ECOLE D’INGÉNIEURS, ECOLES DE MANAGEMENT

Nouvelles implantations, nouveaux programmes : le Pôle Léonard-de-Vinci présente son plan stratégique

Le futur bâtiment du Pôle Léonard-de-Vinci sera toujours situé à La Défense

Dès 2022 à Nantes avec son école d’ingénieurs l’Esilv, ailleurs en France d’ici 2027 mais aussi à l’international, le Pôle Léonard-de-Vinci multiplie les implantations hors d’Ile-de-France tout en préparant son déménagement dans de nouveaux locaux à La Défense. A l’horizon 2027 le groupe entend augmenter de 50% son nombre d’étudiants (objectif 12 000 étudiants) comme son budget (objectif : 120 millions d’euros).

L’Esilv s’implante à Nantes. Le cursus délivré dès 2022 aux étudiants de première année de l’Esilv à Nantes sera identique à celui proposé actuellement Paris. D’ici 2024 tout le cursus licence y sera dispensé dans un bâtiment de 1500 m2 situé sur le pôle technologique de La Chantrerie à proximité de plusieurs autres écoles d’ingénieurs (IMT Atlantique, Polytech, Ecole Supérieure du Bois, Oniris, CESI). « 500 élèves devraient y être présents d’ici cinq ans dans un environnement propice au développement d’une nouvelle école d’ingénieurs », promet le directeur de l’Esilv, Pascal Pinot. D’ici 2027 une autre implantation dans une métropole française est également prévue.

Un nouveau campus à Paris. Dès début 2022 l’IIM, l’école digitale du pôle, et ses activités d’Executive Education vont déménager pour un nouveau bâtiment dans le quartier de La Défense. Mais c’est en 2024-2025 que tout le Pôle prendra possession de son nouveau navire amiral : un immense bâtiment de 25 000 m2 labellisé « Bâtiments durables franciliens » dont la construction coûtera 180 millions d’euros. « Nous avons les moyens de nos ambitions. Le Pôle dégage des excédents et les banques savent qu’elles peuvent nous faire confiance », assure le directeur général du Pôle, Pascal Brouaye, qui adhère également au nouveau Campus Cyber de La Défense.

Toujours plus digitale. Le Pôle entend généraliser progressivement l’enseignement co-modal pour un public déjà avancé dans ses études (en MBA, MSc, cycle master du PGE de l’Esilv). Une plateforme De Vinci Online Higher Education va ainsi être lancée. « En utilisant les data de nos étudiants nous allons également nous attacher à mieux les suivre individuellement – sans être intrusifs – pour leur offrir une expérience personnalisée », établit Sébastien Tran, directeur général adjoint du Pôle et directeur de l’EMLV. Une plateforme de « Student Success Monitoring » sera créée à cet effet.

Toujours plus hybride. Alors que de nouveaux mastères spécialisés, MSc, MBA et bachelors vont voir le jour dans les trois écoles l’objectif est qu’un quart des étudiants soient inscrits dans des doubles diplômes ou des programmes hybrides.

Des implantations internationales. Après Dublin deux autres campus hébergés devraient voir le jour d’ici 2027, en Asie et en Europe. « Il s’agit pour nous de créer des environnements de travail sur lesquels nous pouvons envoyer nos étudiants suivre nos propres programmes », établit encore Pascal Pinot.

Développer la recherche. Le Pôle entend faire progresser sa recherche partenariale qui devrait atteindre 4 M€ par an. Pour ce faire deux nouveaux instituts sont développés : « Skills for a Complex World et « Cryptomonnaies et Fintech ». 70 nouveaux enseignants-chercheurs vont être recrutés. « Sur 450 collaborateurs aujourd’hui la moitié sont des enseignants. C’est un taux exceptionnel dans l’enseignement supérieur où on compte plutôt un enseignant pour deux autres personnels. Nous le devons à l’excellence de notre système d’information », souligne à ce propos Pascal Brouaye.

Quelles accréditations ? Alors que l’EMLV, en lice pour obtenir son accréditation de l’AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), entend ensuite postuler pour Equis la question du grade de licence de ses bachelors reste en suspens. A la surprise générale – « Les évaluateurs avaient un avis très favorable », se souvient la directrice générale adjointe du Pôle, Nelly Rouyès – le grade de licence a en effet été refuse au bachelor Ingénieur numérique de l’Esilv. « Nous avons déposé un complément au dossier sur les points que nous n’avions sans doute pas assez explicités et nous attendons une décision », reprend Nelly Rouyés. En revanche pas question de postuler pour les bachelors de l’IIM qui restent pour l’instant uniquement au RNCP et ne sont donc pas appelés non plus à intégrer Parcoursup.

  • A l’horizon 2027 l’Esilv devrait recevoir 4000 étudiants, l’EMLV 3500, l’IIM 3000 et l’ILV (Executive Education) 1500.
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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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