Tout juste accréditée EQUIS par l’EFMD, Paris School of Business présente un nouveau plan stratégique sous l’égide de son directeur général et dean, Olivier Aptel, et de son président, Jean-Guy Bernard. Comme l’EM Strasbourg ou Excelia PSB souhaiterait demain entre dans une banque de concours post prépas – sans doute la BCE – en plus d’être d’abord une école postbac. Elle entend également devenir société à mission à l’image de sa cousine de Galileo Global Education emlyon. En cinq ans elle projette de faire progresser son nombre d’étudiants de 4 500 à 6 000 et son chiffre d’affaires de moitié pour atteindre les 75 millions d’euros. « Nos leviers de croissance sont essentiellement dans les programmes bachelor, MSc et Executive Education avec un focus à l’international au vu de la démographie française », résume Olivier Aptel en faisant visiter ses nouveaux locaux au sein du bâtiment Delta de Galileo Global Education au cœur de Paris.

Une identité internationale déjà très affirmée. Paris Business School se distingue par un profil international marqué. En 2025, 40 % des étudiants inscrits dans des programmes diplômants sont internationaux, hors échanges académiques. Plus de 80 nationalités sont représentées sur le campus, confirmant l’attractivité croissante de l’école auprès de publics venus du monde entier. « Cette dimension internationale s’exprime dès le premier cycle, notamment à travers un Bachelor en management dispensé en anglais, ainsi que le lancement d’un nouveau programme Bachelor Tech Manager, conçu en cohérence avec les orientations stratégiques de l’établissement », explique Olivier Aptel.
Une faculté internationale et orientée recherche. À la rentrée 2025, Paris Business School comptera 108 professeurs permanents enseignants-chercheurs, dont 63 % sont internationaux, issus d’une trentaine de pays. Près de 80 % sont titulaires d’un doctorat et engagés dans des activités de recherche. En 2025, l’école a recruté 20 enseignants-chercheurs supplémentaires, tous internationaux, affichant un inducteur de recherche « h-index » moyen de 13.
Ces recrutements s’inscrivent dans une trajectoire visant 114 professeurs permanents à court terme, puis 160 à l’horizon 2030. La production scientifique progresse fortement, avec 137 publications en 2025, dont plus de 60 % classées dans les catégories 3 ou 4 étoiles. « Pour l’école, la recherche constitue un pilier stratégique à part entière, au-delà des enjeux d’accréditation ou de classement » souligne le directeur.
Classements et accréditations comme leviers de réputation. L’année 2025 marque un tournant pour Paris Business School sur le plan de la reconnaissance internationale. L’école a intégré le Top 50 mondial du classement Masters in Management, à la 43e place, et fait son entrée dans un classement international universitaire pour son MBA. Elle a également renouvelé son Grade de Master, ainsi que ses accréditations AMBA et AACSB. « Surtout, l’obtention récente de l’accréditation EQUIS permet désormais à l’établissement de revendiquer la triple accréditation, un label détenu par moins de 1 % des business schools dans le monde. Un signal fort pour les étudiants internationaux, pour lesquels ces labels constituent des critères de choix déterminants », se félicite Olivier Aptel.
Un nouveau campus pour soutenir la stratégie. Installée depuis septembre dernier dans un nouveau campus au cœur de Paris à deux pas des Gobelins, l’école a quitté son site du 13e arrondissement de Paris. « Ce changement d’infrastructure constitue un levier stratégique majeur, en améliorant sensiblement l’expérience étudiante et les capacités d’accueil. Le campus est désormais conçu comme un outil au service de l’attractivité, du développement international et du déploiement des ambitions académiques de l’établissement. »

Destination 2030, une stratégie fondée sur l’interdisciplinarité et l’international. Baptisé Destination 2030, le plan stratégique repose sur une redéfinition de la mission et de la vision de l’école. Paris Business School ambitionne de « devenir une école de management de référence, capable de former des leaders aptes à transformer la complexité en opportunités ». Cette vision s’appuie sur une conviction centrale : « les défis contemporains des organisations nécessitent une approche interdisciplinaire, croisant management, technologie, design, sciences sociales, géopolitique et culture ». Le positionnement stratégique de l’école se situe ainsi à l’intersection de l’international et de l’interdisciplinarité.
Axes prioritaires et actions structurantes. Le plan s’articule autour de plusieurs axes : programmes et expérience étudiante, recherche, internationalisation, notoriété et gouvernance. Il se décline en vingt actions stratégiques, chacune associée à des indicateurs, des ressources et un calendrier de mise en œuvre. Parmi les priorités figurent le renforcement des parcours interdisciplinaires, le développement de doubles diplômes et de certificats avec des écoles d’ingénieurs, de design ou d’art, l’intégration à une banque d’épreuves post-classes préparatoires, ainsi que l’augmentation de la production scientifique pour atteindre 240 publications annuelles en 2030. L’école vise également une hausse de la part d’étudiants internationaux, de 40 % aujourd’hui à 60 % à l’horizon 2030.
Objectifs de croissance et organisation. À l’horizon 2030, Paris Business School prévoit d’accueillir entre 6 000 et 6 500 étudiants, de disposer d’un corps professoral de 160 enseignants-chercheurs majoritairement internationaux et d’atteindre un budget annuel d’environ 75 millions d’euros. « La croissance reposera principalement sur les programmes internationaux, les masters et l’Executive Education, dans un contexte de stagnation démographique du vivier étudiant français », conclut Olivier Aptel.
