partagée pour clarifier les objectifs et les implications de ces partenariats. »
