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Comment s’orientent les bacheliers qui vont à l’université ?

En 2006 un bachelier sur trois s’inscrivait en première année de licence après son bac, ils ne sont plus qu’un sur quatre en 2011. C’est l’un des chiffres à retenir de la note intitulée « Les nouveaux bacheliers inscrits en licence à la rentrée 2011 » que vient de publier le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Un bâtiment de l'université Toulouse-Capitole

De plus en plus de bacs pros

Si quatre bacheliers généraux sur dix s’inscrivent en licence pour 16 % des bacheliers technologiques et 7 % des bacheliers professionnels, c’est cette dernière population qui y progresse le plus. Leur part dans les effectifs de L1 est ainsi passée de 5 % à 8 % de 2006 à 2011 alors que celle des bacheliers généraux baissait (de 82 % à 78 %) et que les bacheliers technologiques restaient stables à 14 %.

Une satisfaction globale

81 % des entrants en L1 se déclarent satisfaits de leur choix de formation. Une satisfaction qui monte à 85% chez les bacheliers généraux (mais seulement 80% chez les L) pour seulement 71 % pour les « technos » et 60% pour les « pros ». De la même façon 88 % des bacheliers généraux se déclarent « plutôt ou très motivés » pour 81 % des technos et 72 % des pros.

Ces taux de satisfaction et de motivation sont directement corrélés aux résultats des demandes d’affectation sur APB. 62% des étudiants reçus à l’université avaient ainsi placé une licence en tête de leurs demandes d’affectation sans postuler hors APB (écoles de commerce post-bac, formations paramédicales, etc.). Parmi les 38% restants, 30 % ont postulé pour un BTS (mais 65 % des bacheliers professionnels et technologiques !), un quart pour un IUT, 15 % pour une autre licence et 13 % pour une CPGE.

25% d’étudiants « par défaut »

Au total, et en prenant en compte les 13% d’étudiants qui ont finalement choisi l’université plutôt qu’une autre formation qui les acceptait, on considère qu’un quart des étudiants se sont inscrits à l’université « par défaut ». Comme le souligne la note « que 25 % des étudiants soient inscrits « par défaut » n’est pas sans conséquence, car on sait que l’issue de la première année d’études est fortement conditionnée selon que les étudiants ont choisi leur inscription ou l’ont fait par impossibilité de s’inscrire dans une autre formation de leur choix ».

Un phénomène d’échec accentué pour ces étudiants qui touche d’abord les bacheliers technologiques et professionnels (respectivement 34 % et 36 %). Ces inscrits « par défaut » se dirigent d’abord vers les filières AES, économie et gestion, et sciences (37 % pour la première et 31 % pour les deux autres). Et comme par hasard ce sont dans ces filières que les échecs sont aussi les plus courants…

Olivier Rollot (pour me suivre sur Twitter : @O_Rollot)

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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