EMPLOI / SOCIETE

L’insertion des jeunes diplômés retrouve des couleurs

82% des jeunes diplômés de niveau bac +5 et plus de la promotion 2020 étaient en emploi 12 mois après l’obtention de leur diplôme, soit un niveau proche du niveau d’avant crise (85%) selon la dernière enquête de l’Apec sur l’insertion des jeunes diplômés.

Mais attention ; ce rattrapage ne concerne pas toutes les disciplines de formation. Dans les lettres, langues et arts, le taux d’emploi, à 67%, est en amélioration par rapport à l’an passé, mais reste 20 points en deçà du niveau d’avant crise !

De plus l’amélioration de l’insertion de la promotion 2020 s’est faite au détriment de leurs aspirations. Ainsi, la part de jeunes diplômés déclarant occuper un poste qui n’est pas en adéquation avec leur niveau de qualification, leur discipline de formation ou encore leurs souhaits personnels, demeure à un niveau signifi atif et (entre 2 et 3 sur 10).

Surtout la rémunération brute annuelle médiane des jeunes diplômés en emploi baisse, poursuivant la tendance déjà observée l’an dernier : 30 000 euros pour la promotion 2020 contre 31 000 euros pour celle de 2019 (-3 %). Les jeunes hommes
perçoivent une rémunération plus élevée que les jeunes femmes mais la baisse est
plus marquée entre les deux dernières promotions : – 5 %, à 33 000 euros contre -2 %, à 27 600 euros

 

Dans ce contexte les formations en alternance sont en progression constante. Ainsi, Ce sont ainsi 4 jeunes diplômés sur 10 de la promotion 2020 ont effectué une partie de leur cursus de formation en alternance, contre un tiers de la promotion 2015. Et 12 mois après l’obtention de leur diplôme, 9 diplômés sur 10 de la promotion 2020 ayant effectué au moins une partie de leurs études en alternance étaient en emploi, contre un peu plus des trois quarts des non alternants. De plus près des trois quarts des ex-alternants bénéficient d’un CDI, contre 6 sur 10 des non alternants.

Le fait d’avoir effectué une alternance fait même gagner 20 points au taux d’emploi à 6 mois des universitaires et 10 points à celui des diplômés d’écoles. A12 mois, le
gain est du même ordre pour les universitaires, mais il s’estompe pour les diplômés
d’écoles.

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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