ECOLE D’INGÉNIEURS

L’IMT Lille-Douai présente son nouveau cursus

La phase de fusion administrative entre Mines Douai et Télécom Lille achevée il restait maintenant au tout nouveau IMT Lille-Douai à présenter un cursus unique. Toute la question étant de savoir s’il fallait conserver la spécificité du cursus lillois au sein des écoles de l’Institut Mines Télécom : être une formation postbac. C’est le choix qui a été fait faisant de l’IMT Lille-Douai un établissement hybride, mi postbac, mi post-prépas.

Pour autant les deux cursus vont cohabiter jusqu’en 2022 pour les étudiants qui ont intégré Télécom Lille après le bac cette année. Quant à la double tutelle de l’IMT et de l’université de Lille qui prévalait pour Télécom Lille elle a disparu avec la fusion début 2017. L’IMT Lille-Douai est aujourd’hui une école interne de l’IMT conservant un partenariat étroit avec l’université de Lille, avec notamment la mise à disposition d’enseignants-chercheurs.

2+1+2. Mi-décembre, la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) a accrédité le nouveau cursus de l’IMT Lille-Douai pour la durée maximum possible de 4 ans. Les étudiants pourront l’intégrer cette année soit après le bac, par le biais du concours Geipi Polytech, soit en première année du cycle ingénieur, essentiellement par le concours Mines Télécom. « Plutôt qu’un 2+3 l’architecture de notre cursus est un 2+1+2 pour assembler les différents profils et laisser possible la création d’un bachelor à bac+3 qu’aimeraient obtenir beaucoup d’étudiants qui nous rejoignent après le bac », explique Alain Schmitt, le directeur de l’école. Pendant un an tous les étudiants se retrouvent donc ensemble sur le campus de Douai.

Un cursus à la carte. Pendant les deux années de master qui suivent leur année commune les étudiants peuvent choisir parmi 11 UV. « Les étudiants sont invités à construire leur parcours dans une perspective professionnelle et sont à cet effet coachés par des enseignants que nous formons à ce rôle », reprend Alain Schmitt. Une méthode qui a « beaucoup intéressé la CTI » que ce soit pour la mise au point de ce parcours personnel ou le « nouveau métier de coach des enseignants » : « Ce sont de nouveaux rapports hiérarchiques pour des enseignants qui doivent opérer une mutation culturelle dans la manière dont ils évoluent dans l’école ».

D’autres formations. A côté de sa formation d’ingénieur, l’IMT Lille-Douai propose également quatre formations en apprentissage – et bientôt cinq – qui regroupent 450 de ses 1900 étudiants. Cinq mastères spécialisés sont également proposés ainsi qu’un doctorat dispensé au sein de deux écoles doctorales. Il entend maintenant créer, sans doute en 2019, une « International Graduate School of Engineering » pour délivrer des masters en anglais. Une volonté de s’internationaliser qui passerait également par la création d’un diplôme intermédiaire comme le confie Alain Schmitt : « Nous souhaiterions également délivrer un bachelor ou une licence avec l’université de Lille pour faire venir des étudiants étrangers dès 2019. »

  • La formation d’« ingénieur généraliste » de l’IMT Lille-Douai reçoit chaque année 230 élèves issus de prépas, 115 bacheliers et 40 admis sur titre. 40% sont boursiers et en tout 50% sont exonérés de tout frais de scolarité grâce à une exonération des étudiants dans la tranche fiscale jusqu’au-dessus du seuil. Les frais de scolarité sont de 2150€ par an pour les étudiants français ou membres d’un pays de l’Union européenne.
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Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel). Il anime également le blog HEADway et du blog du Monde « Il y a une vie après le bac ».

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