Ce fut un formidable week-end de sport et d’engagement pour les 25 étudiants d’Audencia en charge de l’organisation du 39ème Triathlon Audencia – La Baule. Accompagnés par 500 étudiants bénévoles de l’école ils ont accueilli près de 9 000 athlètes et 50 000 spectateurs. « Le triathlon se vit presque sur trois ans. En première année, nous participons comme bénévoles. Nous pouvons ensuite candidater pour rejoindre l’équipe organisatrice : environ 140 à 150 étudiants postulent pour 25 places. Puis nous organisons l’édition pendant près d’un an avant de partir en échange et, à notre retour, de participer à notre tour à l’épreuve », confie Marin Ripault, le président de l’association organisatrice du triathlon. « C’est le plus grand événement sportif ouvert au public organisé par des étudiants en France. Ce triathlon incarne, une fois de plus, les valeurs qui animent Audencia : engagement, responsabilité, solidarité et dépassement de soi », se félicite le directeur général de l’école, Sébastien Tran.

Les 25 étudiants d’Audencia en charge cette année de l’organisation du Triathlon Audencia – La Baule
Des courses pour tous les publics
Pendant deux jours le spectacle est incessant : une course en trio – un nageur, un cycliste, un coureur qui se relaient – se finit avant qu’un course en solo plus classique commence. Les uns sortent de l’eau en courant quand les autres les attendent fébrilement devant leur vélo. Les plus jeunes – 6 à 10 ans – nagent 50 à 200 mètres et font 2 à 5 kilomètres à vélo quand les plus expérimentés feront 1,5 kilomètres de nage, 40 kilomètres de vélo et 10 de course. Cette 39ᵉ édition a d’ailleurs été marquée par une forte dimension inclusive, avec le lancement du défi #JePeux2026, réunissant entreprises, sportifs valides et sportifs en situation de handicap autour d’un même triathlon. Elle a également été marquée par une nouvelle épreuve dite Run & Bike Solidaire qui a rendu hommage à Maylis, ancienne trésorière de l’association, disparue cette année des suites d’un cancer.
Et tout s’est bien passé en dépit de craintes de dernière minute. « Nous avons notamment rencontré un problème avec la fermeture du parcours vélo, qui risquait de retarder le programme. Il y a aussi toujours des aléas de matériel ou de coordination entre prestataires. Sur un événement de cette ampleur, un petit retard peut avoir des conséquences sur toute la chaîne logistique », se remémore Marin Ripault.
Des entreprises motivées
Parce qu’elles apportent une partie du financement, les entreprises sont au cœur du succès du Triathlon Audencia – La Baule. Présentes le long de la plage dans des tentes dédiées, elles viennent parfois avec dix équipes tout en participant pour certaines à l’animation. Partenaire du triathlon, Yoplait ne se contente pas d’apporter des produits ou un soutien logistique : elle mobilise aussi ses collaborateurs autour de l’événement. « Relais, courses individuelles, ravitaillements ou animations permettent de conjuguer engagement auprès des étudiants, promotion de l’activité physique et cohésion interne » nous explique son responsable Mathieu Hayer qui participe lui-même à une course : « Nous sommes présents à la fois comme partenaire et comme participants. Plusieurs équipes ont couru le relais, six ou sept collaborateurs participeront au format S et cinq au M. Nous sommes également présents sur le village, au ravitaillement et sur différents temps forts de l’événement ». Yoplait a ainsi fourni des produits lors du petit déjeuner des partenaires, qui réunissait environ 400 personnes, et est présent sur les ravitaillements. Les collaborateurs qui assurent les animations sont des salariés de l’entreprise. Ils donnent de leur temps pour représenter la marque et, en contrepartie, ils peuvent aussi profiter de l’événement et participer aux courses.

Cette année encore HEADway Advisory faisait partie des entreprises présentes avec une équipe menée par Jules Raffegeau aux côtés de Lilou Mankouri et Alexandre Muller.
Une expérience irremplaçable
Mais ce qui est le plus marquant dans cet événement c’est comment il apporte une expérience irremplaçable aux étudiants en charge de son organisation. « Nos étudiants ont la responsabilité réelle d’un événement et cela crée beaucoup de fierté. C’est presque une année de stage en accéléré, tout en continuant leurs cours. Ils utilisent leurs soirées et leurs week-ends pour travailler sur le projet », explique Juliette Berlivet, qui prenait cette année pour la première fois la direction du triathlon.
A se côtés une équipe de 25 étudiants en charge de l’organisation de tout l’événement, qu’il s’agisse de la logistique, de la communication, des sponsors ou encore de la sécurité. « À mon arrivée, j’ai trouvé des étudiants très impliqués mais essentiellement dans l’exécution. J’ai voulu les associer beaucoup plus en amont aux décisions. Pour être vraiment motivés, ils doivent comprendre pourquoi une décision est prise et avoir la possibilité d’influencer le résultat », reprend la responsable qui tient à que son équipe dispose d’une grande liberté d’initiative : « Ils proposent et je valide ou non, mais j’ai finalement très peu refusé leurs initiatives. Sur certains sujets, comme la médaille remise aux finishers, nous avons échangé sur les premières propositions puis je leur ai laissé la main sur le résultat final ».
Les étudiants sont d’abord sélectionnés pour rejoindre l’association, puis chacun candidate au pôle dans lequel il pense pouvoir apporter le plus. L’équipe élit ensuite les responsables des différents pôles. « Nous engageons directement l’image de l’école et celle des partenaires de l’événement. C’est une vraie responsabilité. Nous devons aussi mener ce projet en parallèle des cours et de notre vie étudiante. Cela oblige à apprendre très vite à s’organiser et à travailler de manière professionnelle », conclut Marin Ripault, qui compte bien à l’avenir « travailler dans l’univers du sport, soit dans la gestion d’événements, soit dans des fonctions financières au sein d’un club ou d’une instance sportive ».
3 questions à…
Mathieu Hayer, responsable Marque Employeur de Yoplait
Pourquoi Yoplait s’engage-t-elle dans ce type d’événement ?
Cela répond d’abord à l’un des piliers de notre marque employeur : soutenir les jeunes générations. Nous avons différents dispositifs à destination des jeunes, des stages de troisième et de seconde jusqu’à nos programmes pour les jeunes diplômés. Nous avons un programme destiné à soutenir les associations qui organisent de grands événements étudiants en France. Nous sommes ainsi présents sur le triathlon, la Course Croisière EDHEC ou encore d’autres grands rendez-vous organisés par des étudiants.
Qu’apportez-vous concrètement aux organisateurs ?
Nous pouvons notamment fournir des produits et alléger ainsi une partie de leur logistique et de leurs dépenses. Pour une association étudiante qui doit gérer un événement de cette dimension, chaque besoin pris en charge par un partenaire représente du temps et des moyens économisés.
Quel est le deuxième pilier auquel répond ce partenariat ?
Promouvoir un mode de vie actif. Nous voulons encourager nos collaborateurs à pratiquer une activité physique et leur faire découvrir le plaisir que cela peut procurer. Un événement comme celui-ci associe parfaitement cet objectif au soutien des étudiants.
Nous sommes davantage dans le plaisir que dans la recherche de la victoire. Certaines entreprises alignent beaucoup d’équipes ; de notre côté, nous avions six équipes sur le relais et une dizaine de participants en individuel. L’enjeu principal reste la convivialité.
Des collaborateurs issus d’équipes totalement différentes peuvent se rencontrer alors qu’ils ne se connaissaient pas auparavant. Ils se retrouvent en dehors du cadre professionnel et du business quotidien, autour d’une expérience commune.
Nous participons déjà à plusieurs événements sportifs. Cette année, par exemple, une course parisienne a réuni une soixantaine de nos collaborateurs. Ils apprécient beaucoup ces moments parce qu’ils permettent de créer des relations différentes et de renforcer le collectif.
3 questions à…