ECOLE D’INGÉNIEURS

Eigsi : pour la première fois une école d’ingénieurs délivre son diplôme à l’étranger

En recevant l’accréditation de la commission des titres d’ingénieurs (CTI) le 11 juillet dernier l’EIGSI est devenue la 1ère école française d’ingénieurs à délivrer son diplôme d’ingénieur sur un campus à l’étranger. « Nous avons un peu été la mouche du coche en poussant la CTI à formaliser sa procédure en mai dernier », révèle le directeur de l’école située à La Rochelle et Casablanca, Sylvain Orsat pour lequel « ce n’est pas différent des critères que doit respecter une école pour ouvrir deux campus en France ».

Une implantation depuis 2006

Il y a maintenant 11 ans que l’Eigsi est implantée à Casablanca pour y délivrer une prépa intégrée qui peut déboucher sur un cursus en France. « Mais dès le début nous réfléchissions à y délivre les cinq années. » Onze ans auront finalement été nécessaires pour pouvoir délivrer un diplôme français – ainsi qu’un diplôme marocain – et non pas un diplôme local dans une école d’ingénieurs française comme c’est par exemple le cas à l’Insa Euroméditerranée ou à Centrale Casablanca. Le tout en conservant la maîtrise complète du projet au sein d’une entreprise locale appartenant à 100% à l’Eigsi.

100 étudiants dans 5 ans

Cette année l’école ouvre avec une première promotion de 50 étudiants et souhaiterait en recevoir 100 d’ici 5 ans. « Ils sont déjà issus pour la moitié d’autres pays que le Maroc et nous souhaiterions en recevoir de plus en plus issus de toute l’Afrique », reprend Sylvain Orsat, convaincu du « formidable potentiel d’un continent dans lequel le nombre d’étudiants va passer de 8 à 30 millions d’ici 2030 » mais aussi « conscient que beaucoup d’étudiants marocains partent étudier à l’étranger ».

Ce que demandait la CTI

Pour donner son accord à la délivrance du diplôme au Maroc, la CTI avait posé un certain nombre de conditions :

– que les deux écoles aient une seule gouvernance, une seule structure, c’est à dire des directions études, internationales et support communes ;

– une unicité du référentiel de compétences avec des programme des études identiques (stages, examens…) ;

– des critères identiques d’obtention du diplôme avec un jury unique de délivrance.

Et maintenant le bachelor ?

L’Eigsi a maintenant bien d’autres projets au Maroc dont, au premier chef, la délivrance de masters double compétence avec l’ESC La Rochelle et, pourquoi pas, la création de filières en apprentissage qui n’existent pas encore dans le royaume chérifien. Mais c’est surtout du côté du bachelor que Sylvain Orsat lorgne : « Nous préférerions que la CTI, voire le gouvernement, l’accrédite mais nous n’attendrons pas dix ans qu’ils se décident alors que les entreprises, en France mais encore plus au Maroc, cherchent ce niveau de compétences ».

  • Les frais de scolarité annuels du diplôme ingénieur de l’Eigsi seront de 5000€ par an (6850€ à La Rochelle).
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Olivier Rollot est directeur du pôle Information & Data de HEADway Advisory depuis 2012. Il est rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire), de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel) et de "Espace Prépas". Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant, Olivier Rollot est également l'un des experts français de la Génération Y à laquelle il a consacré un livre : "La Génération Y" (PUF, 2012).

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