ORIENTATION / CONCOURS

Spécialités du bac : les choix des élèves en 2019 et 2020

Le ministère de l’Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports publie des données consolidées sur les choix de spécialité en classe de première et de terminale en 2020.

En première, plus de 400 combinaisons de trois enseignements de spécialité sont recensées sur le territoire national. Comme en 2019, les enseignements de spécialité de mathématiques (60,6%), sciences économiques et sociales (43,6%), physique-chimie (41,5%), sciences de la vie et de la Terre (39,5%), et histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (37%) sont les plus demandés.

Les élèves s’étant sans doute rendus compte de la difficulté de la spécialité, les demandes diminuent en mathématiques (-3,4%) mais aussi dans les deux autres grandes spécialités scientifiques que sont la physique-chimie et les sciences de la vie et de la Terre (respectivement -2% et -2,7%). En revanche, elles augmentent significativement en sciences économiques et sociales (+5,7%), en histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (+3,6%), en humanités, littérature et philosophie (+2,8%), en langues, littératures et cultures étrangères et régionales (LLCER) anglais (+2,5%) et en numérique et sciences informatiques (+1,4%).

Si la combinaison mathématiques – physique-chimie – sciences de la vie et de la Terre reste la plus demandée, elle connaît une diminution de demandes par rapport à l’année précédente (-3,7%). La combinaison histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques – humanités, littérature et philosophie – sciences économiques et sociales connaît la plus forte augmentation (+1,5%).

En terminale, les combinaisons retenues (54 recensées) témoignent d’une diversité de l’offre beaucoup plus importante qu’auparavant. Les combinaisons scientifiques rassemblent 45 % des élèves, dont 20 % pour celle associant mathématiques et physique-chimie (pour rappel, à la rentrée 2018, la série S regroupait 52% des effectifs de la voie générale).

Malgré un fort taux d’abandon, la spécialité mathématiques demeure la plus suivie (41% des élèves). Viennent ensuite la physique-chimie (34% des élèves), les sciences économiques et sociales (33% avec un très faible taux d’abandon), les sciences de la vie et de la Terre (27%) et histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (26%).

Filles et garçons : le gap des maths. Ces choix d’orientation demeurent très différents selon le sexe. Les filles ont en effet abandonné beaucoup plus que les garçons les enseignements à orientation scientifique : 50% d’abandon chez les filles contre 30% chez les garçons. De même pour les spécialités numérique et sciences informatiques et sciences de l’ingénieur. En revanche, les filles abandonnent un peu moins souvent la physique-chimie, et beaucoup moins souvent les SVT (32% contre 44%). L’abandon des langues, littératures et cultures étrangères et régionales est davantage le fait des garçons (44% contre 33% des filles).

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Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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