UNIVERSITES

Appel à projet ExcellenceS : les 15 lauréats

« L’appel à projets ExcellenceS offre aux universités et aux établissements d’enseignement supérieur l’opportunité de bâtir un projet de transformation profonde permettant de reconnaitre et de valoriser leur propre chemin vers l’excellence, cela à l’échelle d’un site », explique Frédérique Vidal en rendant publics les 15 premiers lauréats – sur 35 dossiers déposées – qui seront soutenus par le PIA 4 à hauteur de 800 millions d’euros et échelonnés en trois vagues. Et si ExcellenceS est au pluriel c’est qu’il s’agit pour l’Etat de reconnaître l’excellence des établissements dans leur diversité dans « la mise en œuvre de leur stratégie propre, élaborée à partir de leur dynamique territoriale et de leurs besoins spécifiques ». Les 15 projets lauréats sont :

  • CISAM+ (Aix-Marseille Université) 40 M€ : Le projet d’ Aix-Marseille Université, avec le soutien de ses partenaires CNRS, INSERM, CEA, IRD, s’appuie sur son expertise reconnue dans le domaine de l’innovation pour renforcer sa stratégie d’innovation et élargir sa démarche à l’ensemble de ses sites par la création, sur le modèle de la cité de l’innovation et des savoirs, de 7 hubs thématiques d’innovation (programmes pédagogiques, offre de services groupés pour l’innovation, innovation ouverte), sur trois thématiques principales : technologies pour la santé, industries culturelles et culturelles, développement durable.
  • CITY FAB (Université Gustave Eiffel) 8,8 M€ : L’université Gustave Eiffel, née de la fusion de l’UPEM et de l’IFFSTAR, se propose, avec le projet City-Fab, un double objectif : mettre en place une politique de sites, en dotant ses différents campus d’une offre de recherches et de formations appuyées sur la recherche, construites avec les partenaires académiques et sociopolitiques locaux ; faire de l’UGE la référence sur la thématique de la ville de demain. Il s’agit d’aider les territoires à faire face aux enjeux de transition énergétique, écologique, économique et sociale, d’une part en formant les compétences nécessaires pour œuvrer à ces transitions, d’autre part en aidant collectivités et entreprises à adopter une stratégie adaptée à leur contexte propre.
  • CY Generations (CY Cergy Paris Université) 20,8 M€ : Le projet de CY Cergy Paris université est de devenir un acteur majeur de l’innovation durable en région et à l’international. En interne en faisant évoluer l’état d’esprit des communautés universitaires pour mieux répondre aux attentes des étudiants comme à la demande sociale. En externe en aidant les partenaires des collectivités et entreprises à concevoir et développer une innovation durable basée sur le développement des compétences adaptées à ce but. Le but n’est pas pour l’université de développer l’innovation technologique elle-même, mais de développer un modèle permettant de faciliter et d’accélérer le passage de l’innovation de l’université aux partenaires socioéconomiques. Le projet repose sur le développement de l’interdisciplinarité et associe un large réseau de partenaires, académiques (dont l’ESSEC et le CEREMA) et socioéconomiques; il prend également appui sur l’université européenne Eutopia.
  • ERASME (UPEC, Université Paris Est Créteil) 21,2 M€ : Avec le projet ERASME, l’université Paris Est Créteil propose un projet d’université engagée dans et au service de ses territoires et plus largement de la société. Partant d’une analyse de son positionnement, des aspirations de ses étudiants et de la société (en particulier à plus de justice et d’équité sociale) et des transformations sociales et environnementales que nous vivons, l’UPEC s’appuie sur son projet stratégique, publié en 2019, pour développer un projet centré sur l’engagement de ses communautés, personnels et étudiants, et la transformation de ses formations et de sa recherche au service de la société : repenser la formation pour permettre la réussite des étudiants dans leur diversité, focaliser la recherche en visant un impact réel sur la société, transformer pour cela le fonctionnement et la planification de l’université en l’ouvrant au dialogue avec la société.
  • ExcelLR (La Rochelle Université) 16 M€ : L’université de La Rochelle a présenté un projet visant à développer la signature de l’université de La Rochelle sur le « littoral urbain durable intelligent » (smart urban coastal sustainability) , en s’appuyant sur les forces de La Rochelle (université et territoire), avec l’ensemble des partenaires (y compris université européenne), dans tous les domaines, formation (appui sur IDEFI, IDEFI-N et NCU), recherche, liens avec le territoire, international, et un fort soutien des entreprises et collectivités.
  • EXPOSUM (Université de Montpellier) 23,2 M€ : L’université de Montpellier s’appuie sur ses forces reconnues au niveau international et ses partenariats, entre autres avec les pays du Sud, pour proposer la mise en place d’un Institut de l’exposome, dont le but est l’étude transdisciplinaire et décloisonnée de risques multi-environnementaux (expositions biologiques, chimiques et physiques) qui pèsent sur la santé humaine tout au long de la vie. Il s’agira d’accélérer la production et la circulation de connaissances fondamentales et cliniques applicables, en travaillant de façon interdisciplinaire et décloisonnée (en formation comme en recherche), avec un appui sur des plateformes performantes.
  • FIRE UP (Université de Paris) 30 M€ : L’université de Paris vise à renforcer sa place et son image d’université de recherche au cœur de Paris, attentive aux évolutions majeures de notre société. Pour cela elle rassemble ses forces, dans le cadre du projet FIRE-UP, en proposant deux programmes qui mobilisent interdisciplinarité et innovation pour renforcer son impact sur la société. Le premier programme concerne la formation des étudiants, du premier cycle au post-doctorat, pour renforcer interdisciplinarité et liens avec le monde socio-économique ; le second vise à réunir les forces de formation, recherche et innovation de l’université au sein d’écosystèmes, dénommés Atriums, afin de renfoncer le lien science-société, autour de trois enjeux : impact des humanités et sciences sociales sur la société, géosciences durables (avec entre autres l’IPGP) et santé des femmes (qui accueillera la nouvelle école de maïeutique).
  • HARMI (Comue Université Bourgogne Franche-Comté) 14 M€ : Appuyée sur ses forces déjà reconnues au niveau international en microbiologie, la COMUE Université Bourgogne-Franche-Comté développe avec ses partenaires (CNRS, INRAE) dans HARMI un projet ciblé sur le développement de la recherche sur le microbiome (recherche, formation par la recherche, applications, partenariats socio-économiques, diffusion à la société), avec l’ambition de devenir un pôle internationalement reconnu sur ce sujet. Des changements de paradigmes seront recherchés dans les quatre domaines de la microbiologie environnementale, de la microbiologie alimentaire, de l’interaction hôte-microbe, et de la biotechnologie microbienne, afin de permettre des avancées au service de la sécurité des aliments, de l’agriculture durable, de la santé et de la préservation des environnements aquatiques et terrestres.
  • IFSEA (ULCO Université du Littoral côte d’Opale) 8,1 M€ : Projet d’EUR transdisciplinaire qui vise à une renommée internationale pour les sciences marines, l’halieutique et les produits de la mer, IFSEA s’appuie sur 9 masters existants, en prévoyant leur décloisonnement, leur internationalisation, la mise en place d’un système souple majeure/mineure, la FI comme la FTLV. Cette EUR s’appuie sur des laboratoires de haut niveau de l’université avec ses partenaires (CNRS, IFREMER, ANSES), et sur la position stratégique unique de Boulogne sur mer, premier port de pêche français, et premier centre européen de transformation des produits de la mer.
  • InnovationS (Université de Bordeaux) 24,4 M€ : Par le projet InnovationS, l’université de Bordeaux, appuyée sur sa multidisciplinarité et sa stature internationale, vise à intensifier la culture et les pratiques de l’innovation et de l’entrepreneuriat sous toutes leurs formes, dans l’université et avec ses partenaires. Le projet s’appuie sur le plan stratégique U 30, qui a été élaboré avec l’ensemble des communautés académiques et des partenaires. 18 actions sont ainsi ciblées, dans 24 domaines porteurs d’innovations, et une attention particulière sera portée au développement des compétences et à la reconnaissance de l’engagement. Trois champs sont particulièrement ciblés : la santé (dont la santé publique), l’agroenvironnement, les sciences et arts.
  • IREKIA (UPPA, Université de Pau et des pays de l’Adour) 8,8 M€ : Appuyée sur son I-Site, l’UPPA vise, avec le projet IREKIA, à doubler le nombre d’étudiants en provenance du pays basque français, une des régions où il y a le moins de poursuite d’étude dans le supérieur. Elle compte développer la capacité de ses sites basques, en faisant passer le nombre d’étudiants de 4 000 à 8 000. Elle s’appuiera pour cela sur une pédagogie active, un développement des fablabs, 50 nouveaux diplômes professionnels de premier cycle, 30 de second cycle d’ici 2030, ainsi que des labcoms avec des partenaires industriels, un observatoire, un learning lab acteur de l’innovation pédagogique, une formation flexible et personnalisée.
  • Mat-Light 4.0 (université de Haute-Alsace, Mulhouse) 10,7 M€ : L’université de Haute-Alsace présente un projet qui s’appuie sur une excellence scientifique déjà reconnue à l’international dans le domaine de la photopolymérisation, afin de devenir l’université de référence au niveau international dans ce domaine. Le projet englobe l’innovation pédagogique (formation par projets) pour laquelle l’UHA a déjà une expertise reconnue (prix PEPS 2019), et le développement du continuum formation-recherche- innovation, en renforçant ses réseaux académiques et partenariats industriels, et en rassemblant l’ensemble des partenaires formation-recherche-innovation dans un bâtiment unique.
  • Sorb’Rising (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) 18,4 M€ : L’UP1PS a élaboré collectivement le projet Sorb’Rising, qui vise à faire évoluer la culture de l’établissement vers un fonctionnement plus collectif et plus ouvert sur la société et l’international, permettant ainsi de mieux répondre aux attentes des étudiants et de la société, et d’augmenter l’engagement des SHS pour le développement des objectifs de développement durable et la résolution des défis sociétaux contemporains. En partenariat avec le CNRS, l’IRD, et avec le soutien de réseaux internationaux (AUF, université européenne Una Europa…) et de nombreux partenaires culturels et sociopolitiques, l’université a construit un nombre important d’actions vivant à faire progresser ces deux objectifs.
  • SPRINGBOARD (Université Paris Saclay) 32 M€ : L’université Paris-Saclay vise par ce projet à consolider ses fondamentaux pour le développement à long terme d’une attractivité durable, nationale et internationale. A la suite d’un processus participatif, l’université Paris-Saclay a élaboré quatre lignes d’action : une refonte du SI dans le champ de la formation, afin d’améliorer la visibilité, la lisibilité et l’attractivité des formations, accompagnée d’un effort accru de lien entre collège, lycée et université, au service de la diversité ; un développement de processus de recrutement de personnels internationaux adaptés, comportant en particulier un environnement pour la recherche, ainsi que le développement de la science ouverte ; un renforcement du lien formation-recherche en dotant les graduate schools et formations de premier cycle de chefs de projets recherche ; un renforcement des liens science-société, avec un projet de campus durable, et le développement de projets à l’interface arts, science et création, ainsi que de projets participatifs.

Trois vagues de soumission des dossiers sont en cours : la première, close le 20 mai 2021, a vu le dépôt de 35 projets. Un deuxième appel a été lancé le 30 novembre 2021 pour une clôture en février 2022. Une troisième et dernière vague sera lancée courant 2022.

Photo : ENS Paris-Saclay

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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