ECOLES DE MANAGEMENT

Une « pépite »: le Hcéres salue le positionnement de Rennes SB

Rennes SB ouvre à la rentrée 2021 un campus parisien qui symbolise sa volonté de développement en Executive Education

Laudateur, Le Hcéres (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) vient de publier son premier rapport d’évaluation de Rennes SB. Il y estime notamment que « l’installation pérenne de l’école dans le Top 10 des écoles de commerce françaises, sa reconnaissance dans les classements internationaux, un positionnement spécifique et une différenciation renouvelée font de Rennes SB une pépite, un objet structurant pour l’ensemble des forces économiques et sociales du territoire ».

Internationale plus que locale. A l’international « le positionnement de Rennes SB à l’international est un caractère de différenciation historique qui ne manque pas de cohérence au regard de la compétition nationale des écoles de commerce ». Mais « la vision d’un établissement « hors sol » laisse peu à peu la place à l’idée que cette internationalisation est en réalité un atout que le territoire peut utiliser comme levier pour exporter la « marque Bretagne » ».

Localement « les relations avec les entités universitaires restent ainsi très embryonnaires même si des échanges ont lieu régulièrement sans que cela ne se traduise pour l’instant par une réelle coopération institutionnelle ».

Un dynamisme budgétaire. Côté chiffres les charges de l’école ont régulièrement augmenté depuis cinq ans passant de 27 M€ en 2015 à 34 M€ en 2019 (soit 27 % d’augmentation) et une prévision budgétaire de 40,5 M€ pour 2020 soit une progression de 50% entre 2015 et 2020. La progression des charges s’inscrit dans le rythme de progression des recettes passant de 27,5 M€ en 2015 à 37 M€ en 2019 (soit 35 % d’augmentation) avec une prévision de recettes de 43,5 M€ en 2020 soit une progression de 58,7 % depuis 2015.

Ce dynamisme budgétaire est essentiellement porté par la croissance des effectifs étudiants, les frais de scolarité représentant 88 % des recettes en 2019 (contre 86 % en 2014), les frais d’inscription en programme Grande école en représentant la moitié. Les projections budgétaires du plan 2019-2023 montrent que l’établissement, « conscient de sa forte dépendance au PGE », cherche à diversifier ses sources de revenus par les formations en apprentissage, qu’il projette de doubler entre 2019 et 2023 (de 3 M€ à 6,7 M€) et la formation continue qui passerait de 0,25 M€ à 2,15 M€ sur la période.

Les points forts selon le Hcéres :

  • un portage stratégique fort par la gouvernance, aussi bien en interne que vers l’extérieur ;
  • une internationalisation comme un atout reconnu et confirmé ;
  • un portefeuille de formations attractif et une logique de campus pour un parcours étudiant de qualité ;
  • une situation financière saine et un processus financier maîtrisé ;
  • une agilité de l’organisation avec comme illustration la réactivité de l’établissement face à la crise sanitaire,
  • une production scientifique en progression sensible.

Les points faibles :

  • les ressources de l’établissement encore trop dépendantes des frais de scolarité ;
  • une concentration toujours forte des recrutements étudiants étrangers sur quelques pays d’origine ;
  • des partenariats de recherche souvent assis sur des relations personnelles, malgré plusieurs projets collectifs porteurs ;
  • un système d’information perfectible, pas de démarche de type «entrepôt de données» et une cartographie des processus métier non réalisée à ce jour.

Les recommandations :

  • améliorer la diversification de l’origine des étudiants, notamment vers les étudiants européens ;
  • stabiliser les ressources humaines en réduisant le turnover sur les fonctions administratives ;
  • renforcer la valorisation en favorisant la dissémination des résultats et en structurant les partenariats ;
  • garantir la soutenabilité du développement immobilier, au plan financier et au plan humain, notamment par la formalisation et la diffusion d’un plan pluriannuel d’investissement ;
  • développer l’ancrage territorial nécessitant des actions structurantes à horizon variable vers les collectivités territoriales et les partenaires académiques et mieux valoriser son articulation avec l’international ;
  • assurer une trajectoire à long terme des ressources humaines scientifiques (doctorat, postdoc, carrière des enseignants-chercheurs).
Previous ArticleNext Article
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Send this to a friend