ECOLE D’INGÉNIEURS

Le Concours Puissance Alpha se met au diapason du nouveau bac

La réforme du bac est au cœur des préoccupations des concours cette année. Le Concours Puissance Alpha de recrutement d’écoles d’ingénieurs est le premier à présenter les reformes qu’il a adoptées pour recruter en 2021.

Le bilan 2020. « Contrairement à ce qu’on nous annonçait nos nouveaux étudiants issus du bac sont excellents. Matures et motivés à la suite d’un confinement qui les a obligés à bien s’organiser », se félicite la présidente du Concours Puissance Alpha et directrice de l’EBI, Florence Dufour. Comme tous les concours le Concours Alpha, qui regroupe 15 écoles d’ingénieurs postbac, a en effet dû s’adapter cette année. « Nous avons eu une approche pragmatique dans le concours en affirmant très tôt que nous allions adapter nos évaluations sans épreuves écrites en mettant en place une double notation pour éviter à nos futurs étudiants de se déplacer », rappelle Frédéric Meunier, le directeur de l’Efrei. Objectif : mettre en adéquation les profils des candidats et ceux des écoles alors qu’en 2020 pas moins de 128 programmes différents étaient inscrits par Parcoursup par les différentes écoles du Concours Alpha. « Nous avons maintenu l’effet concours tout en proposant des épreuves différentes selon les séries aujourd’hui, les spécialités demain », confirme Astrid Woittelier, la directrice du concours.

Cette année ce sont en tout 12 000 vœux qui ont été déposés soit 16% de plus et une hausse de 59% en trois ans. En tout 3575 candidats ont intégré une école – soit 591 de plus en un an – avec à 79% une réponse dans les dix jours. « C’est bien sur la qualité de nos écoles qui produit ce résultat mais aussi notre capacité à matcher les candidats et les écoles pour leur proposer les meilleures solutions », explique la directrice.

Le concours 2021. Le concours Alpha s’adapte aux futurs bacheliers 2021 issus du nouveau bac et à la fin des séries comme l’explique Florence Dufour : « Nous ne voulons pas recruter uniquement des élèves ayant choisi deux spécialités scientifiques classiques, maths et physique-chimie. Nous préconisons en terminale deux combinaisons : maths + spécialité scientifique et deux spécialités scientifiques quelles qu’elles soient + l’option mathématiques complémentaires ».

Le recrutement se fera à 60% sur dossier et 40% sur examen (cette année les propositions étaient égales) avec des coefficients différents pour chaque épreuve selon les écoles. Deux nouvelles épreuves de sciences et d’humanités sont proposées en fonction des choix des candidats en terminale. Le candidat obtient un classement différent par programme grâce à 3 niveaux d’évaluation : l’étude de dossier, les coefficients propres à chaque programme, la barre d’admission fixée pour chaque programme.

Les épreuves écrites auront lieu le 24 avril 2021 et seront réservées aux candidats en cours de préparation d’un bac général. Ils passeront dorénavant 4 épreuves sous forme de QCM :

  • l’épreuve de mathématiques ;
  • l’épreuve de sciences appliquées (avec une matière scientifique au choix parmi Physique-chimie, Sciences de la Vie et de la Terre, Numérique et Sciences Informatiques et Sciences de l’Ingénieur) ;
  • l’épreuve de français (portant sur la compréhension et logique verbale et non plus sous forme de rédaction) ;
  • l’épreuve d’anglais portant sur la compréhension, l’expression et la vocabulaire.

Un tout nouveau concours bachelor. En tout ce sont sept écoles qui vont proposer 11 programmes de niveau bachelor en 2021 sur PSP dans la même logique qu’aujourd’hui : c’est à dire un vœu unique.

  • Les élèves des bacs technologiques STI2D et STL continueront d’être évalués selon les mêmes modalités qu’en 2020.

 

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Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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