ECOLES DE MANAGEMENT

L’Essec mise sur l’IA et le développement durable

C’est désormais l’une de ses marques de fabrique : l’Essec accentue ses efforts dans le développement durable. Tant au sein de ses programmes que de ses actions avec l’objectif de faire baisser d’un quart son empreinte carbone d’ici à 2025. « 100% de nos étudiants sont aujourd’hui formés aux enjeux du climat en suivant un module de 20 heures obligatoire. Ceux que nous voulons former ce sont des sustenability transformers », établit son directeur général, Vincenzo Esposito Vinzi, fier également de diriger une « école monde aux racines françaises » présente en Afrique comme en Asie. Toujours très proche de CentraleSupélec, l’Essec lance avec elle un nouveau BBA en Intelligence artificielle. Autre nouveauté : une formation dans le luxe durable avec l’université Carnegie Mellon.

Mettre l’accent sur l’ouverture sociale. 2022 est une année anniversaire pour l’Essec qui fête les 20 ans de son dispositif « Une Grande école pourquoi pas moi ? » et de sa chaire Innovation et entreprenariat social. 2022 qui a vu l’Essec pour la première fois faire un « double appel » à l’oral de son concours post prépas. 35 candidats boursiers ont ainsi pu passer des oraux, auxquels ils n’étaient pas qualifiés dans un premier temps, et 24 ont intégré l’école. « Nous souhaitons maintenant faire passer le pourcentage de nos boursiers dans le programme Grande école de 24 à 27% », se projette Vincenzo Esposito Vinzi.

Pour ce faire et à l’aube des 30 ans du lancement de son CFA, l’Essec s’appuie sur le développement de l’apprentissage. A ce propos, si le directeur « regrette de ne toujours pas avoir les financements complets de France Compétences » il se félicite que « les entreprises financent le reste à charge ».

Réduire de 25% l’empreinte carbone de ses étudiants. Aujourd’hui, les déplacements des étudiants pour leurs stages ou échanges internationaux représentent 64% de l’empreinte carbone globale de l’école. L’école entend diminuer ces émissions de CO2 de 25% d’ici 2025 avec trois leviers d’action : l’adaptation de son offre de mobilité internationale, une politique d’incitation aux déplacements bas‐carbone et la sensibilisation des étudiants aux pratiques de mobilité responsable. « L’Essec subventionnera jusqu’à 100€ par an leurs trajets en train, en bus ou en covoiturage en Europe lorsqu’ils se rendent sur leur lieu d’échange ou de stage », explique Anne-Claire Pache, associate dean à la stratégie et à l’engagement sociétal.

Un nouveau BBA en IA et management. Après le succès de leur master commun in Data Sciences & Business Analytics (classé numéro 3 mondial derrière le Massachusetts Institute of Technology et l’University of California, Los Angeles, et numéro 1 en Europe selon le Ranking QS Best Master in Business Analytics Worldwide), l’Essec poursuit son partenariat privilégié avec CentraleSupélec. Ensemble elles créent un BBA en quatre ans : le Bachelor of Science in Artificial Intelligence, Data and Management Science dont le diplôme sera co‐délivré par les deux institutions. Enseigné sur quatre ans en anglais, ce BBA combine un socle généraliste en gestion avec une connaissance approfondie des modèles et des méthodes scientifiques de modélisation mathématique, d’analyse de données et d’intelligence artificielle.

En mode innovation. En partenariat avec CY Cergy Paris Université, l’Essec lance un « StartUp studio » dédié à l’innovation durable. « En rapprochant les innovations de pointe développées par des chercheurs et les talents entrepreneuriaux de l’écosystème ESSEC, le StartUp Studio permettra de développer des projets d’entreprises spécialisés dans les enjeux environnementaux », établit Anne-Claire Pache.

Dans le même esprit, l’Essec crée la Chaire « Leading a Scale‐Up pour « préparer les talents capables d’accompagner le développement d’entreprises françaises et européennes à forte croissance ».

  • Comme pour toutes les entreprises la double facture de l’inflation et de la crise énergétique sera salée pour l’Essec : 1 million d’euros environ pour 2023 après déjà 500 000 € en 2022. Si des économies sont bien prévues – chauffage réduit à 19°, interdiction des chauffages d’appoint, etc. – il n’y a « pas d’hypothèse de fermeture » selon Vincenzo Esposito Vinzi.
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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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