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À quoi servent les IRT ?

« Nous ne sommes absolument pas là pour concurrence les grandes écoles et les universités. Au contraire, nous comptons sur elles pour réaliser nos programmes de formation et nous leur amenons des projets de recherche. » Directeur de l’Institut de recherche technologique Jules-Vernes de Nantes et ancien directeur des Mines de la même ville, Stéphane Cassereau balaye les interrogations apparues lors du dernier congrès de la Conférence des Grandes écoles sur une éventuelle concurrence des IRT. Pour autant, l’IRT Jules Verne compte bien ouvrir en 2017 son IRT Manufacturing Factory pour former, du CAP au doctorat, des jeunes que les entreprises reprochent aujourd’hui aux centres de formation de ne pas former.

Une recherche appliquée

La formation n’est pas un axe central de ces IRT tout neufs – leur création remonte maintenant à un ou deux ans -, qui organisaient leur deuxième congrès mardi 21 à Nantes. Financés à 50% par l’État (dans le cadre des initiatives d’excellence) et à 50% par les entreprises et les collectivités locales, les IRT font travailler ensemble chercheurs, doctorants et entreprises. « Les IRT sont complémentaires des pôles de compétitivité. Quand ces derniers permettent de monter des projets les IRT vont plus loin en mettant ses moyens directement en œuvre », retient Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, qui constat que « l’un des handicaps de la France ce sont que nos entreprises ne travaillent pas assez ensemble, ce qu’elles font justement dans les IRT. »

« Les IRT sont en quelque sorte le pôle de recherche d’un pôle et nous pensons les fusionner à terme », reprend Stéphane Cassereau. Une exception qui ne sera pas la règle : il y a seulement 8 IRT – et il n’est pas question d’en créer de nouveau – pour 70 pôles de compétitivité.

Dans toutes les technologies

Si les IRT provoquent quelques réactions épidermiques dans la communauté universitaire c’est que, en ces temps de disette budgétaire, ils sont richement dotés. D’ici 2020 leur budget total aura été de 2,5 milliards d’euros et ils disposent déjà de 1000 collaborateurs sur tout le territoire. Dont généralement un quart de doctorants heureux de trouver ainsi les postes dont ne dispose plus l’université. « Nous apprécions beaucoup de travailler avec plusieurs entreprises quand, dans le cadre d’un contrat Cifre, nous ne serions qu’avec une », se félicitent par exemple des doctorants de l’IRT SystemX, situé à Saclay, qui travaillent notamment sur un projet de voiture autonome avec Renault. Une fois sur l’autoroute, celle-ci propose au conducteur de prendre elle-même en charge accélérations et freinages.

Olivier Rollot (@O_Rollot)

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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