Des étudiants sur le campus de l’Esdes
« Nous croyons fermement dans les programmes en 5 ans et au continuum lycée / bac / grade master. » En amont de la conférence de presse annuelle du concours ACCES le directeur général de l’Esdes, William Hurst, réaffirme sa confiance dans un modèle bac+5 qu’on a vu challengé cette année. Un modèle doublé pour les trois écoles du concours – Esdes, , Iéseg – par le label EESPIG. « Des écoles qualitatives, fiables, aux finances stables sont un atout très important quand nous parlons aux familles », insiste Jean Charroin, directeur général de l’Essca.

William Hurst, Caroline Roussel et Jean Charroin
Une sélection sur titre et oraux
La grande nouveauté de 2027 sera le passage à une sélection sur titre et oraux. « Nous sommes leaders et avons de belles perspectives de progression en admission sur titre », soutient la directrice générale de l’Iéseg, Caroline Roussel, qui présente une nouvelle formule de sélection sur titre postbac suivie d’oraux dans les écoles. « Contraint et forcé par le Covid en 2020 nous étions passés à une sélection sur dossier d’étudiants diplômés cette année. Des étudiants dont nous avons été tout à fait satisfaits », détaille la directrice qui espère ainsi « pouvoir recevoir une plus grande diversité de candidatures ».
La sélection se fera sur les informations de Parcoursup, c’est-à-dire la fiche avenir, les notes de première et terminale et les notes anticipées du bac français et mathématiques. Les épreuves orales complètent la sélection. « Les épreuves anticipées sont importantes mais un dossier donne des notes plus larges dont nous avons besoin dans nos écoles. Il ne faut pas seulement avoir des notes excellentes dans les épreuves anticipées », souligne Caroline Roussel en commentant la décision de Sciences Po de renoncer à examiner les notes du contrôle continu. « De plus nous ne souhaitons pas faire des examens en distanciel qui sont de plus en plus challengés par des processus de triches », confie Jean Charroin.
Seulement trois écoles ?
Et oui finalement Excelia ne fait pas partie du concours contrairement à ce qui avait été annoncé en mars 2026. « A date Excelia n’a pas rempli toutes les conditions pour intégrer la banque de concours en 2027 », explique Caroline Roussel, présidente du concours et directrice générale de l’Iéseg quand Jean Charroin insiste sur la « nécessité de faire partie d’une seule banque d’épreuves ». Or Excelia BS souhaitait continuer à recruter des élèves de classes préparatoire par le biais de la BCE.
Les résultats 2026
Si l’Iéseg annonce avoir rempli les effectifs de sa promotion 2026-2027, ce n’est pas le cas de l’Essca. « Il y a une bascule vers le bachelor quand le PGE se tasse de 15 ou 20% dans sa forme traditionnelle. Le bachelor c’est aujourd’hui 50% de notre recrutement quand c’était 10% il y a cinq ans », analyse Jean Charroin en mettant en avant son positionnement plus international. Du côté de l’Esdes c’est aussi la stabilité qui prévaut avec le choix d’avoir des promotions à taille réduite et une diversité de programmes.
En tout ce sont 5 058 vœux qui ont été émis cette année pour 1 937 intégrées en postbac. Le profil des candidats reste largement dominé par les élèves de terminale générale, qui représentent près de 90 % des candidatures. Les spécialités mathématiques et sciences économiques et sociales constituent la combinaison la plus fréquente, devant histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques associée aux sciences économiques et sociales. Au total, environ 60 % des candidats ont suivi la spécialité mathématiques. La répartition géographique reste marquée par le poids de l’Île-de-France, qui représente près de la moitié des candidatures. Autre caractéristique de ce recrutement :quatre candidats sur cinq souhaitent suivre une formation en alternance !
En AST il y a eu 2 025 candidats et 1 139 intégrés. « Il y a un potentiel de croissance en AST où notre concours est récent et où sommes moins connus », se projette Caroline Roussel. Aujourd’hui les AST permettent d’attirer des candidats plus répartis sur le territoire : 32,5 % viennent d’Île-de-France et près des deux tiers des autres régions.