Non classé

Une licence pro pour les décrocheurs de l’université de Cergy-Pontoise

« J’avais déjà redoublé ma première année d’économie-gestion et je sentais, dès le début de ma deuxième tentative que je n’y arriverai pas. » « J’avais également commencé en économie-gestion et vite senti que c’était trop théorique alors que j’avais déjà effectué des stages dans la banque pendant l’été. » Noumia Koho et Thomas Fadel sont aujourd’hui en deuxième année de la licence professionnelle intégrée Banque, assurance, finance : conseiller de clientèle de particuliers multicanal de l’université Cergy-Pontoise. Une licence pro spécialement créée pour former des étudiants qui, sinon, auraient bien pu finir dans les statistiques des décrocheurs.

Un programme conçu avec les banques

« Ce programme nous l’avons conçu avec les banques qui recherchent des profils de chargé de clientèle qui vont au-delà des BTS et des licences professionnelles classiques », explique le responsable du programme, Arnaud des Abbayes, lui-même un ancien cadre de haut niveau de Natixis. Entre septembre et décembre, les étudiants volontaires postulent pour cette licence pro très spéciale puisqu’elle se dure deux ans et demi dont deux ans en alternance chez BNP Paribas, la Société générale et la Banque populaire Rives de Paris, les trois banques qui se particulièrement impliquée dans le programme et reçoivent l’ensemble des alternants.

Ce que recherchaient Noumia et Thomas c’est justement cette immersion rapide dans le milieu professionnel. « Nous avons dû vite adopter une attitude professionnelle pour faire face à des clients que nous sommes chargés d’accueillir dans les agences », se souvient Noumia en poste depuis la rentrée dernière dans une succursale de la Société Générale de l’Isle Adam. Pour y parvenir les dossiers des 15 candidats finalement retenus ont été sélectionnés parmi une centaine après entretiens et tests psychotechniques. En première année ils ont suivi à l’UCP des cours de connaissance de soi, orthographe, culture générale en plus du droit ou des maths. Les cours plus professionnels sont dispensés au sein du CFPB, le CFA de la banque. « En tout ils vont suivre 1500 heures de cours et tous ces cours sont obligatoires », souligne Arnaud des Abbayes, adepte d’un enseignement par l’exemple : « Nous partons de cas pratiques pour enseigner les grands fondamentaux et, en quelques mois, les étudiants évoluent vers un comportement très professionnel ».

Objectif CDI

Issus essentiellement d’économie-gestion, les candidats sont également issus de droit ou de lettres. Mais la plupart n’avaient jamais imaginé travailler la banque. « Je m’intéressais à tout ce qui concernait la gestion et je voulais me spécialiser », se rappelle Noumia quand Thomas a été tout de suite séduit par l’idée d’un « alternance sur deux ans ». S’ils espèrent tous les deux maintenant obtenir le CDI qu’on leur promet à demi-mot ils sont déjà heureux d’avoir pu se réaliser. « Un client m’a même offert des chocolats après que je l’ai aidé à retrouver sa carte bancaire », se félicite Noumia.

Previous ArticleNext Article
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Send this to a friend