Idex-Isite : (presque) tous gagnants !

« Mieux que rien ! » se disent les responsables du projet projet d’Université Lille Nord-Europe (ULNE), encore rembarrés par le jury de leur projet d’Idex mais qui reçoivent un Isite (« Initiatives Sciences, Innovation, Territoires, Economie ») finalement assez logique tant leur projet semblait réduit (un peu plus d’un tiers des composantes concerné) pour espérer mieux. « Ensemble, nous avons appris des précédentes candidatures : appris à mieux identifier et unir nos forces, à affirmer et afficher plus fermement notre excellence académique, à jouer davantage sur les synergies entre les différents acteurs du territoire, à capitaliser sur la volonté collaborative de construire et de porter ce projet », insiste Fabienne Blaise, présidente de l’Université de Lille, sciences humaines et sociales et coordinatrice du projet.

Satisfécits. Du côté de Lyon on aurait forcément moins bien pris un échec aux Idex et le soulagement est visible après la décision positive du jury après tant de débats et d’oppositions entre ses acteurs. « Si cette reconnaissance est une grande satisfaction, elle n’est pas une fin en soi, elle nous engage dans un nouveau devoir d’exemplarité et de démonstration de notre capacité à innover, à accroître notre visibilité et à évoluer vers un modèle d’organisation pertinent et novateur », rappelle Khaled Bouabdallah, président de l’Université de Lyon dont on sait qu’il considère la Comue comme une étape.

Les Isite ont également une dimension internationale. « Transformé en campus du XXIème siècle, notre campus va rapidement répondre aux standards internationaux et nous permettre d’accueillir les meilleurs étudiants et chercheurs. Qu’ils viennent de région parisienne ou du reste du monde, ils trouveront un campus inspirant et stimulant ! », se réjouit Anne-Sophie Barthez, présidente de la Comue Paris Seine dont l’Isite a également été sélectionné. Même réflexion du côté de l’université d’Auvergne qui voit dans l’obtention du label Isite la possibilité de se « positionner comme une Université à dimension nationale et internationale – aussi bien par son potentiel scientifique et pédagogique que par la qualité de ses partenariats socio-économiques et l’originalité de son programme de développement ».

Et maintenant ?

La sélection opérée clôture un cycle de quatre vagues engagé il y a six ans mais certains dossiers ne sont pas forcément éteints pour autant. On attend par exemple un réexamen par le jury du projet d’Idex de l’université de Toulouse, maintenant emmené par son nouveau président Philippe Raimbault, et qui a fait de gros efforts pour se conforter aux demandes du jury sans qu’on puisse pour autant affirmer que sa gouvernance concentre un véritable pouvoir, notamment avec une université Toulouse 1 Capitole qui veut d’autant plus conserver son indépendance que sa Toulouse School of Economics l’est.

Les dossiers des lauréats vont également être réexaminés dans deux ans. Même s’ils ont été sélectionnés avec des critères souvent plus rigoureux que les premiers sélectionnés, rien n’est acquis…

  • Ont été retenus huit des neuf projets présentés : le projet Idex Lyon (Idex) et les Isite CAP 20-25 » (Université Clermont Auvergne), « E2S » (Université de Pau et des Pays de l’Adour), « FUTURE » (Paris Est), « Muse » (Université de Montpellier), « Nantes Excellence Trajectory » (Université de Nantes), « Paris Seine Initiative » (Comue Paris Seine) et « ULNE » (Université Lille Nord Europe). Seul le projet IsiteForUniv de Rennes a, sans surprise, été retoqué après l’échec de la fusion entre les deux universités.
  • Les dotations des 8 projets sélectionnés lors de cette vague 2 et celles des 2 IDEX et 2 ISITE distinguées en vague 1 lors de la sélection de janvier 2016 (Grenoble, Nice, Bourgogne-Franche Comté, Lorraine) seront rendues publiques vers la mi-mars.
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