POLITIQUE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

« Pré-requis » : une position commune Cdefi / CGE / CPU

Dans un communiqué commun la Cdefi, la CGE et la CPU proposent de « repenser le système d’information et d’orientation en travaillant sur la représentation des études et des métiers dès le collège » mais surtout à « identifier les conditions prescriptives d’accès à l’ensemble des filières d’enseignement supérieur, y compris par la définition de prérequis à l’entrée des licences générales aujourd’hui dites « non sélectives ». » Des conditions d’accès qui doivent (difficile de faire plus vague) « s’appuyer sur les savoirs et compétences nécessaires à la bonne réussite de l’étudiant dans le parcours visé, sur le parcours antérieur de l’étudiant et sur son projet personnel et professionnel ».

Pour ceux qui ne remplissent pas les conditions d’accès des dispositifs de trois sortes pourraient être créés :

  • des formations tremplin à durée variable permettant de les préparer à la voie initialement choisie ;
  • des formations professionnalisantes adossées à un référentiel métier explicite et conférant le grade de licence afin de permettre des passerelles et une reprise d’études ultérieure ;
  • des voies d’accès permettant une entrée différée dans le supérieur après une expérience professionnelle dans une logique de VAE et de formation tout au long de la vie.

C’est plus intéressant : les trois conférences entendent également « adapter et moduler les rythmes des 1er et 2ème cycles d’enseignement supérieur en abandonnant évidemment la logique stricte du « présentiel » pour la notion plus souple d’ « équivalent présentiel ». » Surtout se ;on elles « l’offre de formation devra clairement être déterminée dans le cadre des politiques de site tout en gardant un lien avec le cadre national de formation et les systèmes d’accréditation (Commission des titres d’ingénieur par exemple) ». Une nouvelle organisation qui nécessiterait une architecture des programmes basée sur des blocs de compétences que l’étudiant pourrait acquérir à son rythme.

  • Cdefi, CGE et CPU insistent également sur la nécessaire simplification des mécanismes de formation tout au long de la vie.
  • Autant de mesures qui ont un coût que la CPU estime à 300M€ supplémentaires par an pendant la durée du quinquennat.
Previous ArticleNext Article
Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel). Il anime également le blog HEADway et du blog du Monde « Il y a une vie après le bac ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Send this to a friend