ECOLES DE MANAGEMENT

« La France ne doit pas être un plan D ou E pour des étudiants refusés ailleurs »

Fady Fadel, directeur de l’American Business School

Avec 80% d’étudiants internationaux c’est l’une des écoles françaises les plus internationales qui soit. Fady Fadel, le directeur de l’American Business School, revient avec nous sur une réouverture des frontières qu’il appelait depuis longtemps de ses vœux.

Cela doit être un grand soulagement pour vous de voir les frontières françaises se rouvrir aux étudiants internationaux !

Le communiqué de presse actant une réouverture des frontières le 1er juillet a été un message d’espoir pour nous. De nouveau les étudiants internationaux peuvent envisager sérieusement de venir en France. Pendant deux mois ils ont porté un grand intérêt à la France mais comment vraiment candidater quand tout est fermé. Il y avait trop d’incertitudes pour passer à l’acte décisif.

Il n’en reste pas moins aujourd’hui encore beaucoup d’incertitudes. Beaucoup de pays restent fermés. Avec même une recrudescence de la pandémie au Brésil et en Inde.

Il fallait en tout cas nous rouvrir vite aux étudiants internationaux alors que l’Allemagne, l’Australie ou encore le Canada leur adressaient déjà des messages positifs. Nous nous inscrivons dans une dynamique et la France est bien considérée.

Des pays s’ouvrent mais d’autres semblent se fermer. Notamment les grands pays d’accueil anglo-saxons. Au-delà des mesures récentes la France prend-elle toujours les mesures nécessaires pour accueillir dans les meilleures conditions les étudiants internationaux ?

Cette relative fermeture des frontières de grands pays d’accueil de langue anglaise ne peut être une chance pour la France qu’à condition qu’elle adopte des mesures dédiées à des étudiants d’abord attirés par les payes anglophones. En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis les conjoints des étudiants peuvent obtenir également un visa.

Il nous faut des agents administratifs parlant anglais et des pages en anglais sur les sites des différents ministères et les préfectures de police pour que ces étudiants se sentent confortable avec l’idée de venir en France. La France ne doit pas être un plan D ou E pour des étudiants qui seraient refusés ailleurs. Nous devons disposer de services rassurants partout pour que les étudiants internationaux se sentent à l’aise.

L’American Business School compte 80% d’étudiants internationaux. Comment avez-vous géré avec eux la fermeture de votre école ? Sont-ils repartis chez eux ?

Nos étudiants viennent du monde entier, des pays du Golfe comme des Amériques du Nord et du Sud ou de Russie. Ils viennent découvrir un Paris très attractif tout en obtenant un diplôme accrédité aux Etats-Unis.

La plus grande partie d’entre eux sont restés en France après le confinement et ont suivi des cours à distance. Cet été tous nos cours seront à distance et plus de cent étudiants les suivront.

Pour soutenir ces étudiants internationaux nous avons créé une cellule de crise qui les suit jour après jour et les accompagne. C’est d’autant plus important que leurs proches ont souvent été touchés par le Covid-19 dans leur pays. De plus ils ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe exactement. Nous leur conseillons alors de regarder France 24 en anglais plutôt que des chaînes non françaises. Enfin nous avons également fait des gestes financiers pour les aider.

  • L’American Business School of Paris cofonde avec Altus Performance la Business & Golf Academy pour permettre à des étudiants pratiquant le golf de devenir golfeur professionnel tout en décrochant un Bachelor in Business Administration en 4 ans. Dispensés par les enseignants de L’American Business School of Paris tous les cours se déroulent au sein du Golf PGA France du Vaudreuil. Autre nouveauté de la rentrée la création d’un MSc in Digital Marketing destiné à des jeunes diplômés ayant déjà une expérience internationale.
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Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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