ECOLES DE MANAGEMENT

Le BSIS ou comment mesurer l’impact d’une business school sur son territoire

Le BSIS c’est le Business School Impact Survey, une idée de la Fnege maintenant reprise par l’EFMD dont l’objectif est de mesurer l’impact d’une business school sur son territoire. « Alors que les accréditations internationales poussent vers l’international et le global, il nous a paru primordial de démontrer comment des business schools remplissent leur mission initiale qui est de servir d’abord un territoire », explique Michel Kalika auquel on doit la mise en œuvre de cette idée du président de la Fnege, Pierre-Louis Dubois. Une initiative qui prend tout son sens aujourd’hui dans un contexte de raréfaction des ressources qui rend de plus en plus nécessaire le mise en avant des atouts des business school, écoles de management comme instituts d’administration des entreprises, auprès des collectivités.

Frank Vidal a fait passer le BSIS à Audencia Nantes et le tweete

Pour mesurer cet impact des indicateurs ont été créés que deux experts administrent en allant à la rencontre des écoles. « Le BSIS est un superbe outil de communication pour des écoles qui peuvent démontrer aux parties prenantes qu’un étudiant dépense chaque année entre 10 000 et 15 000 € », assure Michel Kalika. Cela permet de rééquilibrer l’image de l’école auprès d’acteurs locaux parfois tentés de ne penser les écoles que comme des acteurs internationaux. « S’internationaliser, ce n’est pas se couper de ses racines. BSIS est un outil de retour aux sources pour des écoles qui n’ont pas perdu leur identité. »

Au-delà de la consommation, le BSIS permet également de calculer l’impact des enseignants, des alumni ou encore de la recherche. « Nous relions toute l’activité de l’école avec son impact sur le territoire : quand on fait de la recherche à Bordeaux, travailler sur la question des entreprises familiales ou de l’économie du vin a un sens particulier. » Enfin, la mention d’une école portant le nom de sa ville contribue à sa notoriété dans le monde entier. « C’est une erreur stratégique d’abandonner des marques liées à un territoire. Il faut au contraire s’appuyer sur le territoire pour se développer. »

Les effets du BSIS peuvent également être importants sur l’ensemble des équipes. « Dans des institutions habituées à ne valoriser que les publications étoilées, il permet à tous les personnels de prendre conscience de leur propre impact. »

Après 14 écoles de management et IAE, le BSIS est maintenant administré à des business schools européennes comme Saint-Gallen en Suisse. « Des universités nous ont sollicité pour travailler avec elles mais nous voulons travailler uniquement sur notre mission originelle qui est l’impact des écoles de management et des IAE. »

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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