UNIVERSITES

Gustave-Eiffel : l’université de la « ville durable »

En réunissant les forces de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM), d’un institut de recherche spécialisé, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR), d’une école d’architecture (Éav&t) et des trois écoles d’ingénieurs (EIVP, ENSG et ESIEE Paris), l’université Gustave-Eiffel concentre un quart de la recherche française sur la « ville durable ». Une identité que sa marque même vient souligner. « Mais ce n’est pas notre seule identité, nous sommes et restons une université au service de son territoire et de la réussite de ses étudiants », assure son président, Gilles Roussel, qui insiste sur la nécessité de rester une université multidisciplinaire : « Pour être experts dans ces domaines nous avons besoin de toutes sortes de compétences, dans les transports ou le génie civil bien sûr mais aussi en mathématiques et dans les sciences humaines ».

La « ville durable » au cœur de son projet. Classée à la 49ème place mondiale dans les transports par le Classement de Shanghai, première université française en génie civil, l’université Gustave-Eiffel est également dans le top 5 français dans cinq autres thématiques liées à la ville mais aussi en mathématiques. « La ville durable est un thème très large qui couvre aussi bien les transports que l’architecture ou même le cinéma, en fait tout ce qui touche à la politique de la ville », définit le président.

De grands équipements. Pour démontrer son excellence, l’université peut mettre en avant des grands équipements uniques en France comme son « Sense City ». Sur deux espaces de 400 m2, cette chambre climatique reproduit une portion de territoire, appelée Mini-Ville, équipée de multitude de capteurs permettant d’étudier la performance d’aménagements et de matériaux urbains ou d’étudier la pollution atmosphérique, de l’eau ou des sol. Si Sense City est situé à Marne-La-Vallée, l’université possède d’autre équipements dans toute la France. A Nantes une centrifugeuse géotechnique permet par exemple de tester l’accrochage des éoliennes en mer. Ailleurs sont testées des routes électriques.

Quels moyens ? S’il se réjouit de l’augmentation des moyens des universités, Gilles Roussel, ancien président de la Conférence des présidents d’université (CPU) qui a bien suivi tous ces dossiers, n’en reste pas moins prudent : « Les moyens qu’on nous accorde restent très fléchés. Beaucoup sont accordés dans le cadre d’appels à projet chronophages alors que nous avons besoin de moyens récurrents ». L’université attend ainsi les résultats de l’appel d’offre « Démonstrateurs de la ville durable », doté de 305 millions d’euros, du PIA et du plan France Relance.

Une « université expérimentale ».  L’université Gustave-Eiffel fait partie de ces « universités expérimentales » qui ont fait leur apparition en 2020. Sa particularité est de recevoir parmi son personnel – 2 300 personnes en tout – autant de chercheurs que d’autres postes. Mais aussi de nombreuses tutelles et des statuts différents. Les personnels de l’Esiee, issus de la chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France, sont ainsi toujours des salariés de droit privé. Avec toujours la question lancinante des moyens accordés par l’Etat.

22% d’apprentis. Avec un taux d’apprentis de 22% – 3 500 étudiants -, l’université Gustave-Eiffel se classe au premier rang des universités françaises qui ont le plus développé l’apprentissage. « Nous proposons 90 diplômes accessibles en apprentissage et nous ne souhaitons pas en développer de nous. Plutôt y renforcer la dimension apprentissage », détaille Gilles Roussel. Si la réforme a boosté la formule elle a également produit des retards considérables dans les versements. L’université Gustave Eiffel attend ainsi toujours 5 millions d’euros qui doivent lui être versés pour l’exercice 2020.

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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