ECOLES DE MANAGEMENT

ESCP Europe déploie son bachelor

114 étudiants cette année, 450 par promotion à terme, ESCP Europe place de grandes espérances dans le développement de son bachelor qui a ouvert à Londres mais et verra le jour à Paris, Berlin, Madrid et Turin également à la prochaine rentrée. « Très peu de business schools dans le monde se consacrent uniquement au cycle undergraduate. Pour être reconnu comme un acteur à part entière dans le monde il faut démarrer dès le bachelor », explique la directrice des cycles undergraduate d’ESCP Europe, Hélène Louit. Les étudiants allemands et italiens sont particulièrement intéressés (respectivement 24% et 19% des effectifs de la première promotion quand les Français sont 20%) par ce départ immédiat vers d’autres pays. Dans le cadre d’un cursus « Trois ans, trois pays », le BSc in Management d’ESCP Europe propose en effet à ses étudiants de se rendre successivement sur trois des six campus européens de l’école : Londres, Paris, Berlin, Madrid et Turin (seul le campus Varsovie n’est pas ouvert aux étudiants du bachelor).

Des profils multiculturels

A Londres, ESCP Europe a installé son campus en centre-ville dans un ancien séminaire protestant. 650 étudiants de tous ses programmes s’y retrouvent en permanence. Ambiance british garantie avec les murs en brique et une chapelle reconvertie en salle d’examens. Franco-israélienne ayant toujours vécu en Belgique, Noa Lachkar y a trouvé le type d’enseignement dont elle rêvait : « J’ai voulu suivre une prépa scientifique à Paris après mon bac belge mais je me suis vite rendu compte que ce que je voulais étudier c’était le management dans le cadre d’un programme pluridisciplinaire ». Au-delà du management le MSc insiste d’ailleurs tout particulièrement sur la dimension sciences humaines tout en donnant une vraie valeur aux maths ou aux statistiques, master of science oblige. « Ce que nous cherchons ce sont des profils binationaux, trilingues, mais aussi bons en maths. Des personnalités qui ont vécu des expériences, vécu partout dans le monde et ne veulent surtout pas de cantonner à un seul pays dans le supérieur. Le tout sans nationalité dominante », explique Benjamin Voyer, le directeur académique du programme. Mais Noa a également apprécié de « suivre un seul programme sur différents campus quand d’autres bachelors proposent des expatriations dans d’autres universités sans cursus suivi ».

Rencontrer d’autres cultures

Le cursus du bachelor comprend des projets collectifs menés par équipes de cinq/six étudiants désignés par les professeurs pour créer des groupes mixtes garçons/filles et surtout multiculturels. « Nous les formons à comprendre leurs différences pour être demain capables de répondre aux besoins des entreprises », insiste Benjamin Voyer. Une dimension qui se retrouve dans la vie quotidienne des étudiants. « Avant même de venir nous avions constitué un groupe Facebook avec d’autres futurs étudiants et nous avons facilement trouvé une colocation proche de l’école (800 £ par mois quand même !) que nous rendrons lorsque nous partirons en stage », se souvient Noa qui partage son appartement avec une étudiante japonaise, une Française qui a toujours vécu en Chine et une Italienne : « Nous avons déjà prévu de faire beaucoup de voyages ensemble, à la rencontre de nos pays respectifs, et nous savons que ces expériences nous souderont longtemps ».

Poursuivre ou pas ?

« Les recruteurs auxquels j’ai présenté le programme sont épatés », reprend Noa, qui va continuer son cursus en allant à Paris puis Berlin, et ne sait pas encore si elle continuera ensuite ses études ou préférera trouver tout de suite un emploi : « A Londres c’est courant d’aller travailler après un bachelor mais je verrai après mes autres expériences. Dans tous les cas c’est formidable de pouvoir s’appuyer sur un grand réseau d’alumni ». « Quand nous avons conçu le programme nous pensions que la quasi-totalité des diplômés poursuivrait par un autre diplôme mais nous nous rendons compte que le profil même des jeunes que nous avons recrutés, très ouverts, très dynamiques, fait que certains sont prêts à se lancer plus vite quitte à reprendre un MBA plus tard », confie Benjamin Voyer.

  •  Le BSc in Management d’ESCP Europe dure trois ans, est dispensé à 100% en anglais et est facturé 13 000€ par an (des bourses d’études peuvent couvrir la moitié de ces frais). Chaque cours en amphi est suivi de deux heures de cours en petits groupes. A Paris il sera délivré sur le campus historique d’ESCP Europe, les nombreux locaux proches de Montparnasse restant pour l’instant consacrés aux étudiants de Novancia et à des programmes de formation continue d’ESCP Europe.
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Olivier Rollot

Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives.
Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l’un des experts français de la Génération Y.
Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de « l’Essentiel du Sup » (newsletter hebdomadaire) et de « l’Essentiel Prépas » (webzine mensuel).
Il anime également le blog HEADway et du blog du Monde « Il y a une vie après le bac ».

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