PROGRAMMES

L’IHEST met son cursus de formation au service de l’analyse des conséquences du Covid-19

« Si la crise du Covid-19 a largement sollicité les scientifiques pour conseiller les décideurs publics dans la façon de gérer l’épidémie, elle interroge aussi sur la place de la science dans la société », confie Sylvane Casademont, la directrice de l’IHEST (Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie). Centré sur les enjeux du progrès scientifique et technologique et sur son impact sur la société, l’IHEST a justement été créé en 2007 pour analyser les enjeux contemporains à partir des connaissances scientifiques pluridisciplinaires. Il aura formé fin juin 650 cadres des secteurs publics et privés, responsables de la société civile (associatif, professions libérales…), élus et relais d’opinion (journalistes, influenceurs…). Avec cette année un intérêt tout particulier pour la pandémie qui nous frappe.

Analyser le post Covid-19. « Dans un contexte qui confond faits et opinions, esprit critique et critique systématique, informations vérifiées et fakenews, émotionnel et rationnel, les sciences sont une boussole pour celles et ceux qui, dans la société, sont en charge de préparer, d’influencer ou de prendre les décisions», reprend Sylvane Casademont. Et cette année l’IHEST s’adapte à la crise du Covid-19 pour « nourrir la vision des participants et de leur permettre d’anticiper les décisions pertinentes à prendre après la crise ». « Face au chaos mondial, comprendre les causes et les conséquences de la pandémie est indispensable. Ce sont des situations complexes et paradoxales avec souvent autant de raisons de faire que de ne pas faire. Ce sont ces double contraintes qui bloquent souvent l’action », analyse la directrice.

Avec le concours de l’ensemble des disciplines (philosophie, biologie, histoire, économie, climatologie, sociologie, démographie, sciences numériques, etc.) et de ses représentants l’IHEST a ainsi intégré dans le programme de son prochain cycle de formation des analyses de cette crise, des débats sur ses apports et ses impacts permettant de « contribuer plus efficacement à en tirer les leçons et d’agir différemment une fois la crise passée ».

Le programme de l’année. La session d’ouverture du prochain cycle national, ouverte au public, sera consacrée à la crise sanitaire et explorera le rapport science et décision selon deux axes :

Tout au long du cycle de formation, la crise sera évoquée, selon un fil rouge, sous plusieurs angles :

  • la démographie: l’épidémie et ses impacts ont mis en évidence les faiblesses et les fragilités du système mondial :   quelles décisions pour assurer demain à l’humanité nourriture, santé et mode de vie soutenable ?
  • l‘économie: quelle reprise, adaptation ou transformation de l’économie après l’arrêt des activités engendre par la crise du covid-19. Faut-il organiser la décroissance ? Y-a-t-il nécessité de changer de modèle ?
  • l‘éducation: quelles compétences et connaissances le/la citoyen(ne) de demain devra-t-il maîtriser demain pour évoluer dans un monde en transition ? du citoyen de demain : changement climatique, numérique, risque et incertitude…
  • le numériqueface aux risques et à l’urgence sanitaire, faut-il une réponse sécuritaire, le traçage des citoyens ? Comment assurer la confidentialité des données ? Comment entraver la diffusion des fake news, le piratage et les agressions informatiques ?…
  • la gouvernanceà travers une analyse comparée de la gestion de la crise du Coviddans différents pays, quelle gouvernance la plus adaptée : démocratie et/ou totalitarisme ? Que tirer de la crise actuelle pour les crises à venir, liées au réchauffement climatique et au changement global, en termes d’évolution des comportements individuels et collectifs ?

Enfin, les voyages en région et à l’international (Grande région européenne ; Lorraine, Sarre-Rhénanie-Palatinat, Luxembourg) et Sénégal seront l’occasion d’une étude comparée de la gestion de la crise et de ses conséquences.

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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