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La CGE veut être présente dans la présidentielle

Pour « faire réussir la jeunesse » et susciter l’intérêt des candidats à la présidentielle, la Conférence des grandes écoles a présenté 24 propositions pour l’enseignement supérieur et la recherche. « En 2012 le sujet avait été absent de la campagne et il faut se réjouir que les premiers candidats déclarés s’en saisissent cette année », assure Anne-Lucie Wack, la présidente de la CGE le 29 septembre au Sénat. En compagnie de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’Essec, Hervé Biausser, directeur de CentraleSupélec et Laurent Batsch, président de l’université Paris Dauphine, elle insiste notamment pour qu’on crée 200 000 places de plus dans les filières courtes d’ici 2025. « Il faut faire de l’ouverture sociale une cause nationale alors qu’aujourd’hui notre système est inégalitaire et profite essentiellement aux classes favorisées », insiste-t-elle en défendant la 4ème proposition de la CGE.


Hervé Biausser insiste de son côté sur le nécessaire changement de culture de l’enseignement supérieur qui doit « s’associer aux milieux économiques » (proposition n°9). L’essentiel pour lui est de « favoriser l’innovation » et pour cela de simplifier le paysage éclaté de la recherche (SATT, IRT, Carnot, etc.). Reprenant la proposition n°13 de la CGE il demande que « le nombre d’étudiants internationaux accueillis en France double à l’horizon 2025 ».

Pour sa part Jean-Michel Blanquer insiste essentiellement sur la nécessité de renforcer l’autonomie des établissements (proposition n°14) et « simplifier la gouvernance des regroupements de site et des Comue » (proposition n°15). Même si de son côté il est « très heureux dans sa Comue », il s’inquiète de la « strapontisation » dont sont victimes les grandes écoles mises à l’écart dans certaines Comue. Surtout il demande la « création d’une agence d’accréditation des établissements indépendante et paritaire (académiques/professionnels) (proposition n°17) : « Parfois les meilleures formations au niveau international ont du mal à être accréditées en France alors que les jurys internationaux ont montré leur capacité d’indépendance ».

Dernier intervenant, Laurent Batsch insiste sur la « nécessité d’investir 20 milliards d’euros dans l’enseignement supérieur et la recherche sur les 10 prochaines années » (proposition n°20) par exemple en « modulant la scolarité en fonction des revenus » (n°23) et en mettant en place des « frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers extra-communautaires » (n°24).

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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