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Fundraising : quel potentiel pour les grandes écoles ?

La Conférence des grandes écoles (CGE) a interrogé ses écoles membres pour dresser un premier bilan de L’émergence du fundraising dans les grandes écoles de 2008 à 2013. 54 écoles ont répondu à l’enquête. Parmi celles-ci 13 ont collecté plus de 500 K€ et 23moins de 500K€. En 2013, le montant total de la collecte réalisé par ces 36 établissements s’élève à 53,8 millions d’euros, soit 3,2% de leur budget. 13 établissements parmi eux ont collecté 48,9 millions d’euros, soit 91% de l’ensemble de la collecte de 2013.

Alors que plus de la moitié des établissements avaient moins de 3 ans de pratique de fundraising en 2013, la capacité à collecter des fonds n’est pas corrélée avec leur notoriété : des établissements de moindre renom parviennent à réaliser des résultats significatifs dans leurs campagnes de fundraising. La collecte se répartit essentiellement entre les entreprises et les particuliers. Alors que 29 des 36 établissements font l’essentiel de leur collecte auprès des entreprises, celle auprès des particuliers ne représente une part conséquente que pour sept établissements. Ces derniers ont soit bénéficié de dons importants, soit axé leur campagne sur les anciens et les familles.

Sans surprise, la professionnalisation est l’une des conditions du succès. Mais si les répondants à l’enquête comptent 67
« équivalents temps plein (ETP)» mobilisés pour le fundraising., seuls 16 d’entre eux ont un responsable à temps plein pour animer la collecte. La collecte est souvent menée en temps et effectif masqués. Comme le note la CGE, le « faible vivier de fundraisers ayant l’expérience de l’enseignement supérieur en France en est à la fois une conséquence et un obstacle ».

Olivier Rollot (@ORollot)

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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